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Généalogie des Lemieux



Peu répandu en France, où il serait porté par moins de 5000 individus, le patronyme Lemieux se situe néanmoins au 57e rang au Québec, avec environ 15 000 porteurs.
 

L’étymologie du nom est imprécise. Le spécialiste en onomastique français Jean Tosti écrit :


«Nom porté en Normandie, rencontré aussi sous la forme Le Mieux. Sens incertain. Il semble difficile de le rapprocher du mot 'mieux', encore que celui-ci ait parfois été employé comme adjectif au moyen âge (le meilleur). On pensera plutôt à un lieu-dit : on connaît dans le Calvados la commune de Saint-Martin-de-Mieux. Il existe dans la Manche un hameau des Mieux à Canteloup et plusieurs autres lieux-dits en Normandie.»
 

Cette référence à Cantaloup rejoint le résultat de recherches menées par les membres de l’Association des familles Lemieux, notamment M. Jacques Lemieux, appuyé de Madame Anne Osselin de Rouen. En effet, documents à l’appui, ceux-ci ont remonté l’ascendance des Lemieux d’Amérique jusqu’en 1324. On sait de ces recherches que la famille, originaire de Moyaux, près de Lisieux, s’est ensuite déplacée à Cantaloup (commune du Contentin) où existe aujourd’hui une ferme nommée «La Mieuserie». Elle s’est enfin posée dans la région de Rouen où sont nés les immigrants qui ont introduit le nom chez nous.
 

Pierre et Gabriel Lemieux, ancêtres de tous les Lemieux
 

Baptisé le mercredi 26 octobre 1616 à Rouen (paroisse St-Michel), fils de Pierre Lemieux et de Marie Luguan, Pierre Lemieux (fils) arrive au Canada dès 1635 à titre de maître-valet, à bord des navires qui font la traversée vers le Nouveau Monde pour la Compagnie des Cent-Associés. D’ailleurs, il va l’échapper bel le 26 avril 1639 en refusant de se joindre à une expédition de chasse en raison des trop fortes vagues sur le fleuve : le canot coule et l’un des passagers se noie! Repassé en France, il revient pour un engagement de trois ans passé à La Rochelle le 10 avril 1643; il y est qualifié de maître tonnelier. Son engagement terminé, il épouse, le 10 septembre 1647, Marie Benard, originaire de l’Île-de-France. De leur union naîtront sept enfants, dont deux garçons laisseront une descendance.
 

On sait que le recruteur Robert Giffard lui concède, en 1649, une terre sur la rivière Montmorency et que Pierre Denis de la Ronde fait de même en 1659 pour un terrain dans la Basse-Ville de Québec. Pierre Lemieux acquiert aussi une terre sur la rivière Saint-Charles à la même époque. Mais sa vie de tonnelier l’amène apparemment à se déplacer souvent. C’est d’ailleurs au cours d’un déplacement qu’il disparaît, de toute évidence noyé (il semblait prédestiné…) On ignore la date exacte du naufrage, survenu à l’automne 1660 ou en 1661.
 

Le second ancêtre Lemieux, Gabriel, est témoin au contrat de mariage du précédent, le 17 août 1647. Sur la foi de son contrat de mariage à Marguerite Leboeuf, le 11 août 1658 devant le notaire Audouart, il est identifié comme le fils de Louis Lemieux et de Marie Luguan... la mère du pionnier Pierre Lemieux! On a longtemps cru qu’il était le demi-frère de l’ancêtre Pierre Lemieux, né d’une même mère et du cousin de Pierre Lemieux, père. Mais les recherches évoquées ci-dessus ont mis en lumière une toute autre vérité, comme il apparaît dans l’acte suivant tiré du registre de St-Étienne la Grande Église à Rouen :
 
« Le mercredi dixième d’avril 1630 fut baptisé le fils de Anne le Cornu, en la présence de Jean le Cornu, cartier, son père, la dicte Anne ayant eu habitation charnelle souls promesse de mariage,  par parolles verballes avec Thomas LeMieux, de présent décédé l’enfant nommé Gabriel par Anne le Cornu vefve de deffunt Jean le Parent, tante de la dicte Anne, mère dudict baptisé et par Guillaume Baniguot, père de la femme en seconde nopces dudict Jean le Cornu parrain. » 

 
Ce Thomas Lemieux était le frère de Pierre, époux de Marie Luguain. Emporté par la peste (ainsi que son père d’ailleurs) en 1629, il n’a pu respecter sa promesse de marier Anne Le Cornu. Le petit Gabriel était donc un enfant illégitime, né hors mariage. Il a vraisemblablement été recueilli par sa tante Marie Luguain, d’où les informations apparaissant à son contrat de mariage.

Outre sa naissance, Gabriel Lemieux connaît une vie bien mouvementée. Marguerite Leboeuf, épousée le 11 août 1658 à Québec, lui donnera cinq enfants, dont un garçon et 2 filles laisseront une descendance. Elle meurt prématurément en 1669. Gabriel se remarie le 26 novembre 1671 à une Rouennaise, Marthe Beauregard, avec laquelle il aura cinq autres enfants, dont deux garçons et deux filles laisseront une descendance. Gabriel décède le 2 décembre 1700 à Lévis. Sa seconde épouse lui survivra près de 28 années.

 
 
Quelques descendants notoires...
 
 

Jean-Paul Lemieux (1904-1990), peintre

Robert Lemieux (1941-2008), avocat, militant indépendantiste, célèbre pour avoir défendu  les membres du FLQ

Mario Lemieux, joueur de hockey et propriétaire des Penguins de Pittsburgh de la Ligue Nationale de Hockey (descendant de Gabriel Lemieux)

Claude Lemieux, joueur de hockey, enfant terrible des Canadiens lors de leur conquête de la Coupe Stanley en 1986

Diane Lemieux, dite «la lionne», députée péquiste (1998-2007), leader de l’opposition 2004-2007), préside maintenant la Commission de la construction du Québec

Claude Lemieux, acteur

Marjolaine Lemieux, actrice

Françoise Lemieux, actrice
 
 
 
 

Commentaires

2

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  • Alphonse Lemieux

    Il y a 4 ans

    Il faut aussi ajouter Karyne Lemieux, actrice que l'on a vu dans « Nos étés », Le film Le Pénitencier, Diva, Yamaska...

  • YVES LEMIEUX

    Il y a 6 ans

    les lemieux ont fait pour le mieux nos heritages contuniront de faire pour lemieux, lachons pas.