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Archambault

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Généalogie

Généalogie des Archambault



La famille Archambault compte environ 6500 porteurs du nom, issus d’un seul ancêtre: Jacques Archambault. L’origine du patronyme serait germanique, dérivée de l’allemand « aircanbald » signifiant sincère et audacieux. Le nom figure au 212e rang des noms de famille les plus répandus au Québec.

 

 

Le pionnier Jacques Archambault

 

Né en 1604, Jacques voit le jour dans le hameau de L’Ardillière, rattaché à la paroisse de Dompierre-sur-Mer, tout près de La Rochelle. Il est le fils d’Antoine Archambault et de Renée Ouvrard. En 1629, il épouse Françoise Tourault, fille de François Tourault et Marthe Lenoir. Entre 1630 à 1644, quatre de leurs enfants sont baptisés à Dompierre-sur-Mer. Le lieu du  baptême des trois autres enfants en France n’est pas connu.

 

Des chercheurs ont retrouvé en France, la trace d’un contrat par lequel Jacques vend, le 15 août 1637, trois tonneaux de vin blanc à Hiérome Bonnevye, marchand de vin de La Rochelle. On suppose donc qu’il aurait pu être vigneron.

 

Si beaucoup de pionniers sont célibataires à leur arrivée en Nouvelle-France, Jacques Archambault, lui, arrive avec son épouse Françoise et une famille de six enfants. À l’arrivée, en 1646, l’aîné Denys a 16 ans, Anne en a 15, Jacquette, 14, Marie 10, Laurent 4 et une deuxième fille prénommée Marie est âgée d’environ 2 ans. Une 7e enfant, Louise, est décédée en France.

 

Pierre Le Gardeur de Repentigny étant directeur des embarquements à La Rochelle de 1645 à 1647, il est probable qu’il ait lui-même recruté Jacques Archambault pour travailler sur son domaine, car le 16 octobre 1647, il y a dépôt d’un bail de la ferme de Repentigny. Le 15 septembre 1651, devant le notaire Audouart dit Saint-Germain de Québec, Archambault signe un acte de concession de terre située au lieu appelé le Cap Rouge par la Compagnie de la Nouvelle-France.

 

Jacques fait aussi ses premiers séjours à Ville-Marie vers 1652, alors qu’il n’y a que 10 ans que la ville est fondée. Il vit donc les commencements de la cité. Le 18 novembre 1652, M. de Maisonneuve, gouverneur de l’île de Montréal, lui donne 30 arpents de terre joignant la ville, entre son gendre Urbain Tessier et Lambert Closse, plus un arpent en ville au nord de la rue Notre-Dame, entre les actuelles rues Saint-Laurent et Saint-Joseph. Le 15 février 1654, Jacques s’engage à demeurer définitivement à Ville-Marie. Deux de ses filles, Anne et Marie y résidaient déjà  depuis quelques années, tout comme son fils aîné, Denis, avant qu’il décéde tragiquement.

 

Le 11 octobre 1658, devant le notaire Basset dit Deslauriers de Montréal, Archambault signe un marché de creusage d’un puits qui sera situé dans le fort de Ville-Marie, au milieu de la cour, ou sur la Place d’Armes. Après des recherches archéologiques sur la Pointe à Callières, on a retrouvé le puits que l’ancêtre a creusé en 1658, à la demande du sieur de Maisonneuve. Archambault creusera aussi trois autres puits, si bien qu’on le dit sourcier. Une réplique du premier puits se trouve aujourd’hui sur la Place d’Youville, dans le Vieux-Montréal.

 

La 2ième génération (enfants de Jacques et Françoise)

 

À une époque où la mortalité infantile s’élève à près de 50% des naissance, les enfants Archambault parviennent, pour la plupart, à l’âge adulte. Ils se marient, ont une progéniture importante et contribuent ainsi à la consolidation de Ville-Marie.

 

1 - L’aîné Denis, baptisé le 12 septembre 1630, à Dompierre-sur-Mer, décède le 26 juillet 1651.

 

2 - Anne, baptisée vers 1632 en France, épouse en premières noces, à l’âge de 15 ans, Michel Chauvin. Le mariage a lieu à la paroisse Notre-Dame-de Québec, le 29 juillet  1647. Ils ont deux enfants. Elle épouse en secondes noces Jean Gervaise, à Montréal le 3 février 1654. 9 enfants naissent de cette deuxième union, 5 filles et 4 garçons qui vont tous se marier.  

 

3 - Jacquette, baptisée vers 1634 en France, épouse à l’âge de 14 ans, Paul Chalifour, à la paroisse Notre-Dame-de-Québec, le  28 septembre 1648. 14 enfants naissent de cette union. La famille ne quittera pas Québec. 11 enfants vont se marier, 8 filles et 3 garçons.  

 

4 - Marie baptisée le 24 février 1636 à Dompierre-sur-Mer, épouse à l’âge de 12 ans, Urbain Tessier dit Lavigne, 29 ans. Le mariage de Marie a lieu à la paroisse Notre-Dame-de-Québec, le 28 septembre 1648, le même jour que sa soeur Jacquette. 15 enfants naissent de cette union, dont 10 vont se marier (7 garçons et 3 filles).

 

5 - Marie, née vers 1638 en France, épouse à l’âge de 18 ans, Gilles Lauzon, à la paroisse Notre-Dame-de-Montréal, le 27 novembre 1656. 13 enfants naissent de cette union, dont 11 vont se marier (7 filles et 4 garçons).  

 

6 - Louise voit le jour vers 1640 et meurt en France.

 

7 - Laurent, baptisé à Dompierre-sur-Mer, le 10 janvier 1642, épouse Catherine Marchand, âgée de 16 ans, à la paroisse Notre-Dame de Montréal, le 7 janvier 1660. 12 enfants naissent de cette union, dont 7 vont se marier (5 garçons et 2 filles). Quatre autres filles deviennent religieuses. Laurent est le seul à perpétuer le patronyme Archambault jusqu’à nos jours. Le 28  octobre 1667, il est déjà établi à la Pointe-aux-Trembles (à la Côte Ste-Anne), mais ce n’est que le 6 avril 1669 que l’abbé Gabriel de Queylus, sulpicien, lui remet le contrat de concession.  Il acquiert par la suite plusieurs terres et y établit ses enfants. Les descendants essaimeront principalement dans les régions de Montréal, Pointe-aux-Trembles, Saint-Paul-l’Ermite, Rivière-des-Prairies, Lachenaie, Repentigny et l’Assomption.

 

Recherche: Gisèle Monarque
 

 

Sources bibliographiques

 

Base de données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH)

 

Base de données notariales Parchemin

 

Dictionnaire Jetté

 

Fichier origine

 

Famille-souche Archambault (site Internet)

 

Collection Nos Racines – Vol. 1 – (Jacques Lacoursière et Hélène-Andrée Bizier)

 

Histoire de Saint-Paul-L’Ermite (Christian Roy et Onil Therrien)

 

Généalogie – Portraits de familles pionnières – Robert Prévost

 

Terrier primitif de Pointe-aux-Trembles (Jean-Guy Marsan

 

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