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Lévesque

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Généalogie

Généalogie des Lévesque



Le patronyme Lévesque fait référence à un sobriquet donné à une personne qui a des allures d'évêque ou, éventuellement, à une façon de désigner celui qui acquitte les droits seigneuriaux à l'évêque (latin religieux episcopus, du grec episkopos, qui signifiait gardien). On peut aussi l’associer au domestique de l'évêque.

 

  • Dix pionniers introsuisent le nom Lévesque en Nouvelle-France. De ce nombre au moins cinq ont laissé une descendance jusqu’à nos jours :

 

  • Pierre Lévesque de Doué-la-Fontaine en Anjou, marié avec Marie Croiset à Sainte-Anne-de-la-Pérade en 1677.

 

  • Robert Lévesque de Hautot-Saint-Sulpice en Normandie, marié avec Jeanne-Marguerite Le Chevalier à Rivière-Ouelle en 1699.

 

  • Jacques Lévesque dit Sansoucy de Jarnac au Poitou, marié avec Marguerite Lair à Montréal en 1698.

 

  • Jacques Lévesque dit Lafrance d’Alençon en Normandie, marié avec Madeleine Gosselin à Québec en 1748.

 

  • Jean Lévesque de Passais en Anjou, marié avec Françoise Bouillon à Rimouski en 1763. 

 

Au nombre de 31 200, les Lévesque forment aujourd’hui notre 14e plus grande famille. En France, ils ne sont plus qu’environ 3385, concentrés principalement à Paris, dans l’Aisne et dans la Haute-Vienne. En Nouvelle-Angleterre, les Lévesque ont adopté les patronymes de Leveque et Levque.

 

L’ancêtre Robert Lévesque

Robert Lévesque naît le 3 septembre 1642 à Hautot-Saint-Sulpice, dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie, de l’union de Pierre Lévesque et Marie Caumont. Ses parents se sont mariés dans la même commune le 27 janvier 1641. Il est l’ainé de trois frères : François, né en 1644; Jean, né en 1646 et inhumé en 1648; et Jean (homonyme), né en 1648.

 

Robert Lévesque arrive en Nouvelle-France vers 1671 comme charpentier avec Jean-Baptiste-François Deschamps de la Bouteillerie, gentilhomme de la région de Caux qui obtiendra la seigneurie de la Rivière-Ouelle en 1672 de l’intendant Jean Talon.

 

Lévesque travaille d'abord comme charpentier à la construction du manoir du seigneur, puis, le 10 novembre 1674, celui-ci lui attribue une terre de 12 arpents par 30 située au sud-est de la rivière Ouelle. Robert bâtit sa maison et commence le défrichement. Pendant 20 mois, entre 1675 et 1677, il travaille à la construction de la maison du Petit Séminaire de Québec.

 

Robert Lévesque épouse à L’Ange-Gardien, le 22 avril 1679, Jeanne Chevalier, veuve de Guillaume Le Canteur et fille de Jacques-Alexandre Le Chevalier et de Marguerite Scormian. De cette union naissent cinq garçons et une fille entre 1680 et 1690.

 

Le pionnier s'occupe de la construction de la première église de Rivière-Ouelle. Il est également l’un de ceux à prendre les armes pour repousser Phipps à la Pointe de Rivière-Ouelle en 1690.

 

Au fil des ans, Robert Lévesque accumule un important domaine foncier, surtout après l'acquisition de trois terres de Joseph Renaud en 1692. À la fin de sa vie, il est censitaire de deux terres de 12 arpents par 42 et de trois autres terres de plus petite dimension. Il décède le 11 septembre 1699 à l'âge de 57 ans à Rivière-Ouelle. Après sa mort, Jeanne Chevalier se remarie au seigneur Deschamps en 1701. Ce dernier décède en 1703. Jeanne Chevalier décède pour sa part le 24 novembre 1716.

 

Le premier ministre

 

René Lévesque naît le 24 août 1922 à l’hôpital de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, de l’union de Dominique Lévesque, avocat, et de Diane Dionne de New Carlisle en Gaspésie. Il est l’aîné d’une famille de quatre enfants. D’abord animateur de radio puis correspondant de guerre, le journaliste passe au petit écran et décide finalement, en 1960, de faire le saut en politique avec Jean Lesage. Acteur majeur dans la nationalisation de l’électricité, il quitte les libéraux en 1967 et fonde le Parti québécois en 1968. Il prend le pouvoir en 1976 et occupe le poste de premier ministre du Québec jusqu’en 1985. Il fait notamment adopter la Loi 101, la loi sur le financement des partis politiques, le mode impartial de nomination des juges et organise un premier référendum sur la souveraineté en 1980.

 

René Lévesque épouse, en premières noces à Québec, le 3 mai 1947, Louise l’Heureux, née le 15 juin 1921, de l’union d’Eugène L’Heureux et de Jeannette Magnan. Elle était directrice du journal L’Action. Trois enfants naissent de cette union : Pierre, Claude et Suzanne. À la suite de son divorce en 1977, René Lévesque épouse au Palais de Justice de Montréal le 12 avril 1978, Corine Côté, née à Alma le 10 novembre 1943, fille de Roméo Côté et d’Irma Tremblay.

 

Il décède à Verdun (Ile-des-Sœurs) le 1er novembre 1987. Son inhumation a lieu à Québec au cimetière de Saint-Michel-de-Sillery. Corine Côté s’éteindra à Montréal le 19 octobre 2005.

 

Le troubadour

 

Joseph-Albert-Auguste-Raymond Lévesque naît à Montréal le 7 octobre 1928 de l’union d’Albert Lévesque, important éditeur de livres à Montréal, et de Jeanne Labrecque. Fort d’une solide base en piano, il écrit ses premières chansons à 15 ans et devient plus tard animateur de radio pour CKAC, CHLP et la SRC. Il part vers la France en en 1954, pays où il compose, deux ans plus tard, son hymne Quand les hommes vivront d’amour, élu chanson du siècle en 1992 par un vote populaire. Comédien, auteur, compositeur, dramaturge, il signe en carrière plus de 500 chansons, 5 pièces de théâtre et 7 recueils de poèmes.

 

Raymond Lévesque épouse en premières noces Madeleine Bernard, fille de Jean Bernard et d’Hermine Darche à Val-David le 18 juin 1966. C’est au cours des ces années que Raymond Lévesque présente ses monologues à la Butte-à-Mathieu. À la suite de son divorce, il marie, au Palais de Justice de Montréal le 3 décembre 1976, Marie-Céline Arsenault, née à Québec le 17 juillet 1952 de l’union de Réal Arsenault et d’Aline Leblanc. Une fille, Marie-Marine, née le 6 septembre 1976, fait une carrière dans la chanson.

 

Au cours de sa brillante carrière, Raymond Lévesque recevra de nombreux prix et distinctions donc celui de Patriote de l’année décerné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1980. Indépendantiste, il refusera, par conviction, le Prix du Gouverneur général du Canada en 2005. Le 7 février 2011, la Ville de Longueuil nommait la bibliothèque de Saint-Hubert en son honneur.

 

Quelques autres descendants célèbres...

 

Denis Lévesque, animateur et journaliste

 

Normand Lévesque, comédien

 

Suzanne Lévesque, animatrice et comédienne

 

Dominique Lévesque, humoriste

 

 

 

Recherche: Marcel Fournier

 

 

Sources bibliographiques sommaires

 

Base de données personnelle de Marcel Fournier sur les pionniers de la Nouvelle-France

Base de données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH)

Base de données du Fichier Origine

Base de données notariales Parchemin

Base de données d’Ancestry.ca

Base de données de BMS 2000

La Mémoire du Québec de 1534 à nos jours de Jean Cournoyer

Les noms de famille au Québec de Louis Duchesne

L’annuaire des citoyens du Québec

Institut généalogique Drouin

Association des familles Lévesque Inc.

 

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