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Fournier

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Généalogie

Généalogie des Fournier



L’origine du patronyme Fournier vient d’un nom de métier qui désignait celui qui tenait le four à pain (issu de l’ancien français « fo(u)rnier »). On trouve des Fournier partout en France, mais c'est en Picardie qu'ils sont les plus nombreux. Le nom se retrouve aussi sous les variantes Fournié, Fourniez et Fornier ainsi que Forner et Forné, d’origine catalane.

 

Une quarantaine de pionniers ont porté le nom de Fournier en Nouvelle-France et au Québec. De ce nombre, 20 se sont mariés et 12 ont laissé une descendance jusqu’à nos jours. Les plus prolifiques sont, dans l’ordre: Guillaume Fournier de Normandie, Nicolas Fournier de l’Aunis et Pierre Fournier de l’Orléanais. Soulignons aussi que le pionnier Antoine Fournier dit Préfontaine, originaire d’Île-de-France, a laissé une importante descendance sous le nom de Préfontaine dans la région de Montréal. Les familles Belval, Lapierre et Lagrenade ont aussi pour ancêtres des Fournier.

 

Au Québec, en 1800, les Fournier se classaient au 17e rang des familles les plus nombreuses avec 1408 mentions dans les registres paroissiaux. Aujourd’hui, les Fournier occupent le 22e rang avec 22 200 porteurs du patronyme, répartis dans de nombreuses régions du Québec. En France, les Fournier arrivent au 20e rang, avec 57 000 personnes portant ce patronyme.

 

En Nouvelle-Angleterre, certains Fournier ont pris le nom de Bournier ou même de Baker.

 

L’ancêtre Guillaume Fournier

 

Originaire de la Normandie, Guillaume Fournier voit le jour vers 1623, de l’union de Gilles Fournier et Noelle Gagnon. Ceux-ci vivent dans la paroisse de Coulmer, petite commune du département de l'Orne, arrondissement d'Argentan. La première trace du pionnier Guillaume en Nouvelle-France remonte à son mariage, célébré le 20 novembre 1651 à l’église Notre-Dame-de-Québec. Il épouse alors Françoise Hébert, fille de Guillaume Hébert et d'Hélène Desportes. La mariée est la petite-fille du pionnier Louis Hébert, reconnu comme le premier colon de la Nouvelle-France.

 

Possédant un tempérament batailleur et revendicateur, Guillaume Fournier intente plusieurs procès à la tante de sa femme, Guillemette Hébert. Fille de Louis Hébert et épouse de Guillaume Couillard, Guillemette est alors tutrice des trois enfants de son frère Guillaume, tué par les Iroquois vers 1639.

 

Guillaume Fournier s'installe sur une partie du terrain du fief de la rivière Saint-Charles, appelé « Fief Saint-Joseph », concédé par Guillemette Hébert et s'étendant de la rivière Saint-Charles jusqu'à Charlesbourg. Au recensement de 1667, Guillaume Fournier a 44 ans et habite Charlesbourg. En 1670, Guillaume Fournier reçoit de l’Intendant Jean Talon, une concession de trente arpents sur deux lieues de profondeur sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, fief appelé « fief Saint-Joseph » ou « fief Fournier » (Montmagny).

 

Dix des quatorze enfants de Guillaume et Françoise Hébert naissent à Québec. Les quatre derniers voient le jour à Saint-Thomas-de-la-Pointe-à-la-Caille (Montmagny), paroisse dont Guillaume est l’un des fondateurs et premiers habitants. Ils sont baptisés par les prêtres missionnaires (trois seront inscrits au registre de Québec et le dernier, à Saint-Thomas).

Le premier baptême de la paroisse est d’ailleurs celui d'un enfant de Guillaume et Françoise, de même que le premier mariage.

 

Guillaume concèdera une partie de son terrain pour la construction de la deuxième chapelle de Montmagny. Ce don généreux lui vaudra le privilège de posséder dans l'église, jusqu'à nos jours, un banc à lui et pour l'un de ses descendants. Jusqu' à la construction de la première chapelle, la maison de Guillaume Fournier sera aussi le lieu de célébration de divers offices religieux.

 

Guillaume Fournier s’éteint le 24 octobre 1699 à Saint-Thomas-de-Montmagny, à l'âge de 80 ans. Sa femme, Françoise Hébert, sera déclarée sage-femme, élue dans l'assemblée des femmes de cette paroisse, à la pluralité des suffrages le 20 novembre 1703. Elle décède en 1716 à Montmagny, à l'âge de 86 ans. Comme six fils Fournier vont se marier, Guillaume Fournier et Françoise Hébert laissent la plus grande descendance Fournier de toute l'Amérique du Nord.

 

L’ancêtre Nicolas Fournier

 

Nicolas Fournier est originaire de la paroisse Saint-Étienne, commune de Marans, évêché de La Rochelle, en Aunis. Il naît vers 1642 de l’union de Hugues Fournier et Jeanne Huguette. Il arrive au Québec le 25 mai 1664 à bord du navire Le Noir de Hollande. Il détient un contrat d'engagement de trente-six mois. Au recensement de 1666, à Québec, il déclare être âgé de 24 ans et domestique engagé chez Louis Fontaine, pilote de navire. En 1667, toujours selon le recensement, il est alors engagé chez Jacques Hédouin à Charlesbourg.

 

Le 8 septembre 1670, Nicolas Fournier passe un contrat de mariage avec Marie Hubert, fille de feu Pierre Hubert et Bonne Brie, originaires de Saint-Sulpice de Paris. Fille du Roy, Marie est arrivée en Nouvelle-France la même année. La cérémonie religieuse a lieu le 30 septembre 1670, dans la chapelle de Beauport. Une fois marié, Nicolas achète une terre située à Bourg-Royal et agrandit par la suite sa concession de quarante arpents, en 1682. En 1684, s’ajoute une autre terre de quarante arpents. Voilà beaucoup de travail pour un seul homme avec une jeune famille à élever. Nicolas et Marie Hubert auront six enfants: trois garçons (Michel, Jean, Jacques) et trois filles (Marie, Ambroise et Jeanne, la dernière née le 30 septembre 1687 à Charlesbourg). Le pionnier décède le 30 novembre 1687, à 55 ans. On l’inhume à Charlesbourg le 1er décembre 1687.

 

Le 25 février 1691, sa veuve, Marie Hubert, se remarie à Charlesbourg avec Jean Gachet, un soldat des troupes de la Marine. On perd la trace de cet homme après septembre de la même année. Il semblerait qu’il soit rentré en France avec Marie Hubert. Celle-ci place une fille en pension mais amène la dernière, Jeanne, avec elle en France. Elle laisse ses autres enfants sur la terre de Nicolas, dont hérite Michel Fournier, l'aîné des fils.

 

L’Ancêtre Pierre Fournier

 

Pierre Fournier dit Vendôme est originaire de Fontaine-Raoul dans le département du Loir-et-Cher. Né de l’union de Guillaume Fournier et Madeleine Poirier, il est baptisé le 5 décembre 1716 dans l’église Saint-Marc. Recrue sur le Rubis, soldat des troupes de la Marine, compagnie de Fonville, il arrive en Nouvelle-France en 1739. Il épouse Françoise Couture, fille de Guillaume et Marie-Anne Adam, le 5 février 1743 à Saint-Étienne-de-Beaumont.

 

Pierre Fournier et Françoise Couture ont une première fille qui naît à Beaumont en 1744. La même année, Pierre est engagé par Nicolas Philibert, négociant de Québec, pour exercer le métier de maître-farinier à Sainte-Foy. Le couple aura trois autres enfants à Québec, mais deux d'entre eux mourront en bas âge. En 1749, Pierre Fournier est engagé par le seigneur Louis Couillard, de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, pour s'occuper du moulin banal de Saint-Thomas-de-Montmagny, où Pierre et Françoise vont s’établir pour leur reste de leur vie. Huit autres enfants naîtront de leur union, dont deux fils qui assureront la descendance.

 

Pierre Fournier sera aussi cultivateur et défricheur. À compter de 1757, il achète deux terres, puis une troisième en 1767 dont ses fils hériteront. Le pionnier décède le 17 avril 1783 à Saint-Thomas-de-Montmagny. Son épouse lui survit jusqu’au 17 juillet 1791. 

 

Six de leurs enfants, deux fils et quatre filles, fonderont une famille. L'aîné des fils, Louis Fournier, épouse Marguerite Thibault, le 21 novembre 1780; ils auront 12 enfants, dont six fils vont se marier. Deux des fils de Louis, Mathieu (marié à Rosalie Gendron) ainsi que Marcel (marié à Marguerite Gendron) s'établiront à Saint-Simon et Sainte-Rosalie-de-Bagot. Ils seront des pionniers de ces paroisses. Le deuxième fils de Pierre et Françoise, Pierre Fournier, épousera Marie-Louise Stuart, le 9 août 1785, à Saint-Thomas. Ils auront neuf enfants. Un fils de Pierre et Louise Stuart, Boniface, deviendra instituteur et se mariera à Marguerite Hamel, à Ste-Croix-de-Lotbinière, où une partie de la descendance s'établit.

 

De nos jours, nous retrouvons les descendants de Pierre Fournier dans toutes les régions du Québec, en Ontario, au Manitoba. Ils sont aussi très nombreux en Nouvelle-Angleterre.

 

Recherche: Marcel Fournier 

Descendant de Nicolas Fournier

 

 

Sources bibliographiques:

 

Base de données du Fichier Origine

Base de données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH)

Base de données de l’Institut généalogique Drouin

Base de données notariales Parchemin

Les noms de famille au Québec de Louis Duchesne

Dictionnaire des ancêtres québécois de Michel Langlois

Association des familles Fournier d’Amérique

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