Le Québec, une histoire de famille | Le premier réseau social consacré à la généalogie au Québec!

Famille de la semaine

Ferron

Retour à la capsule

Généalogie

Généalogie des Ferron

 

Issu de l’ancien français, le nom de famille Ferron désignait, autrefois, le métier de forgeron ou de marchand de fer. Bien que peu fréquent en France, on le retrouve dans plusieurs régions, notamment dans l’Ouest (en particulier dans l’Ille-et-Vilaine). Aujourd’hui, on dénombre moins de 1500 Ferron dans l’Hexagone, soit à peine plus qu’au Québec.

 

Ici, les quelque 1200 Ferron occupent le 992e rang en importance. Ils descendent tous du même ancêtre, Jean Feron, baptisé sous le prénom de Jean-Baptiste, à l’église Saint-Léonard de Reffuveille, le 13 septembre 1724. On suppose que ses parents, René Feron et de Julienne Brehier, habitaient plus précisément le hameau voisin, La Chapelle-Urée, puisque l’acte de mariage du pionnier le situe dans la «paroisse Saint-Lionard dit Chapelle Urée de l’Évêché d’Avranche en Basse-Normandie»

 

Bien qu’on ignore la date exacte de son arrivée, les registres nous permettent de déduire qu’il est ici en 1747 (ou avant) puisqu’un dénommé «Jean Ferrant» apparaît comme témoin d’un mariage aux Forges du Saint-Maurice en janvier 1748. Et c’est justement là que Jean Feron travaille, ce qui laisse à penser que cet ancêtre a bel et bien hérité son nom d’un métier pratiqué par sa famille. 

 

Établi à Louiseville, il prend pour épouse, le 6 juillet 1750, Marie Bibeau, 18 ans, fille de Joseph Bibeau et de Marie Mineau. Le couple aura 11 enfants, dont 5 vont se marier (3 garçons et 2 filles). Marie mourra en 1774 à l’âge précoce de 40 ans. 

 

Le 19 février 1776, Jean Feron se remarie à Yamachiche avec Marie-Charlotte Pépin. La promise a 24 ans et lui, 51. Ils auront 8 enfants, dont 6 se marieront (4 garçons et 2 filles). Le pionnier meurt à Yamachiche le 12 avril 1793. On l’inhume 2 jours plus tard. Son épouse lui survit jusqu’en 1830. 

 

Les Ferron devenus Sancerre 

 

Un autre pionnier Ferron posera le pied en Nouvelle-France et ce, un demi-siècle avant le précédent: Jean Feron dit Sancerre. Originaire de Sanxay, au Poitou-Charentes (d’où son surnom), il se marie deux fois. Aucun enfant ne voit le jour de sa première union avec Marie Madeleine Poudret, morte 4 ans après leur mariage.

 

Sa seconde épouse, Élisabeth Patenaude, avec laquelle il s’unit à Montréal, le 27 novembre 1696, aura neuf enfants. Cinq laisseront une descendance, mais un seul garçon, Jean-Baptiste, transmettra le nom Ferron. Celui-ci n’aura qu’un fils, Jean-Baptiste, qui n’aura à son tour qu’un fils, également baptisé Jean-Baptiste.

 

La femme de ce dernier mettra au monde une grande maisonnée, mais sa descendance délaissera le patronyme Ferron au profit de Sanscerre. Signe de sa grande rareté, le nom Sancerre est exempt de la liste des 5000 patronymes les plus répandus au Québec.

 

Recherche : Bertrand Desjardins

 

Commentaires

0

Vous devez être connecté pour inscrire un commentaire.

Connectez-vous