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Caron

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Généalogie

Généalogie des Caron



 

 

 

Plusieurs pistes sont avancées pour expliquer l’origine du patronyme Caron. La principale réfère au métier de charron, pratiqué par un artisan qui fabrique des chariots et des machines agricoles. Comme le précise l’historien Roland Jacob, le métier connu jadis sous le nom de charron ou charlier au centre de la France, prend différentes appellations selon les régions du pays. Au sud, on le nomme carrier; en Lorraine, Cherrier; puis, en Picardie et en Normandie, Carlier ou... Caron! Caron peut aussi référer à quelqu’un d’avare ou encore à un prénom, porté notamment par un saint gaulois.
 
Avec quelque 24 300 porteurs, les Caron se hissent parmi les familles les plus nombreuses du Québec. Ils occupent le 21e rang. En France également leur nombre n’est pas négligeable. On en compte entre trente et quarante mille, ce qui leur vaut une place dans le top 100.
 
Les pionniers des Caron
 
Les Caron d’ici descendent de 4 pionniers, tous arrivés au 17e siècle. Ils ont contribué généreusement à la revanche des berceaux. 
 
Arrivé en 1636, Robert Caron est le premier à fouler le sol de la Nouvelle-France. Malheureusement, son acte de mariage sera détruit dans l’incendie de l’église de Québec en 1640. On le reconstituera de mémoire, mais en omettant certains détails précieux comme le nom des parents de l’ancêtre et son lieu d’origine. On ignore donc de quelle région de la France il est arrivé. On sait cependant qu’il a vu le jour en 1612 et qu’il a épousé Marie Crevet à Québec le 25 octobre 1637. Celle-ci est originaire de Bénouville, un arrondissement de Caen, dans le Calvados, en Normandie. 
 
Des 4 pionniers, Robert Caron aura le moins d’enfants, mais ceux-ci seront particulièrement prolifiques. Les 7 héritiers (3 filles et 4 garçons), tous baptisés à Québec, laisseront plus d’une quarantaine de descendants. Par leur mariage, les filles Caron s’allieront à des patronymes forts répandus et grossiront les rangs des Lessard, Paré, Bolduc, Bernier et Simard. 
 
Quant aux 4 garçons (Jean-Baptiste, Robert, Joseph et Pierre), 12 de leurs fils au total vont se marier et poursuivre ainsi la lignée de leur père Robert, principalement dans les régions de Beaupré et Cap Saint-Ignace. 
 
Claude Caron
 
Tout comme le précédent, l’origine de ce deuxième arrivant nous est inconnue. Vers 1670, Claude Caron épouse Marie Madeleine Varennes, originaire de Saint-Jean d’Aubrigoux en Auvergne. Le couple aura 9 enfants (5 filles et 4 garçons), baptisés à La Prairie. Deux des fils (Claude et Vital) vont se marier, aux soeurs Élisabeth et Marie Perthuis. Claude prendra pour seconde épouse Marie-Jeanne Boyer qui lui donnera 12 enfants (9 garçons et 3 filles, dont 4 fils vont se marier). À eux deux, Claude et Vital seront les pères d’une vingtaine d’enfants qui fonderont leur famille principalement à La Prairie, mais aussi à Lachine.  
 
 
Vital Caron
 
À ne pas confondre avec le fils du pionnier précédent, ce troisième ancêtre voit le jour à Médeyrolles, en Auvergne, de l’union de Michel Caron et Jeanne Allard. On soupçonne qu’il serait parent avec le couple Claude Caron et Marie Madeleine Varennes mentionnés plus haut. Le 10 février 1686, à Château-Richer, Vital Caron épousera Marguerite Gagnon, fille de Mathurin Gagnon et Françoise Godeau. Le couple aura 9 enfants (6 filles et 3 garçons), tous baptisés à Québec. Deux fils, Joseph Vital et Nicolas vont se marier et laisser assurer la descendance. 
 
Jean Caron
 
On en sait un peu plus sur ce quatrième et dernier pionnier de la famille. Fils de Pierre Caron et Marie Thoisnet, il grandit dans la paroisse Saint-Jean-du-Perrot de La Rochelle où il travaille comme forgeron et maître taillandier. Le recensement de 1681 nous apprend qu’il vit dans la seigneurie de Saurel où il met 8 arpents en valeur. Le 27 mai 1687, il épouse Élisabeth Rabouin, fille de Jean Rabouin et Marguerite Radion. Le contrat est signé chez le notaire Ménard de Saint-Ours. Leur 3 enfants mourront en bas âge et l’épouse, peu après, en 1691. 
 
Le 27 février 1686, Jean Caron épousera en secondes noces Thérèse de Billy, fille de François de Billy et Catherine-Marguerite de Lamarche. Le couple aura 6 enfants (4 filles et deux garçons). Un seul va se marier. 
 
En 1723, Jean Caron deviendra veuf pour la deuxième fois et le demeurera jusqu’à son dernier souffle, à 82 ans. Sa descendance peuplera les régions de Sorel et de Batiscan. 
 
 
 
Recherche : Gisèle Monarque
 
 
 

Commentaires

3

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  • Lise Boudrias

    Il y a 1 an

    Je suis bloquée dans mon arbre sur mes ancêtres...... Nestor Caron marié à Marie Marguerite Bourcier, vers 1841. Les deux sont nés vers 1821.
    Quelqu'un aurait-il des renseignements qui me permettraient d'aller plus loin.
    Merci.

  • Philippe Jaroussault

    Il y a 2 ans

    Bonjour Je recherche Marielle Caron, née à St-Rock des Aulnaies vers 1950
    Vous avez peut-être un conseil
    jaroussault@outlook.com

  • Jacques Thibault

    Il y a 3 ans

    Ma mère Caron, ainsi quelques uns de ses frères (3) ont un signe génétique soit le peu ou pas de cheveux gris, elle même a tenu sa chevelure noire jusqu'à sa mort à 81 ans, son frère 90 ans n'avait que les tempes grise...Jocelyne Caron (ex-député de Terrebonne a le même gêne) moi à 62 ans je n'ai quelques cheveux gris au tempe le reste demeure brun très foncé.... C'est mon grand Adélard qui avait cette caractéristique