Le Québec, une histoire de famille | Le premier réseau social consacré à la généalogie au Québec!

Famille de la semaine

Nguyen

Retour à la capsule

Généalogie

Généalogie Nguyen



Le patronyme Nguyen prendrait ses origines en Chine et serait dérivé du caractère 阮 qui se prononce Ruan en mandarin et Yuen en cantonnais. En français, le nom s’écrit en général Nguyen, sans apostrophe et sans accent.

 

On estime à 40% la proportion de Vietnamiens qui portent ce patronyme dans le monde. Mais en réalité, la majorité d’entre eux n’ont aucun lien de parenté, ce qui représente tout un défi pour un généalogiste!

 

Après la chute de la Dynastie Ly, en 1232, Tran Thu Do s’est imposé comme chef de la Dynastie Tran, forçant du même coup les vaincus à abandonner le nom de Ly au profit de Nguyen.

 

Les Tran seront éventuellement renversés par les Ho, mais reprendront le pouvoir en 1407, ce qui incitera beaucoup de Ho à se rebaptiser Nguyen de leur propre chef, de crainte d’être malmenés par leurs ennemis.

 

Le même phénomène se reproduira lors de la chute de la Dynastie Mac, en 1592. Mais c’est surtout avec l’arrivée au pouvoir de la Dynastie Nguyen, en 1802, que le nom se répandra le plus. Celle-ci restera à la tête du pays pendant plus de 140 ans (jusqu’en 1945).

 

La population adoptera le patronyme non seulement en guise de soumission ou par crainte de représailles, mais aussi à titre honorifique, pour exprimer son admiration et sa fidélité aux dirigeants.

 

Les Nguyen au Québec

 

Même si les Anglais occupent une place importante dans notre histoire, il est surprenant de constater que le patronyme non-francophone le plus répandu ici ne prend pas racine en territoire britannique. Se classant au 130e rang des noms de famille les plus fréquents du Québec, Nguyen devance non seulement tous les autres noms à consonance étrangère, il surpasse même plusieurs noms très courants chez nous comme Gélinas, Giguère ou Robitaille.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les premiers Vietnamiens à s’installer ici n’étaient pas des réfugiés. Arrivés au début des années 50, ces derniers (uniquement des hommes) venaient au Québec pour étudier à l’Université de Montréal ou l’Université Laval grâce à l’aide financière de l’Église catholique. Des carmélites de Hanoi se sont quant à elles installées dans un couvent de Dolbeau en 1957, après la partition du Vietnam.

 

Grâce au Plan de Colombo, qui favorisait le développement économique en Asie, un fort contingent d’étudiants –parlant français de surcroit- sont débarqués à la fin des années 50 et au début des années 60. Mais plutôt que de ramener les connaissances dans leur pays, beaucoup sont restés et ont épousé des Québécoises, donnant lieu à beaucoup de mariages mixtes. Ils occuperont des emplois qualifiés, comme enseignant ou ingénieur.

 

Mais le gros des arrivants atterrira chez nous à la fin des années 70, après la Guerre du Vietnam. Connus sous l’appellation « boat people », ces réfugiés de la mer arriveront par milliers (44 000 au Canada en 79-80 seulement).

 

À Montréal, bien que moins nombreux que d’autres communautés, les Nguyen occupent néanmoins le 2e rang des patronymes les plus répandus après Tremblay. 75% des Nguyen du Québec habitent la métropole.

 

Recherche : Bertrand Desjardins

 

Commentaires

2

Vous devez être connecté pour inscrire un commentaire.

Connectez-vous