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Généalogie des Gagnon



D’après Jean Cournoyer (La mémoire du Québec), l’origine du nom Gagnon viendrait de la forme francisée de l'ancien occitan « ganhon », signifiant «jeune porc», surnom donné aux éleveurs de l’animal. Ou encore, Gagnon serait la graphie dérivée du normand « gaignon », signifiant «chien de basse cour», un sobriquet donné à un homme hargneux.

 

Avec plus de 60 000 porteurs, Gagnon ne cède que devant l’incontournable Tremblay en importance au Québec. Les Roy les suivent de près, cependant, tous les Gagnon descendent en grande majorité d’une seule famille, alors que le nom Roy a été introduit par près de trente immigrants. Comme les ancêtres Gagnon comptent parmi les premiers arrivants de la Nouvelle-France, cela explique l’ampleur que leur nom a prise.

 

Les pionniers

 

Les Gagnon descendent de quatre pionniers dont trois frères venus en Nouvelle-France avec leur mère, Renée Roger. On ignore la date exacte de leur arrivée, mais ils sont au pays dès 1640, établis sur la Côte de Beaupré. Les deux aînés, Mathurin et Jean, ont été baptisés dans l’église St-Aubin de Tourouvre en 1606 et en 1610. La famille habitait alors La Gaignonnière, un petit hameau situé à environ deux kilomètres du bourg de Tourouvre. En 1612, ils se retrouvent tout près, à La Ventrouze, où ils habiteront jusqu’à leur départ pour la Nouvelle-France. Le plus jeune des frères, Pierre, y est baptisé en 1612. Le quatrième ancêtre, Robert Gagnon, arrivé une quinzaine d’années plus tard, naît en 1628 à La Ventrouze. Plusieurs affirment qu’il était le cousin des trois autres, mais la chose n’a jamais été prouvée hors de tout doute.

 

Qui a convaincu les trois frères de venir s'installer au Canada? Plusieurs indices laissent supposer qu'il s'agirait de Noël Juchereau, un proche de la famille. Il est présent en 1633 lors du mariage d’un autre frère Gagnon, Louis, demeuré en France, ainsi que lors de l’achat par celui-ci d’une maison à La Ventrouze, une transaction qui se passe chez la veuve Renée Roger. Il agit également comme témoin aux mariages de Jean et de Pierre Gagnon en Nouvelle-France. Noël Juchereau était natif de Tourouvre. Lorsque le Mortagnais Robert Giffard, le chef de file de l'immigration percherone en Nouvelle-France, sollicite leur collaboration à titre de recruteurs, Noël et son frère Jean travailleront en étroite collaboration avec lui. Signalons en outre qu’une sœur Gagnon, Marguerite, née en 1598, épouse d’Éloi Tavernier, viendra rejoindre ses frères en 1643 avec son mari et leurs deux filles.

 

Jean Gagnon se mariera le premier, le 29 juillet 1640, avec Marguerite Cochon, originaire de Dieppe. Le couple a huit enfants, dont six, deux garçons et quatre filles, se marieront. Il décède à Château-Richer où il est inhumé le 2 avril 1670. Dans l’acte de sépulture, on le définit comme marguiller. Sa veuve lui survit près de trente années.

 

Pierre Gagnon épouse le 14 septembre 1642, la Rouennaise Vincente Desvarieux qui lui donne dix enfants. Seulement trois se marient, tous des garçons. Pierre semble avoir préféré les affaires à l’exploitation de la terre puisqu’on le qualifie de «marchand de la Côte de Beaupré» dans un document de 1674. Son épouse décède en 1695 à Château-Richer. Lui-même décède au même endroit le 17 avril 1699. Il aura donc atteint l’âge de 87 ans, un exploit pour l’époque!

 

Mathurin Gagnon, pourtant le plus vieux des trois frères, est le dernier à prendre épouse, à 40 ans. L’heureuse élue est Françoise Goudeau, originaire de La Ventrouze et âgée d’à peine 14 ans. Mathurin reprend le temps perdu puisque de son union naissent quatorze enfants, le dernier alors que le joyeux drille a 70 ans. Sept se marieront, dont quatre garçons. Comme son frère Pierre, il atteint un très grand âge, ne décédant qu’en 1690, à 83 ans. D’après ce que l’on sait de lui, il aura vécu une vie tranquille de défricheur-cultivateur.

 

Le quatrième larron, Robert Gagnon, est au pays en 1655. Il épouse le 3 octobre 1657 Marie Parenteau, une fille de 16 ans originaire de La Rochelle. Le couple aura dix enfants. Quatre fils et deux filles se marieront. Établi à Ste-Famille-de-l’Île-d’Orléans, où il vivra une vie sans histoire, Robert Gagnon y décède le 1er décembre 1703.

 

Collectivement pères d’une quarantaine d’enfants, dont 22 prendront époux ou épouse, les pionniers Gagnon sont à l’origine d’une descendance qui se retrouve aujourd’hui partout au Québec. D’après le site des familles Gagnon-Belzile, un abbé français du nom de Dumaine, «nostalgique mais admiratif, auteur d'un ouvrage intitulé Tourouvre et ses souvenirs», écrira : « Les Gaignon du Canada augmentent toujours; et chez nous la population diminue d'année en année, en sorte que l'on peut prévoir le temps où les Gagnon compteront, dans l'Amérique du Nord, plus de descendants que le département de d'Orne ne comptera de population totale. »

 

Recherche : Bertrand Desjardins

 

Commentaires

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  • Martine Gagnon

    Il y a 3 ans

    Moi mes grands-parents paternel sont Rosario Gagnon et Catherine pelerin

  • Rene Roland Gagnon

    Il y a 4 ans

    Moi mes grand parent sont Octave Wilfrid Gagnon et Florina Maranda

  • mariette houle

    Il y a 5 ans

    Notre famille Houle-Gagnon comprend quatre (4) enfants, douze petits-enfants et un arrière petit-enfant depuis mai dernier. La lignée se continue.
    Mariette Houle-Gagnon