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Généalogie des Hébert



Porté par 17 000 personnes, Hébert arrive au 43e rang des patronymes les plus répandus au Québec. D’après le site «La mémoire du Québec» de Jean Cournoyer, plusieurs hypothèses sont avancées quant à l’origine du nom. Elle serait germanique, dérivée de harbert ou hariberht, signifiant ou bien « armée brillante, illustre, célèbre » ou encore « gloire brillante, illustre célèbre ».

 

Le nom Hébert occupe une place de premier plan dans l’histoire du Québec puisqu’il est associé au premier colon de la Nouvelle-France : Louis Hébert.

 

Louis Hébert

Né vers 1575, Louis Hébert, fils de Nicolas Hébert et de Jacqueline Pajot, épouse vers 1602 Marie Rollet; il habie alors à Saint-Germain-des-Prés, sur la rue Saint-Sulpice, à Paris. Il est apothicaire de métier, comme son père qui avait exercé à la cour de Catherine de Médicis.

 

Son avenir s'annonce tranquille et bourgeois. Pourtant, Louis Hébert se lance dans l'aventure en Acadie, à l’instigation de Jean de Poutrincourt, auquel il est apparenté. Ce dernier le met en relation avec Pierre Degua, sieur de Mont, lieutenant général de la Nouvelle-France. Le 20 mars 1606, Hébert s’engage avec lui, comme apothicaire, dans un voyage en Acadie.

 

Samuel de Champlain est de l’expédition à titre de cartographe. Dès ce premier séjour, Louis Hébert se fait remarquer pour ses talents de guérisseur et son intérêt pour l’agriculture. Revenu en France en 1607, il retourne en Acadie avec Poutrincourt en 1610 et s’établit à Port-Royal, dont il dirige l’établissement en 1613. Les Anglais le font alors prisonnier et le contraignent de retourner en France.

 

À l’hiver de 1616–1617, Hébert renoue avec Champlain qui est à Paris en quête d’appuis pour sa colonie de Québec. Comme ce poste subsiste depuis neuf ans, l’apothicaire y voit sans doute un lieu de colonisation sûr, étant donné surtout que Champlain lui a obtenu un contrat favorable de la compagnie de traite des fourrures qui a la haute main sur la région du Saint-Laurent. Confiant en ces promesses (200 couronnes par an pour ses services comme apothicaire, ainsi que le gîte et la nourriture pour lui et sa famille pendant la période du défrichage), Hébert vend sa maison et son jardin à Paris et emmène sa femme, Marie Rollet, et ses trois enfants, Anne, Guillemette et Guillaume, à Honfleur où ils se préparent à s’embarquer.

 

Une fois là, il constate que la compagnie n’a nullement l’intention de faire honneur à ses engagements. Il doit se contenter d’un nouveau contrat qui réduit de moitié son salaire et ses concessions et stipule que les membres de sa famille et son serviteur seront au service de la compagnie sans rémunération. N’ayant pas d’autre choix, il accepte et part avec sa famille le 11 mars 1617, parvenant à Tadoussac le 14 juin.

 

À Québec, son talent d’apothicaire et sa petite provision de grain sont une bénédiction pour les colons malades et affamés. Bien que lui et ses serviteurs doivent consacrer une grande partie de leur temps à la compagnie, il réussit à défricher et à planter une certaine étendue de terre. Pendant le court séjour que Champlain fait à la colonie en 1618, il y trouve des terres « semées de beau grain » et des jardins où poussent toutes sortes de légumes. 

 

Pendant bien des années, Hébert sera le seul, outre Champlain lui-même, à cultiver la terre. Lorsqu’en 1620, Champlain revient de France muni d’un mandat qui, en principe, lui donne pleine autorité sur la colonie, il confie à Hébert l’administration de la justice en le nommant procureur du roi. Hébert jouit en outre de la confiance et de l’estime des Indiens à qui il prodigue ses soins comme à ses compatriotes. Contrairement à une foule de ses contemporains, il les considère comme des êtres humains et intelligents, qu’il suffit de former.

 

Connus plus tard sous le nom de fief du Sault-au-Matelot, les terres de Louis Hébert comprennent l’emplacement actuel de la basilique, du séminaire, ainsi que des rues Hébert et Couillard. S’ajoutent quelques acres en bordure de la rivière Saint-Charles, – le fief Saint-Joseph, plus tard connu sous le nom de fief de Lespinay, – le tout devant être détenu en fief noble.

 

Hébert réalisera son rêve le plus cher, celui de posséder suffisamment de ces terres vierges du Nouveau Monde pour vivre avec sa famille dans l’indépendance : les prés en bordure de la rivière Saint-Charles offrent les pâturages nécessaires à ses bovins ; les terres plus hautes logent ses champs de céréales, les jardins potagers et un verger planté de pommiers apportés de Normandie.

 

Hébert exécutera tous ces travaux malgré l’opposition de la compagnie. De plus, il le fera en n’utilisant que des outils manuels, puisqu’il n’avait même pas de charrue (ce n’est qu’un an après la mort d’Hébert qu’on commencera à travailler la terre, à une plus grande échelle, au moyen d’une charrue tirée par des bœufs.)

 

À l’hiver de 1626, Hébert meurt d’une chute sur la glace. On l’inhume le 25 janvier 1627 dans le cimetière des Récollets. En 1678, ses restes, toujours dans son cercueil de cèdre, sont transportés dans le caveau de la chapelle des Récollets, nouvellement construite. Avec ceux du frère Pacifique Duplessis, ils seront les premiers à y reposer. Marie Rollet se remariera à Guillaume Huboult en 1629 et sera inhumée le 16 mai 1649 à Québec.

 

La descendance de Louis Hébert

Anne Hébert, fille de Louis, est la première mariée du Canada, en 1618, lorsqu’elle épouse Étienne Jonquest. Malheureusement, elle décède en mettant au monde son premier enfant, qui meurt avec elle. Sa sœur Guillemette se mariera la deuxième, épousant Guillaume Couillard le 26 août 1621; il s’agit du premier acte de mariage en terre canadienne qui nous soit parvenu. Le couple laissera de nombreux descendants. Enfin, Guillaume, leur frère, épouse Hélène Desportes en 1636. S’il a descendance par une de ses filles, son fils Joseph fut capturé par des Indiens, torturé, puis assassiné peu après son mariage. Sa femme accouche d’un fils en octobre 1661, mais il disparaît des documents, indice certain d’une mort hâtive. On a cru longtemps qu’aucun Hébert ne descendait de Louis Hébert or, une lignée de Couillard, descendants de Guillemette Hébert, fille de Louis, a repris le patronyme Hébert au 20e siècle. Le comédien Paul Hébert descend de cette lignée. 

 

 

Les principales souches de Hébert

Louis Hébert aura été le premier à arriver chez nous, mais la quasi-totalité des Hébert du Québec ne descend pas de lui. Voici quelques-uns des principaux ancêtres de la famille.

 

Augustin Hébert dit Jolicœur

Fils de marchand né au début des années 1620, ce pionnier arrive en Nouvelle-France en 1637. À titre de soldat, il participe à la fondation de Ville-Marie en 1642. De retour en France en 1645, il épouse Adrienne Duvivier le 13 janvier 1646. De retour à Ville-Marie en 1647, il obtient de Maisonneuve l’une des premières terres de l’île de Montréal, au nord de la rue Saint-Paul.

 

Étienne et Antoine Hébert, souche acadienne

On ne connaît ni les parents ni le lieu d’origine de ces deux frères, arrivés en Acadie entre 1645 et 1650. On suppose qu’ils viendraient de la région loudunoise, véritable berceau des pionniers acadiens. Le plus âgé, Antoine, aurait vu le jour entre 1614 et 1621. Tonnelier de métier, il s’unit à Geneviève Lefranc avant de quitter la France. Au recensement de 1671, ils ont trois enfants. Son petit frère, Étienne, serait né vers 1630. Ce dernier épousera Marie Gaudet à Port-Royal et aura 10 enfants, soit 5 garçons et 5 filles. Après la déportation des Acadiens en 1755, des descendants de ces deux frères vont s’installer au Québec; ils sont à l’origine de la majorité des Hébert de chez nous.

 

François Hébert dit Lecompte

Né vers 1618 à Mont-Saint-Aignan (autrefois Mont-aux-Malades), près de Rouen, il épouse au même endroit Anne Fauconnier en 1644. Arrivés en 1654 avec leur fils, Nicolas, ceux-ci s’installeront à Beauport, puis à L’Ange-Gardien, où Guillaume Couillard, gendre de Louis Hébert, leur concède une terre en 1658. Cinq autres enfants vont naître en Nouvelle-France, mais un seul fils, Guillaume, va transmettre le nom.

 

Quelques descendants célèbres...

Anne Hébert, auteure

Paul Hébert, comédien

Marjolaine Hébert, comédienne

Jacques Hébert, journaliste, auteur et éditeur

Chantal Hébert, journaliste

Pierre Hébert, cinéaste d’animation

Pierre Hébert, musicien (Octobre)

Pierre Hébert, humoriste

Bruno Hébert, auteur

 

 

 

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