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Généalogie

Généalogie des Poirier

 

Au nombre de 22 500, les Poirier forment la 25e famille en importance au Québec. L’origine de leur nom fait simplement référence au propriétaire d’un poirier ou à l’habitant d’un lieu-dit « le poirier ». On doit leur présence en Amérique à plusieurs pionniers. Certains choisiront l’Acadie alors que 5 s’établiront dans l’actuel territoire québécois.

 

LES PIONNIERS DES POIRIER

 

Le premier ancêtre du nom arrivé chez nous s’appelle Jean Poirier. Fils de Jean Poirier et Jeanne Ribairo (ou Vibrayre), il voit le jour vers 1647 dans le village de Molières, situé dans la région Midi-Pyrénées. On le retrouve en Nouvelle-France le 18 juin 1665 en tant que soldat du régiment de Carignan-Salières. Comme le veut la tradition militaire, il adopte alors un surnom et devient Jean Poirier dit Lajeunesse, sans doute pour souligner son jeune âge: 18 ans.

 

Le 18 mars 1668, dans l’église Notre-Dame de Montréal, Jean prend pour épouse la Fille du Roy Marie Langlois. Enfant de Thomas Langlois et Marie de Neufville, celle-ci a pour origine la paroisse Saint-Jacques de Dieppe, en Haute-Normandie. Leur union donnera naissance à 10 enfants, dont la majorité (sinon tous) verront le jour à Chambly et seront baptisés à Boucherville ou Contrecoeur. La descendance de cette souche sera assurée par 2 fils: Daniel (époux de Catherine Viger) et Philippe (époux de Marie Marguerite Vacher).

 

Après la mort de sa première femme, le pionnier Jean Poirier épouse en secondes noces une autre Fille du Roy, Catherine Moitié, veuve du pionnier Désiré Viger (et ancêtre du premier maire de Montréal, Jacques Viger). La cérémonie se déroule le 22 novembre 1688 à Boucherville. Un seul enfant naît de ce mariage, mais il meurt dès sa naissance. Jean Poirier, lui, s’éteint en février 1722, âgé d’environ 75 ans. Sa deuxième épouse Catherine lui survit jusqu’en 1727.

 

NICOLAS POIRIER

 

Bien qu’on ignore l’année de naissance de ce second pionnier, on sait qu’il grandit dans le village de Les Bourzils, au Pays de la Loire (à 45 km de Nantes). Fils de Pierre Poirier et Suzanne Fonteneau, il épouse Anne Rabouin à Montréal, le 1er janvier 1689. De leur union, naîtront 5 enfants, mais 1 seul fils, Jean-Baptiste, se mariera. Lui et sa femme Marie Marguerite Jarry dite Henrichon donneront la vie à 15 enfants, tous nés à Montréal. Parmi les 9 garçons susceptibles de transmettre le nom, 5 se marieront. Le pionnier Nicolas Poirier décède avant le 4 janvier 1699.

 

JOSEPH POIRIER DIT DESLOGES

 

Fils de feu Jacques Poirier et Françoise Brunet, ce troisième ancêtre voit le jour vers 1685 à Lathus (maintenant Lathus-Saint-Rémy), un village du Poitou-Charentes situé entre Poitiers et Limoges. Le 16 septembre 1709, à l’église Notre-Dame de Montréal, il unit sa destinée à celle de Marie Gauthier dite Saguingoira, fille de Pierre Gauthier dit Saguingoira et Charlotte Roussel. Il s’agit du second mariage de la promise, qui était passée une première fois devant l’autel à l’âge de 17 ans avec un sexagénaire, le maître-d’armes Alexandre Turpin. Déjà mère de 2 enfants, Marie en mettra au monde 8 de plus, nés de son union avec Jean Poirier. Elle s’éteint toutefois assez jeune, en 1728, à 44 ans.

 

Jean Poirier se remarie avec Marie Marguerite Lalande dite Latreille, le 12 janvier 1729, à Pointe-Claire. Ils auront 13 enfants (4 fils et 9 filles). En tout, Jean Poirier aura été père 21 fois! La plupart de ses descendants s’établiront dans les environs de Sainte-Anne-de-Bellevue.

 

PIERRE POIRIER DIT LAFLEUR

 

On sait peu de choses des origines de ce quatrième ancêtre sinon qu’il est le fils de Pierre Poirier et d’une certaine Marie-Louise. Soldat de la compagnie de Lorimier, il célèbre son mariage à Lachine, le 12 juin 1707. La promise est Marie-Clémence Maupetit, fille de Pierre Maupetit et Marie-Louise Beaune. Elle mettra au monde 10 enfants (5 garçons et 5 filles), parmi lesquels, 2 garçons (Joseph et Pierre) se marieront et poursuivront la lignée familiale.

 

PIERRE POIRIER

 

Fils du laboureur François Poirier et d’Anne Chatel (ou Soraux), ce cinquième pionnier voit le jour à Grez-Neuville, à quelque 20 km au nord d’Angers, au Pays de la Loire. Son arrivée en Nouvelle-France diffère beaucoup de celle de ses compatriotes. Qualifié de faux-saunier, il est déporté en 1733 pour avoir fait la contrebande du sel. Cela ne l’empêchera certes pas de fonder une famille. Le 30 septembre 1737, il unit sa destinée à celle de Marie Catherine Sédilot dite Montreuil. Ils auront 9 enfants (3 filles et 6 garçons).

 

LES POIRIER ACADIENS

 

Quelques Poirier ont aussi jeté l’ancre en Acadie au 17e siècle. On notait déjà leur présence à Port-Royal, vers 1640. Parmi ces ancêtres, citons:

 

Jean Poirier, marié à Jeanne Chebrat avant 1654

 

Michel Poirier, marié à Marie Chiasson en 1692

 

Après le Grand Dérangement de 1755, certains de leurs descendants se sont réfugiés au Québec. Aujourd’hui, on en trouve notamment en Estrie, en Beauce, au Centre-du-Québec et à Montréal, comme le comédien Gérard Poirier. 

 

 

Recherche: Gisèle Monarque

 

 

Sources bibliographiques :

 

Dictionnaire Jetté

PRDH

Parchemin

Fichier origine

Institut de la statistique du Québec

Dictionnaire des Canadiens-Français

Dictionnaire généalogique du Québec ancien

Dictionnaire acadien – Stephen White

Portraits de familles pionnières, ibre Expression Tome 4 –Robert Prévost

 

 

Commentaires

2

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  • daniel crete

    Il y a 3 ans

    et que faites-vous de Laurent Poirier??? Déporté lui également au Canada parce qu'il était un faux-saunier en 1739. Il a épousé le 16-01-1753 Marie-Françoise Jacques à St Joseph de Beauce. Grâce à lui, il y a pas mal de gens en Beauce qui porte le nom de POIRIER. Merçi Daniel Crête

  • daniel crete

    Il y a 3 ans

    et que faites-vous de Laurent Poirier??? Déporté lui également au Canada parce qu'il était un faux-saunier en 1739. Il a épousé le 16-01-1753 Marie-Françoise Jacques à St Joseph de Beauce. Grâce à lui, il y a pas mal de gens en Beauce qui porte le nom de POIRIER. Merçi Daniel Crête