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Delisle

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Généalogie

Généalogie des Delisle

 

Comme son nom l’indique, le patronyme Delisle fait référence à un insulaire ou à l’habitant d’une propriété située près d’une île (comme l’île de Ré). Sous sa graphie Delille (très rare au Québec), il peut aussi désigner un individu originaire de la ville de Lille, au nord de la France. Porté à la fois comme nom ou comme surnom, Delisle a été introduit en Amérique par une quinzaine de pionniers. De ce nombre, 4 ancêtres ont encore des descendants aujourd’hui parmi les quelque 5800 Delisle du Québec. La famille se classe au 250e rang au Québec et au... 3288e rang en France!

 

LES PIONNIERS DES DELISLE

 

Fils de Charles Delisle et Marguerite Petit, Louis Delisle voit le jour à Dampierre-en-Bray (autrefois Saint-Pierre-de-Dampierre), en Haute-Normandie. On le baptise le 11 avril 1645. Le premier document faisant état de sa présence en Nouvelle-France remonte au 20 mars 1667, date où on lui concède une terre dans la seigneurie de Dombourg (Neuville). Deux ans et demi plus tard, le 15 octobre 1669, il prend pour épouse Louise Desgranges à Québec. Fille de Denis Desgranges et Marguerite Jouanne, elle vient au monde vers 1648 à Saint-Brice, au nord de Paris, et arrive ici comme Fille du Roy. Ils auront 10 enfants, parmi lesquels 2 fils assureront la transmission du nom jusqu’à aujourd’hui.

 

À l’origine de la majorité des Delisle du Québec, cette lignée aurait bien pu en pas voir le jour. En effet, avant de s’unir, les deux tourtereaux s’étaient déjà engagés, devant notaire, à épouser quelqu’un d’autre, une coutume habituelle à l’époque. Le 29 septembre 1669, ils résiliaient leur engagement respectif afin de pouvoir s’épouser 2 semaines plus tard.

 

Les premiers descendants Delisle fonderont leur famille dans les villages de Neuville, Les Écureuils, Cap-Santé et Deschambault. À Neuville, une terre ancestrale appartient d’ailleurs toujours à la famille depuis 11 générations. Le pionnier Louis Delisle s’éteint le 10 septembre 1693, à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il n’avait que 48 ans. Son épouse Louise lui survivra 28 ans. On l’inhume le 11 novembre 1721.

 

JACQUES LARRIVÉE DIT DELISLE

Fils de Pierre Larrivée et Jeanne Rosier Rousseau, ce pionnier voit le jour le 26 octobre 1639 dans la paroisse Saint-Étienne d’Ars-en-Ré, sur l’île de Ré, près de La Rochelle. Le 22 juillet 1663, il épouse Renée Laporte à Ars-en-Ré. Le couple arrivera ensemble en Nouvelle-France, mais Jacques mourra en dans la trentaine. Un seul de leur fils se mariera et celui-ci n’aura, à son tour, qu’un seul fils marié, ce qui explique la moindre importance de cette lignée. Après le décès de François, sa femme Renée Laporte se remariera avec Michel Duveau.  

 

FRANÇOIS DELISLE

Fils de Martin Delisle et Catherine Oursin, cet ancêtre voit le jour le 2 juin 1725 dans la paroisse Saint-Médard de Dragey, en Basse-Normandie. Il se marie une première fois en Acadie avec Anne-Marie Dubois (avant le 31 décembre 1757), mais celle-ci meurt au milieu de la vingtaine. Le 30 avril 1759, François épouse en secondes noces Marie Louise Pilet dite Jolicoeur, mère des Delisle de cette lignée.

 

JEAN DELISLE

Fils de Jean Guillaume Delisle et Angélique Chevalier, cet ancêtre naît vers 1740 à Nantes, en Bretagne. Il se marie une première fois avec Anne Denton, avant le 31 décembre 1761, puis une seconde fois à Montréal, le 3 août 1790, avec Catherine Mézière. Jean travaillera comme notaire royal. Il s’éteint en 1814.

 

Recherche : Bertrand Desjardins

 

 

Commentaires

1

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  • michel bérubé

    Il y a 5 ans

    Il y avait beaucoup de Protestants (aussi appelés Huguenots) autour de Dieppe à l'époque de la révocation définitive de l'Édit de Nantes qui protégeait leurs droits, en 1685. Leurs temples ont alors été détruits et les Huguenots se sont réfugiés en grand nombre à l'étranger, Suisse, É.U., Prusse, Pays-Bas et de là, en Afrique du Sud, Angleterre et de là, en Ulster (Irlande du Nord). Parmi les tisserands huguenots réfugiés en Ulster, on retrouve le nom De Lille. Voir à: http://www.lisburn.com/books/huguenots/huguenots_3.html