Le Québec, une histoire de famille | Le premier réseau social consacré à la généalogie au Québec!

Famille de la semaine

Bélanger

Retour à la capsule

Généalogie

Généalogie des Bélanger

 

 

Tout Québécois qui a écouté la télévision dans les années 1950 se rappellera de notre bonne «Maman Plouffe», l’actrice Amanda Alarie, faisant l’éloge de son «beau poêle Bélanger» ! Cette publicité à elle seule aurait assuré à l’entreprise de Montmagny une bonne part de sa réussite. 

 

On avance plusieurs hypothèses quant à l’étymologie du nom Bélanger. Certains avancent qu’elle serait patronymique, un dérivé de l’adjectif «bel» combiné à l’ancien prénom «Anger». Selon d’autres, elle serait plutôt patronymique et désignerait quelqu’un originaire de la ville d’Angers, dans le Maine-et-Loire. Enfin, selon Marie-Thérèse Morlet, auteure du Dictionnaire étymologique des noms de famille, Bélanger ou « Bellangier » proviendrait de l’allemand Berengari (beren = ours; gari = prêt pour le combat). Donc, Bélanger réfèrerait à un guerrier.

 

Le nom Bélanger se classe au 13e rang des noms de famille les plus fréquents du Québec avec 32 500 porteurs. De plus, le patronyme se retrouve parmi les dix noms les plus fréquents dans vingt MRC, ce qui témoigne de sa présence sur l’ensemble du territoire. Pourtant, seulement deux immigrants sont à l’origine de tous les Bélanger du Québec : François et Nicolas. Ils sont tous deux arrivés aux premiers temps de la colonie, ce qui explique l’importance et la diffusion du nom.

 

François Bélanger

On ignore le lieu d’origine exact de François Bélanger. Selon les recensements de 1666 et 1667, il serait né en 1612 et d’après son acte de confirmation, il viendrait de l’évêché de Lisieux en Normandie. Le baptême d’un François Bellanger, baptisé le 7e octobre 1612, été repéré à Saint-Pierre-de-Sées, arrondissement de l'Orne (aujourd'hui de Basse-Normandie), mais rien ne permet de savoir s’il s’agit de l’immigrant ou d’un homonyme.

 

Arrivé en 1634 avec un groupe de colons du Perche recrutés par Robert Giffard, François Bélanger compte parmi les tout premiers pionniers de la Nouvelle-France. Il épouse à Québec, le 12 juillet 1637, une jeune fille de 13 ans, Marie Guyon, qui lui donne douze enfants. Les douze se marieront! Quatre fils assureront la transmission du nom.

 

Tout permet de croire que François Bélanger réussira sa vie de colon. Pionnier de la côte de Beaupré, il apparaît au recensement de 1667 comme ayant 50 arpents en valeur et possédant 13 bestiaux, chiffres intéressants dans le contexte. On l’élira syndic pour la côte de Beaupré en 1653 et capitaine de milice de Château-Richer vers 1669, témoignages évidents de la confiance de ses concitoyens.

 

Pour reconnaître les services qu'il rend au pays, MM. De Frontenac et Duchesneau, respectivement gouverneur et intendant de la Nouvelle-France, accordent à François Bélanger en 1677, à titre de fief et seigneurie, les terres longeant le côté sur du fleuve Saint-Laurent. Le dit territoire s’étend sur environ une lieue et demi de front sur deux lieurs de profondeur. Cet endroit sera connu sous le nom de seigneurie Bélanger ou seigneurie de Bonsecours. Il forme actuellement une partie de la paroisse de L'Islet. C’est là qu’il mourra, vers 1686.

 

Nicolas Bélanger

Nicolas Bélanger est originaire de Touques (évêché de Lisieux, en Normandie). Contrairement à ce qu’on écrit souvent, il est fort vraisemblable qu’aucun lien de parenté l’unit à François Bélanger. Arrivé en 1655, il épouse à Beauport, le 11 janvier 1660, une concitoyenne de 15 ans, Marie de Rainville. De leur union naissent douze enfants, dont dix se marieront. Quatre garçons ont perpétueront le nom.

 

Touques étant alors, avec le Mont-Saint-Michel, le principal lieu de production de sel de la Normandie, on ne s’étonne pas que Nicolas travaille comme saunier avant son départ. Dans la colonie, il s’intéressa tout d’abord à la pêche, activité qu’il abandonne peu à peu pour se mettre à l’agriculture. Il meurt prématurément à Beauport, en octobre 1682, à 50 ans environ.

 

Quelques descendants célèbres

 

Amable Bélanger, descendant de Nicolas. Fondateur de la fonderie à l’origine des fameux poêles Bélanger.

 

Louis-Henry Bélanger, descendant de François. Fondateur de la confiserie Bélanger (avec son épouse Wilhemine Élizabeth Ratel), notamment célèbre pour sa tire Ste-Catherine.

 

Octave Bélanger, descendant de François. Propriétaire de la Fonderie Ville-Marie à Montréal et inventeur d’une des premières automobiles du Québec.

 

Octave Bélanger, fils du précédent. Artiste-peintre de renommée internationale.

 

Michel Bélanger, premier président francophone de la Bourse de Montréal. Coprésident de la commission Bélanger-Campeau après l’échec de l’Accord du Lac Meech.

 

Oscar Bélanger, propriétaire d’une compagnie de transport.

 

Dina Bélanger, première bienheureuse native de Québec.

 

Renée Claude (Bélanger), chanteuse.

 

Daniel Bélanger, auteur-compositeur-interprète.

 

Louis Bélanger, cinéaste.

 

Guy Bélanger, musicien, compositeur.

 

Patrice Bélanger, comédien et animateur.

 

Julie Bélanger, animatrice et chanteuse.

 

Michel Bélanger, président des disques Audiogram.

 

Commentaires

2

Vous devez être connecté pour inscrire un commentaire.

Connectez-vous
  • Georges Crochetière

    Il y a 11 mois

    ma soeur a une belle charrue a.bélanger de 1896 comme une neuve a vendre a qui la chance, faite une offre

  • Diane Bélanger

    Il y a 2 ans

    En regardant votre vidéo, je reconnais mon père Rosario Bélanger du Bic. Mon père avait lui aussi les moteurs dans le sang. Dans les années 40, il acheta une auto brûlée et il la remonta au complet, il l'a vendu et avec l'argent, il s'acheta un garage, qui au fil dans ans, l'aménagea en une station-service. L'hiver, comme les rangs étaient fermés, il acheta 2 snowmobiles et mon oncle en conduisait un. Ils étaient les taxis des rangs. Il a construit ses remorques,il adapta un camion avec un gratte et lorsqu'il a vendu sa station-service, il fabriqua un ''campeur'' avec un autobus scolaire avec tous les commodités nécessaires et même plus. En plus, je retrouve mon père et mon oncle François dans le caractère de l'ancêtre François, c'est pareil, orgueilleux, obstineux (pour le plaisir d'obstiner) mais très ingénieux. Quand on était jeune, mon père nous faisait de la tire Ste-Catherine et de la tire éponge. C'est mon arrière arrière Grand-père Michel de St-Antonin de Rivière du Loup qui a marié Tatienne Beaulieu de Bic. Il a été conseiller municipal et un des premiers commissaires d'école à St-Valérien de Rimouski (village en arrière du Bic). Mon arrière grand-père Adolphe a été évaluateur des terrains. D'ailleurs leurs pierres tombales sont intactes dans le cimetière de St-Valérien de Rimouski.

    Diane Bélanger, Le Bic