Le Québec, une histoire de famille | Le premier réseau social consacré à la généalogie au Québec!

Famille de la semaine

Beaudoin

Retour à la capsule

Généalogie

Généalogie des Beaudoin

 

 

Les Beaudoin du Québec s’étonneront peut-être d’apprendre que leur patronyme est l’égal du nom bien connu Baldwin. Comme il nous vient de la langue germanique, il ne fait pas référence à la beauté de quelqu’un, mais plutôt à un audacieux «bald» ami «win».

 

Contrairement à la France, où les formes « Baudouin » et « Baudoin » dominent, le Québec compte avant tout des « Beaudoin ».  Avec quelque 15 700 porteurs du nom, ils devancent clairement leurs cousins français et occupent ici le 53e rang des patronymes les plus répandus (ils se classaient toutefois en 49e position en 1800). 

 

Certaines familles exilées en Nouvelle-Angleterre ont remplacé Beaudoin non pas par Baldwin, mais par Bodwin.

 

Des neuf pionniers (dont 2 femmes) Beaudoin ayant fait la traversée jusqu’en Nouvelle-France, 5 ont encore des descendants aujourd’hui. Voici leur histoire:

 

 

LES PIONNIERS DES BEAUDOIN

 

Le premier arrivé ici se nomme Jean-Baptiste Baudoin dit Petitjean. Fils du pâtissier Jean Baudoin et de Jeanne Bretet, il voit le jour vers 1638 à La Jarrie, une ville située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de La Rochelle. On présume qu’il débarque comme engagé en 1656, mais le malheureux est capturé 5 ans plus tard par les Iroquois, qui le garderont prisonnier quelques mois.

 

Le 23 novembre 1663, à Montréal, Jean-Baptiste épouse Charlotte Chauvin, une jeune native de l’endroit, née de l’union de Michel Chauvin et Anne Archambault. La promise est âgée d’à peine 12 ans. Douze, c’est aussi le nombre d’enfants qu’elle aura, nés entre 1666 et 1672.

 

La famille s’établira sur une terre de l’île de Montréal, acquise des Sulpiciens en 1663. Au recensement de 1681, on attribue à Jean-Baptiste Baudoin dit Petitjean 8 arpents et 8 bêtes à corne. Le pionnier s’éteint à Pointe-aux-Trembles le 25 septembre 1713.

 

René Baudoin

 

Fils de Jacques Baudoin et Madeleine Pichon, ce deuxième ancêtre naît vers 1646 à Courcival, à quelque 35 km au nord du Mans, au Pays de la Loire. Il semble qu’il traverse l’Atlantique en 1658 avec son frère Jean et sa soeur Madeleine.

 

Le 17 mars 1665, le seigneur de Champlain lui concède une terre sur laquelle il élit domicile. René ne se mariera que 6 ans et demi plus tard, en 1671, avec la Fille du Roy Marie Raclos, née vers 1655 à Paris (leur contrat devant le notaire Becquet est daté du 12 octobre). Leurs 8 enfants naîtront entre 1674 et 1690. Au recensement de 1681, on estime les avoirs de la famille à 20 arpents et 4 bêtes à corne.

 

À la fin du 17e siècle, Marie Raclos s’éteint dans la quarantaine. Veuf, René se remarie le 28 janvier 1697, à Champlain, avec Marie-Anne Besnier, une fille de 20 ans (il en a plus de 50). Enfant de Massé Besnier et Michelle Charlier, la promise est née vers 1677, soit après la naissance des premières filles du pionnier. Entre 1698 et 1710, ce dernier deviendra père 8 fois de plus. L’année 1710 marque aussi le décès de l’épouse Marie-Anne.

 

Quelques mois à peine passeront avant que René Baudoin s’unisse pour une troisième fois, avec la veuve Marie-Jeanne Chartier, née à Poitiers en 1652. C’est en compagnie de celle-ci qu’il passe les dernières années de sa vie, jusqu’à son décès en 1735. On l’inhume le 28 mars dans la paroisse où il a toujours vécu, Champlain. Cette souche est particulièrement présente dans la région de Trois-Rivières. 

 

 

Jacques Beaudoin

 

Né à Saint-Martin-de-Ré, sur l’île de Ré, au large de La Rochelle, Jacques Beaudoin est l’ancêtre de la majorité des Beaudoin du Québec. Il voit le jour le 29 juillet 1645, du mariage de Solon Beaudoin et Anne Gaultreau, deux protestants mariés à La Rochelle, le 8 juillet 1641.

 

En 1664, le Noir de Hollande conduit le colon engagé jusqu’en Nouvelle-France où il débarque le 25 mai à titre de domestique pour Paul Chalifour de Charlesbourg. Le 24 mars 1671, devant le notaire Paul Vachon à Québec, Jacques s’engage à épouser la Fille du Roy Françoise Durand, arrivée en 1670. Ils s’établiront à Saint-François-de-l’Île d’Orléans et auront 9 enfants, nés entre 1672 et 1690.

 

Le recensement de 1681 révèle que la famille possède 7 arpents de terre et 4 bêtes à corne. Le poids des années ayant fait son oeuvre, les époux cède leur terre à leur fils Marc le 9 mars 1706, à condition qu’il ait soin d’eux pour les dernières années de leur vie. Le pionnier Jacques Beaudoin s’éteint un peu plus de 2 ans après, le 2 juin 1708.

 

Antoine Beaudoin dit Saint-Antoine

 

On ignore l’origine exacte et le nom des parents de cet ancêtre, qui aurait vu le jour vers 1641 en France. Arrivé comme soldat du régiment de Carignan-Salières, au sein de la compagnie de Saint-Ours, il devient par la suite soldat de la garnison de Montréal. Il migre plus tard vers les villages à l’est de Trois-Rivières: Champlain, Grondines et Sainte-Anne-de-la-Pérade. Fille de Jean Dania et Marguerite Vaillant, Marie-Anne Dania devient son épouse vers 1687 et mettra au monde 3 fils qui transmettront le nom Beaudoin aux générations futures, notamment dans les environs de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

 

Henri Baudoin

 

Ce dernier pionnier voit le jour beaucoup plus tard que les autres, le 11 janvier 1738. Fils de François Baudoin et Françoise Bonhomme, il grandit à Celles-sur-Belle, entre Poitiers et La Rochelle. En 1769, Henri s’embarque pour l’Amérique. Il se marie un an plus tard avec Marie-Angélique Catherine Allard, fille de Jean-Baptiste Allard et Marie-Catherine Éthier, née à Mascouche en 1751. La cérémonie se déroule aussi à Mascouche, le 30 juillet 1770, ville où s’établira la famille. Entre 1771 et 1792, Henri et Catherine accueilleront la naissance de 20 enfants! Parmi eux, 12 fils transmettront le nom aux générations suivantes, notamment dans la région de Lanaudière. On ignore la date du décès du pionnier Henri Baudoin.

 

 

Recherche: Marcel Fournier

 

Sources bibliographiques

 

Fichier Origine

 

Base de données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH)

 

Base de données de l’Institut généalogique Drouin

 

Base de données notariales Parchemin

 

Les noms de famille au Québec de Louis Duchesne

 

Dictionnaire des ancêtres québécois de Michel Langlois

 

 

 

Commentaires

0

Vous devez être connecté pour inscrire un commentaire.

Connectez-vous