Salut, je m’appelle Kim Nguyen. Je m’appelle Marie Nguyen. Et moi, Zoonie Nguyen. Et voici l’histoire de notre famille!
40% des Vietnamiens dans le monde s’appellent «Nguyen».
[Kim Nguyen] : «Pardon, mais "N-guyen" ça se prononce en fait "Nuyen".»
Cette popularité des «Nuyen» s’explique par tradition; les familles régnantes donnaient leur nom à tous ceux qui étaient à leur service.
En 1950, quatre ans avant la fin de la guerre d’Indochine, le Québec accueille son premier groupe de ressortissants vietnamiens. Le Vietnam étant annexé à l’empire colonial français depuis 1883, ses élites parlent la langue de Molière. Ses étudiants bénéficient de bourses d’études offertes par l’Église pour s’inscrire dans diverses universités québécoises.
[Kim Nguyen] : «C’est comme ça que mon père a réussi à faire des études en mathématiques à Rimouski, mais surtout, qu’il a rencontré ma mère, une Bérubé d’Amqui.»
Plusieurs diplômés ont ainsi marié des Québécoises et fait souche au pays.
C’est cependant à la fin de la guerre du Vietnam, à partir de 1975, qu’arrive la plus grande vague de réfugiés en provenance d’Asie du Sud-Est. On les surnomme les «boat people».
[Zoonie Nguyen] : «Comme nous, des centaines de milliers de personnes ont fui vers les pays voisins sur des bateaux de fortune. Par miracle, le troisième jour en mer, un navire nous a sauvés puis emmenés dans un camp de réfugiés à Hong-Kong. Nous avons été très chanceux, car beaucoup d’autres sont morts en mer. Grâce à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, nous avons pu atterrir à Montréal en juin 1975.»
Les Vietnamiens se sont formidablement bien intégrés à notre société, en témoignent : le cinéaste Kim Nguyen et Marie Nguyen, première femme asiatique pilote de ligne au Québec
On recense 33 000 résidents d’origine vietnamienne au Québec.
[Marie Nguyen] : «Même si les Tremblay demeurent majoritaires en région, les Nguyen les talonnent de près dans la métropole!»
Voilà, c’était l’histoire des Nguyen!