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Bourassa

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Généalogie

Généalogie des Bourassa



Si une majorité de Québécois connaissent le nom Bourassa, ce n’est pas en raison de sa fréquence élevée. En effet, ce dernier n’arrive qu’au 289e rang en importance, ironiquement, deux positions devant Trudeau. On estime sa fréquence à environ 5400 personnes au Québec. 

 

Deux pionniers appelés à l’origine « Bourasseau » créeront une descendance en Nouvelle-France. Rapidement, ce patronyme se transformera en Bourassa. On soupçonne que le nom Bourasseau serait un dérivé de bourras (toile grise grossière faite de chanvre). Ce patronyme serait donc associé à des marchands ou des fabricants.

 

JEAN BOURASSEAU

Né vers 1631, fils de Jacques et de Françoise Fouchard, Jean habitait le petit village de St-Fulgent, en Vendée. Le 5 avril 1657, il s’engageait devant notaire à travailler trois ans dans la colonie. Mais ces trois ans se transformèrent en une vie!

 

Il trouvera l’amour dans les bras d’une Fille du Roy originaire de la Champagne, Pierrette Vallée, qu’il épousera le 20 octobre 1665. Quatre enfants verront le jour, mais malheureusement, un cinquième accouchement coûtera la vie à la maman et à son futur nouveau-né.

 

Jean se remeriera avec une autre Fille du Roy, Catherine Poitevin, veuve comme lui. Quatre autres enfants naîtront de leur union. Au total, 5 des 8 enfants de Jean se marieront et assureront une descendance.

 

Ayant vécu la majorité de sa vie à Lauzon, sur la rive sud de Québec, Jean décèdera le 20 janvier 1718, à l’âge approximatif de 85 ans.

 

FRANÇOIS BOURASSEAU, l’ancêtre de Henri et Robert Bourassa

François, fils de François Bourasseau et Marguerite Dugas, est né vers 1659 et habitait le petit village de St-Hilaire-de-Loulay, à une trentaine de kilomètres au sud de Nantes. Aucun lien de parenté n’a pu être identifié entre lui et l’autre pionnier Jean Bourasseau, malgré la proximité de leur lieu d’origine (28 km).

 

Le premier document retrouvé sur la présence en Nouvelle-France de François remonte à 1683 alors qu’il est enregistré comme parrain à Contrecoeur. Le 4 juillet 1684, il épousera au fort Chambly la jeune veuve Marie Leber, née à Ville-Marie (Montréal). La famille s’installera à La-Prairie-de-la-Madeleine (La Prairie). De leurs sept enfants, trois garçons et deux filles connaîtront une descendance.

 

Coureur des bois, adepte de la traite des fourrures, François participera à des expéditions vers la Baie d’Hudson puis vers l’Outaouais. Au début des années 1690, il repartira... sans revenir. On soupçonnait les Iroquois de l’avoir capturé voire tué. Reconnue comme veucre, sa femme logera comme chez un dénommé Claude Caron à qui elle versera une pension. À la grande surprise de tous, François réapparaîtra en 1694. Il passera le reste de sa courte vie à s’occuper de sa terre. Il rendra l’âme à 50 ans à peine, dans un hôpital de Montréal et sera inhumé le 9 mai 1708. Sa femme Marie prendra époux une troisième fois, en 1714, avec Pierre Hervé dit Pacaud et s’éteindra le 23 décembre 1756 à l’âge vénérable de 90 ans.

 

Personnages célèbres

HENRI BOURASSA, homme politique et journaliste, fondateur du Devoir
(Montréal, 1er septembre 1868 - Outremont, 31 août 1952)

 

Fils de l’architecte et artiste Napoléon Bourassa, petit-fils du patriote Louis-Joseph Papineau, Henri Bourassa devient maire de Montebello à 22 ans à peine. Député fédéral de 1896 à 1899 avec les libéraux de Wilfrid Laurier, il démissionne pour s’opposer à la participation canadienne à la Guerre des Boers. Réélu comme député indépendant en 1900, il démissionne à nouveau en 1907 pour passer au provincial. Il siège de 1908 à 1912 à l’Assemblée nationale et retourne au fédéral, toujours comme député indépendant de Labelle, de 1925 à 1935. Entretemps, il fonde, en 1910, le quotidien Le Devoir pour lequel il assurera les fonctions de directeur jusqu’à sa démission, en 1932.  

 

ROBERT BOURASSA, homme politique, père de la Baie James
(Montréal, 14 juillet 1933 – Montréal, 2 octobre 1996)

 

Plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec (36 ans), Robert Bourassa mène le parti Libéral du Québec au pouvoir le 12 mai 1970, quelques mois avant la Crise d’octobre. Le diplômé d’Oxford et Harvard demeure premier ministre jusqu’en 1976, défait par le parti Québécois. Il reprend le pouvoir le 12 décembre 1985 et quitte la vie politique le 11 janvier 1994. Parmi ses principales réalisations on retiendra le développement de la Baie James et la Loi 22 qui fait du français la langue officielle du Québec. Il succombe à un cancer de la peau en octobre 1996.

 

 

Commentaires

1

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  • Denise Gravel

    Il y a 8 ans

    Le Fichier Origine rapporte que Jean Bourasseau a été baptisé le 1er avril 1634 à Bazoges-en-Paillers (Vendée). Cette commune est située à 8km de Saint-Fulgent,