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Généalogie

Généalogie des Globensky

 

Patronyme assez rare, mais ayant eu des échos très importants dans la région des Laurentides, le nom Globensky prend sa source en Pologne. Le pionnier de cette famille nous arrive toutefois d’Allemagne, où ses parents avaient migré. Voici son histoire et celle de sa descendance immédiate. 

 

LE PIONNIER DES GLOBENSKY

 

Fils du Polonais Joseph Glaubenskindt et de Marie Richter, August-Franz Glaubenskindt vel Globensky voit le jour à Berlin le 1er janvier 1754. Il est l’ancêtre de tous les Globensky du Québec (en excluant ceux d’immigration récente). Chirurgien, le pionnier arrive en Amérique en 1776 avec un groupe de mercenaires allemands. Ils viennent prêter main forte aux Britanniques afin de protéger l’actuel territoire québécois lors de la guerre d’indépendance américaine (1775-1782). Après le conflit, Glaubenskindt vel Globensky s’établit à Verchères, en Montérégie, où il épouse, le 23 février 1784, Françoise Brousseau dite Lafleur, fille de Pierre Brousseau dit Lafleur et Françoise Charron. Ils auront 15 enfants! Ceux-ci parlerons la langue de leur mère et porteront des noms français comme Marie-Françoise, Frédéric-Eugène, Louis-Édouard ou Hortense.  

 

En 1799, la famille s’installe à Saint-Eustache où August-Franz ouvre un cabinet de médecin et d’apothicaire. Il vivra jusqu’au 20 avril 1830 et son épouse, jusqu’au 19 juillet 1849. Celle-ci connaîtra les insurrections de 1837-38 pendant lesquelles sa famille s’affichera du côté des Loyalistes du commandant John Colborne.

 

MAXIMILIEN GLOBENSKY, fils du pionnier

 

Né à Verchères en 1793, le fils d’August-Franz et Françoise prend les armes pour la première fois à l’âge de 19 ans, au sein des Voltigeurs du major Charles-Michel de Salaberry, qui défendent la colonie contre l’invasion américaine de 1812. Avec ses camarades «Volontaires», il s’allie plus tard aux Loyalistes contre les Patriotes dans l’attaque de Saint-Eustache le 14 décembre 1837. Posté à la rivière des Mille-Îles, Globensky a pour mission de retenir les fuyards. Était-il l’ennemi ou l’allié incognito des Patriotes? Certains, parmi ces derniers, témoigneront qu’il aurait en fait donné l’ordre de tirer au-dessus de la tête des villageois et non de les abattre.

 

Ironie du sort, le 15 février 1839, jour de la pendaison du Patriote Chevalier de Lorimier, Maximilien Globensky célèbre ses 20 ans de mariage avec Élizabeth Lemaire dite Saint-Germain, qu’il a épousée à l’église de Saint-Eustache. Après une suite d’événements, un de leur fils, Charles-Auguste-Maximilien, deviendra seigneur des Mille-Îles.

 

CHARLES-AUGUSTE-MAXIMILIEN GLOBENSKY, petit-fils du pionnier

 

Né le 15 novembre 1830, ce descendant Globensky opte pour des études en droit. En 1854, il est toujours étudiant quand son oncle, le notaire Frédéric-Eugène Globensky, consent à ce qu’il épouse Virginie Lambert-Dumont, une orpheline de 15 ans dont il est le tuteur. La promise est ni plus ni moins que l’héritière de la seigneurie des Mille-Îles.

 

Des années auparavant, en 1841, celle-ci perdait subitement ses parents (Maria Sophia Roy-Bush et Charles-Louis Lambert-Dumont, co-seigneur des Mille-Îles) et son oncle (Louis-Sévère Lambert-Dumont, autre co-seigneur) à quelques mois d’intervalle. Peu avant de mourir, les défunts seigneurs s’étaient alliés au notaire Frédéric-Eugène Globensky pour qu’il administre les biens de leur seigneurie. Cela se passait en septembre et les Lambert-Dumont, dans la fleur de l’âge, rendaient l’âme respectivement en novembre et en décembre.

 

En se mariant avec Charles-Auguste-Maximilien Globensky, le 21 juillet 1854, l’orpheline Virginie Lambert-Dumont fera de son époux le nouveau seigneur des Mille-Îles. Après le décès du notaire Frédéric-Eugène Globensky, 4 ans plus tard, Charles-Auguste-Maximilien touchera la moitié de l’énorme fortune de son oncle et deviendra l’homme le plus riche de toute la région. Grâce à ses avoirs, il contribuera à l’essor des villages des Laurentides et à la naissance du chemin de fer. En 1861, fera construire une somptueuse résidence, le Manoir Globensky, qui trône toujours à Saint-Eustache. Il écrira aussi dans les journaux de l’époque, comme La Minerve, et publiera le livre La Rébellion de 1837 à Saint-Eustache pour rétablir la réputation de son père, que l’on dénigre pour son opposition aux Patriotes. Le seigneur Globensky s’éteint en 1906.

 

Sources :

 

L'ascension et le règne d'un seigneur, André Giroux

Les héritiers d'Eustache-Nicolas, André Giroux

www.sgse.com

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