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Cormier

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Généalogie

Cormier

 

Le nom de famille Cormier fait référence à un arbre de la famille du sorbier. À l’origine, il désignait l’habitant d’un lieu où poussait ce type de végétation.

 

Avec quelque 7000 porteurs du nom, les Cormier occupent le 190e rang des noms de famille les plus répandus chez nous. La Montérégie accueille 19% d’entre eux. En France, le nom se classe autour de la 840e position.

 

Tous les Cormier du Québec ont des racines acadiennes et descendent d’un seul et même couple: Robert Cormier et Marie Péraud/Péraude.

 

 

LE PIONNIER DES CORMIER

 

Fils d’Abraham Cormier et Catherine LeMoyne, Robert Cormier travaille comme maître-charpentier de navire à La Rochelle. Avant 1630, il épouse Marie Péraud/Péraude qui lui donnera 2 garçons: Thomas, né vers 1631, et Jean, dont on ignore le parcours.

 

En 1644, le couple Cormier et leur fils Thomas montent à bord du navire Le Petit Saint-Pierre et s’engagent pour le fort Saint-Pierre, sur l’île du Cap-Breton, avec la promesse d’un salaire de 120 livres par année. Charpentier comme son père Robert, Thomas contribuera beaucoup à asseoir la descendance Cormier en Amérique en épousant, en 1668, Marie-Magdeleine Girouard (fille de François Girouard et Jeanne Aucoin). Ils auront 11 enfants, dont 10 se marieront.

 

Au recensement de 1671, on leur attribue 6 arpents de terre en valeur, 7 bêtes à corne et 7 brebis. Quinze ans plus tard, on qualifie leur domaine du plus considérable et du plus riche de Beaubassin: 40 arpents en valeur, 30 bêtes à corne, 15 cochons, 10 moutons et 4 fusils.

 

Enracinée dans la région, la nombreuse descendance Cormier peuplera Beaubassin et ses environs, jusqu’à la déportation des Acadiens en 1755.

 

DE L’ACADIE AU QUÉBEC

 

Dans la foulée du Grand Dérangement, le descendant François Cormier, maître-charpentier de navire et agriculteur, préfère fuir à travers les bois avec une dizaine de compatriotes de Beaubassin plutôt que d’être confronté aux Anglais. Quatre de ces Acadiens en exil sont d’ailleurs mariés à une Cormier!

 

Après avoir gagné le Saint-Laurent, le groupe prendra la direction de Bécancour où François épousera Marie-Jeanne Leprince en 1760. Ils auront 9 enfants, dont Pierre (8e de la famille) qui sera à l’origine d’une lignée de marchands qui prospéreront de Nicolet à Plessisville. Patriote, son fils Charles deviendra, en 1855, le premier maire de cette ville.  

 

 

Recherche: Gisèle Monarque

 

 

Sources :

 

Antoine Pepin dit Lachance, André Lachance, Les Éditions G.G.C. Ltée

PRDH

Dictionnaire Jetté

Dictionnaire généalogique du Québec ancien, Bertrand Desjardins

Fichier origine

Portraits de familles pionnières, Robert Prévost, Éditions Libre Expression

Votre nom et son histoire, Roland Jacob,  Éditions de l’Homme

Collection Nos racines, Jacques Lacoursière et Marie-Andrée Bizier

Dictionnaire National des Canadiens français, Institut Drouin

Association des familles Pépin, Lachance et Laforce

 

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