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Morency et Montmorency

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Généalogie

Morency et Montmorency



MORENCY/MONTMORENCY

 

Même si on a baptisé des chutes, une rivière et une station de métro du nom de Montmorency, dans les faits, ce patronyme demeure très rare au Québec. Il désigne une personne originaire de Montmorency, commune de Val d’Oise, près de Paris.

 

Beaucoup moins associée à la toponymie, sa variante Morency compte en revanche beaucoup plus porteurs et arrive au 487e rang au Québec, entre Comtois et Laforest.

 

Quoi qu’il en soit, les Morency et les Montmorency descendent du même pionnier, Guillaume Baucher dit Montmorency ou Morency. Selon la lignée, certains Baucher Morency opteront pour le patronyme Montmorency, comme dans le cas de l’arrière-grand-père du comédien André Montmorency.

 

Guillaume Baucher dit Montmorency/Morency

 

Fils d’Antoine et de Marguerite Guillebert, on le baptise vers 1630 en l’église St-Martin de Montmorency. Bien qu’on ignore la date exacte de son arrivée en Nouvelle-France, des documents nous indiquent qu’il reçoit une terre de 3 arpents sur le fleuve, à l’Île-d’Orléans, le 2 avril 1656.

 

Le colon revend sa terre à son voisin Pierre Loignon le 12 mars 1666, non sans avoir acheté entretemps (en 1663) la ferme de la veuve Tiennette Després, au nord de l’île. Il en doublera la superficie au fil des ans. Baucher était aussi propriétaire du huitième du fief du Buisson à Beauport.

 

C’est Marie Paradis, jeune fille de 14 ans née dans le Perche, qu’il prend pour épouse le 29 septembre 1656, dans la seule paroisse organisée de l’époque, Notre-Dame-de-Québec. En tout, le couple aura 13 enfants, 6 filles et 7 garçons, dont quatre décèderont à un jeune âge. Seuls Guillaume et Joseph perpétueront le nom Morency/Montmorency en Nouvelle-France. André Montmorency descend de Joseph; François Morency, de Guillaume.

 

Bien qu’illettré, Guillaume Baucher jouira d’une très bonne réputation dans la colonie. On verra en lui un homme travaillant, sympathique, aimant et paternel. Il décède en 1687 à l’âge de 57 ans. On l’inhume le 26 octobre.    

 

Après sa mort, son épouse Marie prend le relais des affaires de main de maître, sans se laisser marcher sur les pieds. Elle rendra l’âme le 15 décembre 1708.

 

Un jeune frère de Guillaume Baucher, René, s’établira aussi à l’Île-d’Orléans, mais aucun de ses 17 enfants n’assurera la pérennité de son nom qui, de surcroît, n’était pas Montmorency, mais plutôt Baucher dit Sans-Soucy.  

 

Mgr François de Laval (alias François Montmorency de Laval)

 

Fils des nobles Hugues de Laval et de Michelle de Péricard, celui qui deviendra le premier évêque du Québec naît le 30 avril 1623 à Montmigny-sur-Avre, près de Chartres. S’il porte le patronyme de Laval, François demeure néanmoins un descendant de la très noble lignée des Montmorency, lignée honorée notamment par le baptême d’un de ses ancêtres par St-Rémi en 496. De surcroît, en 1390, Jacques Sire de Montmorency devenait le premier baron de France. Deux devises sont d’ailleurs associées à la famille : Dieu ayde au premier baron chrestien et Premiers barons de France.

 

Si on parle de François de Laval et non de Montmorency c’est qu’au 13e siècle, son ancêtre Guy de Laval, fils de Mathieu de Montmorency et d’Emme de Laval, prend le nom de sa mère.

 

Bien évidemment, comme il entre en religion (on le tonsure même dès l’âge de 8 ans), François de Laval ne laissera pas de descendance, mais son importance dans notre histoire demeure grande. Ordonné prêtre en 1647, puis évêque en 1658, il s’embarque à La Rochelle le jour de Pâques 1659, non sans être l’objet d’une certaine mésentente au sein du clergé. Une lettre de la reine-mère Anne d’Autriche adressée au gouverneur de Québec mettra fin abruptement à toute discussion.

 

Le 16 juin suivant, François de Laval arrive à Québec. Ce pionnier de l’histoire religieuse de notre province fondera notamment le Séminaire de Québec le 26 mars 1663 (première institution d’enseignement en Nouvelle-France) et le Petit séminaire le 9 octobre 1668. C’est de cette institution que naîtra, en 1852, l’Université Laval, nommée ainsi en l’honneur de l’homme d’église. Pour sa part, le Petit séminaire porte aujourd’hui le nom de Collège François-de-Laval.

 

On doit aussi à Mgr Laval la construction, en 1669, de la première église de l’Île-d’Orléans : Ste-Famille. Si la Ville de Laval porte aujourd’hui son nom, c’est qu’en 1675, il échange la seigneurie de l’île d’Orléans contre celle de l’île Jésus et y attribue les premières concessions.

 

François de Laval ou, comme on l’appelle aussi, François Montmorency de Laval s’éteint à Québec le 6 mai 1708, des conséquences d’une engelure au pied. En 1980, le pape Jean-Paul II le béatifie.

 

Charles de Montmorency

 

Bien qu’il n’ait pas été l’un de nos pionniers, ce vice-roi de la Nouvelle-France, issu de l’une des plus nobles lignées de la mère patrie, laissera son nom à des lieux marquants de la région de Québec. C’est en son honneur que les chutes et la rivière ont été baptisées Montmorency par Samuel de Champlain en 1603.

 

 

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