Gauthier dit St-Germain | Le Québec, une histoire de famille

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  • Jean Dufresne

    Il y a 3 ans

    Je suis à la recherche des ancêtres de Charlotte Ethier Dragon (père: Louis, mère: Josette Aubertin) qui a épousé Joseph St-Germain le 24 oct 1791 à Boucherville et de leur bru Marie Daigneau (pèere: Jacques, mère: Josephte Chauvin) qui a épouse Jean-Baptiste St-Germain le 23 nov 1830 à Boucherville. Ce sont des ancêtres de mon épouse R. Robichaud. Merci de votre aide.

    • renee tetreault

      Il y a 3 ans

      si vous desirez de l'aide s.v.p. me contacter MERCI

    • Jean Dufresne

      Il y a 3 ans

      Merci beaucoup! Quay (au lieu de Ethier) semble être la clef de résolution. Je suis bon pour une autre étape.

    • renee tetreault

      Il y a 3 ans

      voir tableau sur rootsweb world connect pour Louis http://wc.rootsweb.ancestry.com/cgi-bin/igm.cgi?op=PED&db=691&id=I8036

  • Lucie St-Germain

    Il y a 7 ans

    Cette terre de Repentigny
    Terre
    de Germain Gauthier dit St-Germain
    Terre No 120 de Repentigny

    Terre concédé à Germain Gauthier dit St-Germain
    (Les proptiétaire de cette terre de 1677 à aujoud’hui).

    Une terre de 3 arpents par 20 fut concédé à Germain Gauthier dit St-Germain avant 1677, soldat du Régiments de Carrignan de St-Ours. Eut une nombreuse Descendance qu’il ne faut pas confondre avec plusieurs autres familles Gauthier, particulièrement avec les Gauthier diy Landreville, nombreux dans la région.

    Germain Gauthier dit St-Germain était le fils de Germain Gauthier et de Louise Veillard où Voillard, de Beaubec-la-Rosière, Diocèse de Rouen en Normandie. Il s’est marié à Points aux-Trembles le 19 juillet 1677, à Jeanne Beauchamp, Celle-ci était fille de Jacques Beauchamps et de Marie Dardenne. Elle deviendras sage femme par la suite.
    Nièce de René Dardenne de la terre no 47. Son grand père Maternel, Pierre Dardenne, agé de 80 ans cultivait un lopin de cette terre no 120 d’après le recensement de 1681 et possédait dix qrpents en valeur. Lors de ce même recensement.
    Germain Gauthier dit St-Germain avait 34 ans lors de ce recensement, sa femme 20 et leurs fille Denise 2ans. Ils possédaient 2 fusils, 4 b^tes à corne et 11 arpents de terre en valeur. Ils firent baptisé leur fils Pierre le 10 novembre 1684 à repentigny qu’ils quittèrent deux ans plus tard pour s’établir à Boucherville et autres lieux.
    Le 1 Octobre 1687 un acte notarier fut passé devant Notaire Moreau, Germain Gauthier vendit son habitation de Repentigny au soldat Rumily, mais il dû la reprendre et là céda le 2 avril 1688 encore par contrat notarier, Notaire Fleuricour, à Antoine Brame dit Bourdelais, soldat dans les troupes du détachement de la marine, fils de Jean Brame et de Jeanne Chazeau, de Bordeaux en Guyenne, il s’est maré à repentigny le 1 mars 1688 à Marie Delpèche, fille de Bernard de la terre 110. Mais Bourdelais ne la garda que deux ans. Le 26 février 1690 un acte notarier, Notaire Fleuricour, il rétrocéda cette terre no 120 à M. de Repentigny qui la concéda par la suite à Pierre Rivière dit Larivière, ceci avant 1700. Pierre Rivière était voisin il possédait la terre 123.
    Le 28 juillet 1723 Contrat Tailhandier, la veuve de Pierre Rivière en céda la moitié à son fils Jean-Baptiste Rivière, l’autre moitié lui ayant été cédée antérieurement par son frère Marien Rivière. L’année suivante, au recensement de 1724, Jean-Baptiste Rivière possédait en entier cette terre de 3 arpents sur 20.
    Jean-Baptiste était le fils de Pierre et de Marie-Anne Mousseau. Il s’est marié à Repentigny le 24 novembre 1712 à Marie Goulet, fille de Thomas et de Marie Pancalin. Il fut marguiller en charge de la Paroisse en 1736. Ils eurent plusieurs enfants mais presque tous décéd`rent en bas-âge.
    Jean-Baptiste Rivière vendit sa terre, contrat Notaire Coron le 10 juillet 1737, à Louis Goulet fils de Charles Goulet et de Marie-Anne Rancin. Ce Louis Goulet marié depuis le 27 Janvier 1737 à Françoise Langlois passa la plus longue partie de sa vie soit 36 ans, sur cette terre no 120, qu’il céda par échange, devant Notaire Loisel le 3 novembre 1773, à Michel Jeannot Lachapelle, marié à thérèse Roy. Dès le 4 janvier 1774, un contrat notarier passé devant le Notaire Dag, Michel Jeannot la vendit à Joseph Hénault dit Deschamps et alla demeurer sur la terre no 76 avec sa fille Marie-Joseph et son fils François.
    Au recensement de 1795, cette terre appartenaient encore à Joseph Deschamps, elle appartiendra en 1801 à Joseph Dufort fils de François et Marguerite Jetté. Il s’était marié à Repentigny le 27 Février 1786 à Anastasie Landry, fille de Jean Landry et Marguerite Daigle.
    Ce Joseph Dufort la céda à son fils Jean-Louis, marié à Repentigny le 2 Février 1829
    à Thérèse Langlois dit Lachapelle, fille de Jean-Baptiste et de Marguerite Payette. Le 31 mars 1879 devant le Notaite Marion un contrat fut passé, Jean-Louis Dufort et Thérèse Langlois en feront donation à leur fils Albert Dufort, marié à Philomène Lachapelle le 22 octobre 1879.
    Albert Dufort vendra cette terre no 120 à son frère Onésime le 21 mars 1890 contrat Notaire Marion. Vitaline Payette étant veuve D’Onésime Dufort, vendit cette terre 120 et le lot 122 à Lidger Hervieux, cultivateur de l’assomption, marié à Rose-Anna Dufort. Ces derniers vendront cette terre no 120 et 111 à leurs fils Gérard Hervieux, devant le Notaire Noël Picard le 12 avril 1948.

    Cette terre sera sbdivisé en lots à bâtir à partire de 1955. Aujourd’hui on y trouve la rue Bonaventure, la place Hervieux et le Plateau Belmont.







    Quelque Moment de la vie de notre Ancêtre :

    Germain Gauthier dit St-Germain
    (1674-1719)

    Les Origines

    Germain Gauthier dit st-Germain naquit à Beaubec la Rosière,
    (anciennement appellée Forgues les-Eaux) au pays de Bray, (le pays de Bray est une petite région agricole verdoyante située aux confins de la Normandie, de la Picardie et de l’Isle de France dont les habitants s’adonnent à l’élevage des bovins et des chevaux).

    Germain Gauthier dit St-Germain, déclare avoir trente-quatre ans au recensement de 1681, donc il serait né vers 1647.

    Son père qui était tisserand se nommait aussi Germain et sa mère
    Louise veillard où (Voillard). La famille habitait déjà le pays de Bray au milieu du XVI siècle. Le 14 mars 1575, le prieur de l’abbaye de Beaubec consentait à Estienne Gauthier, par acte passé devant les tabellions de Rouen, un bail emphytéotique* sur la terre de la Balletière.

    Les régistres de Beaubec, malheureusement, son fort incomplets et ils ne permettent pas de remonter de notre Germain Gauthier dit St-Germain jusqu’à cet Estienne. Ils s’ouvrent en 1505 et s’arrêtent à 1598; puis ils reprennent en 1664. A partir de cette époque l”énumération des baptêmes, des mariages et des sépultures s’y poursuit jusqu’en 1793 alors qu’elle s’interrompt de nouveau. Il y à donc un trou de quelque soixante-cinq ans à une période cruciale pour l’identification des proches ascendants de Germain Gauthier. Par contre, à compter de 1664, il est fait mention de nombreux Gauthier ou Gautier, notamment, d’un certain “Antoine Gauthier”, décédé le 16 octobre 1689, âgé de quatre-vingt-sept ans, qui a donné au trésor de cette église
    de Beaubec la somme de cinquante livres pour prier Dieu pour lui. Une plauq de bronze fixée au mur de ladite église fait d’ailleurs état de la fondation d’une rente de trente livres faite par “ L’Honorable homme Antoine Gauthier,

    2 marchand et ancien trésorier de cette église”.

    Les régistres indiquent que beaucoup de Gauthier étaient parrains et marraines, ce qui prouve que cette famille était bien connue et sûrement estimée. Fait remarquable, il y avait encore en 1975 des Gauthier dans cette région de la Normandie, en particulier à Forgue-Les-Eaux.

    En nouvelles-France

    Selon toute probabilité et de l’avis des l’historiens Régis et Gérard Machessose, Germain Gauthier dit St-Germain serait venu au Canada en 1665 en qualité de soldats du Régiment de Carrignan-Salières, et il aurait fait partie de la compagnie de Contrecoeur*. Or celle-ci formait avec sept autres le dernier contingent qui partit de La Rochelle à la fin de mai 1665 sous les ordres du colonel de Salières lui-même. La traversé fut longue et difficile et les troupes n’arrivèrent à Québec que le 17 août 1665. Montréal était alors le point chaud de la guerre d’extermination que les Iroquois menaient contre les colons français, les huit compagnies durent s’y rendre sans délai. Les premiers qui étaient arrivés au milieu de juin avaient aussitôt été employers à la construction de fort de Chambly, premier obstacle sur la route des invasions.
    L’histoire nous a transmis le récit des travaux et des expéditions du régiments de Carignan en ce pays. Celles-ci furent, on le sait, des demi-échecs. Il demeure cependant que si cette intervention militaire n’atteignit pas l’objectif que s’était fixé M. de Tracy d’anéantir les Iroquois, elle refroidit considérablement leur ardeur belliqueuse et releva le moral des colons qui pouvaient désormais espérer des jours plus paisibles. Mais le résultat le plus positif et à long terme de la venue du célèbre Régiment en Canada, fut l’apport de population fourni par ceux de ces officiers et soldats qui choisirent de demeurer ici en qualité de défricheurs.
    Ces ce que fit Germain Gauthier dit St-Germain.



    *D’après G.Robert Gareau et autres historien Germain Gauthier fessait partir de la Compagnie St-Ours et non de celle de Contrecoeur.
    Référence: Dictionnaire généalogique de René Jetté.





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    Période Obscure:

    Cependant, on ne retrouve pas de ses traces avant 1677... Qu’advint-il de lui durant les neuf années qui suivirent son licenciement ? Retourna-il en France pour revenir ensuite ici ? Il se peut que préférant le fusil de l’aventurier à la hache du défricheur, il se soit fait, pour un temps coureur des bois,... Qui sait ?


    Son Mariage

    Quoi qu’il fût, le 27 juin 1677, Germain Gauthier passait devant Me. Bénigne Basset, Notaire royal en l’Isle de Montréal, in contrat de mariage avec Jeanne Beauchamp, fille de Jacques Beauchamp et de Marie Dardenne. Assistaient le futur époux, Jean-Baptiste le Gardeur, écuyer, Sieur de Repentignit, Pierre Picard, Roch Thouin, Jean Letellier et Jean Le Brodeur “ tous habitants de la Seigneurie de Repentigny”. Du coté de la futur épouse, les témoins étaient Jacques Beauchamp et Marie Dardenne, ses père et mère, Pierre Dardenne, son grand père, Pierre Larrivée, son beau-frère, mari de Denise Beauchamp sa soeur, Jean Beauchamp, son oncle paternel, René Dardenne, son oncle maternel et François Barbary, sa femme, François Bau et Jean Lafond dit Lafontaine.
    Les futurs conjoints s’épousaient sous le régime courant à cette époque, c’est-à dire, celui de la communauté de biens et les parents Beauchamp promettaient de leur verser en avancement d’hoirie ( dot), jusqu’a la somme de trois cent livres payables en cinq versements annuels égaux. Le contrat fut signé à la Pointe-aux-Trembles en la maison de Jacques Beauchamp.
    ( référence : 27 juin 1677 Notaire Bénigne Basset).

    Temps qu’ a la bénédiction nuptial, elle leur fut donné moins d’un mois plus tard, à la Pointe aux-Trembles dans la maison de François Bau laquelle servit pour la célébration du culte jusqu’a la bénédiction de la première chapelle au mois de mars 1678. L’acte en est consigné en ces termes au premier registre de la paroisse du Saint Enfants-Jésus.



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    Le 19 juillet 1677 a été et solemnisé le mariage de Germain Gauthier, habitant de la seigneurie de Repentigny, fils de Germain Gauthier, de la paroisse de Beaubec, diocèse de Rouen, pays de Bray, Normandie et de Louise Veillard ( Voillard), ses père et mère et de Jeanne Beauchamp, fille de jacques Beauchamp, habitant de la coste de St-Jean, en l’Isle de Montréal et de Marie Dardenne, ses père et mère.les bans publies de l’un et l’autre coté
    Ainsi qu’il nous a paru par un certificat sans qu’il se soit trouvé aucune opposition. Ledit ,mariage fait en présence de Messire Jean-Baptiste Le Gardeur, Écuyer, Sr, de Repentigny, de roc Toin, Jean Beauchamp, René Dardenne et autres parents et amis des parties, témoins:
    Repentigny
    Séguenot, prêtre-maire de la paroisse de la Pointe aux-Trembles autrement de l’enfant-Jésus.


    La jeune épousée allait avoir quatorze ans le 30 juillet de la même année et Germain Gauthier en avait trente. Les Beauchamp et les Dardenne étaient d’authentiques Rochelais venus en Nouvelles-France en la seigneurie de Repentigny.
    Les deux documents signalés ci-dessus, le contrat et l’acte de mariage de Germain Gauthier révèlent qu’il était en 1667 censitaire de Jean-Baptiste Le Gardeur, seigneur de Repentigny. Depuis quand ? Il n’a pas été possible jusqu’ici de l’établir, l’acte de concession n’ayant pas été trouvé. Il se peut bien que sa terre lui ait été concédé en même temps qu’a cinq autres colons en vertu d’un Contrat reçu par le notaire Thomas Frérot, le 20 mars 1673 et ou n’ap- paressant pas les noms des concessionnaires. Ce qui est certain, c’est qu’il est fait mention de notre homme dans Aveu et Dénombrement produit par Sieur de Repentigny avec L’acte de Foy et Hommage reçu par Benigne Basset le 15 septembre 1677. Dans la liste des censitaires, Germain Gauthier vient en troisième lieu, c’est à dire, après le domaine seigneurial et après Pierre Rivière.
    Le paragraphe qui le concerne se lit comme suit:




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    “Germain Gauthier possède trois arpents de front sur
    Vingt de profondeur, chargés de trois livres en argent et trois chapons de rentes et un sol de cens”
    (Aveu et dénombrement de la terre, fief et seigneurie de Repentygny: 1677)

    C’est donc sur le site de l’actuel ville de Repentigny que notre Ancêtre eut d’abord feu et lieu. La seigneurie ou il s’était fixé avait été concédée par la Compagnie de la Nouvelle-France à Pierre Le Gardeur le 16 avril 1647. Elle mesurait alors quatre lieues de front sur six de profondeur et et elle resta sans défrichement et sans changement de limites jusqu’en 1670, année ou elle fut partagée entre Jean-Baptiste Le Gardeur et son frère Charles de Villiers de La Chenaye. En vertu de divers contrats, Jean-Baptiste Le Gardeur finit par ne conserver comme seigneurie que la langue de terre comprise entre le fleuve St-Laurent et la rivière l’Assomption. En 1670, il s’y construit un petit manoir et c’est à compter de cette année là qu’il commença probablement à concéder des terres. L’Aveu et dénombrement de 1677 faisait mention, avons-nous vu, de trente concessionnaires mais quatre ans plus tard, au recensement de 1681, il n’y avait plus là que vingt-deux ménages pour une populations de cent quatorze personnes. La familles Gauthier était de ce nombre. On lit dans B. Sulte les indications suivantes:

    “Germain Gauthier 34 ans; Jeanne Beauchamp, sa femme 20; (elle n’en avait que dix-huit, étant né le 30 juillet 1663) Denise, leur fille 2; 2 fusils; 4 bêtes à cornes; 11 arpents en valeur. “

    Malgré leur brièveté ces trois lignes nous livrent de précieux renseignements. On y apprend en effet que Denise, L’aînée des enfants à vu le jour à Repentigny en 1679. Comme le registre de la paroisse ne fait pas mention de son baptême, on voit l’importance de cette note du recenseur. En second lieu, il y est dit que Germain Gauthier avait onze arpents en valeur. Or cette année-là, 1681 les vingt-et-un censitaires que comptait la seigneurie de Repentigny, deux avaient douze arpents en valeur et deux en avaient onze. Les dix-sept autres, pour la plus part, en avaient sensiblement mois. On peut donc raisonnablement conclure qu’étant parmi les plus avancé le défrichement de sa concession, Germain Gauthier avait été des premiers à obtenir une terre du Seigneur de Repentigny.
    Malgré son peu d’étendu, c’était une belle seigneurie que celle où il s’était établi, mais elle était sujette à de fréquentes incursions des Iroquois.

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    Voici ce qu’en écrivaient Gédéon de Catalogne en 1712:

    “ La Coste ( de la Seigneurie de Repentigny) est tr`s belle unie et ornée de plusieurs Isles qui sont au devant produisant en abondance toutes sortes de grains et de légumes. Les bois, en terre ferme, sont mélangez de tout espèce. Les Iroquois en avaient détruit une des habitants et retardé pendant plusieurs années son établissement et ce fut sur cette seigneurie que M” le Marquis de Vaudreuil en 1691 défit entièrement un parti de ces insulaires et qui détermina toutes les nations à demander la paix”

    À Boucherville
    On le voit, les débuts de la seigneurie de Repentigny furent difficiles et les incursions iroquoise contribuèrent sûrement à y créer et entretenir un climat d’incertitude. Or, à la même époque, sur la rive opposée du St-laurent, en face de La Longue-Pointe, une autre seigneurie, celle de Boucherville venait de s’ouvrir à la colonisation. Son propriétaire, Pierre Boucher, s’employait activement à en assurer le peuplement et le progrès. De plus, il y avait communication entre les deux groupes de pionniers. De 1687 où environ, le territoire de Repentigny fut généralement desservi par un missionnaire qui, au début du moins, était celui de Boucherville, de sorte que les gens de la rive nord du fleuve entendaient parler de ce qui se passait sur la rive sud. Enfin, parmi les premiers censitaires de Boucherville se trouvait Pierre Larrivée, beau-frère de Germain Gauthier. Les motifs ne manquaient donc pas à ce dernier pour penser qu’il aurait avantage pour lui et les siens à déménager en un endroit plus sûr et D’avenir plus prometteur.
    Il faut dire ici que deux autres enfants: Jean, baptisé le 10 janvier 1682 et pierre, baptisé le 10 novembre 1684, portaient maintenant à cinq le nombre des membres de la familles Gauthier dit St-Germain.
    Quand précisément s’en fut-elle de Repentigny à Boucherville ? C’était chose faite au début de l’été de 1687. En effet, le registre de la paroisse de la Sainte-Famille indique que le 13 juin de cette année là, a été baptisée Marie-Françoise Gauthier fille de Germain Gauthier, habitant de Boucherville, et de Jeanne Beauchamp son épouse.
    Toutefois, ce n’est qu’a l’automne de cette année là 1687, qu’il vendit sa terre de Repentigny. En effet, par acte reçu par Me Michel Moreau, il céda à Jean Rumilly, soldat de la Compagnie de M. Dorvilliers,



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    “ Une habitation scituée en l’estendue de la seigneurie de Repentigny se consistant en trois arpens de front sur le bord du fleuve St-Laurent, sur laquelle il y a une maison dessus, joignant d’un côté à pierre Rumilly et d’autre côté à Jean-Baptiste Fleuricourt, d’un bout et devant sur ledit fleuve ,et de l’autre bout pat derrière aux terres non encore concédées”

    Cette vente était faite pour la somme de 300 livres en franc deniers
    (Référence: Contrat Notaire Moreau, 1 octobre 1687).
    Or, il semble que Jean Rumilly, qui était célibataire, mourut peu de temps après ce marché, de sorte que n’ayant pas été payé ou ne l’ayant été qu’en partie, Germain Gauthier rentra dans ses droits sur sa terre de Repentigny comme le stipulait son contrat. Il la vendit donc une seconde fois. L’acquéreur fut alors Antoine Brane dit Bourdalais et le contrat fut reçu par Jean-Baptiste Fleuricourt, le 2 avril 1688, sous le numéros 20 de ses minutes.
    Il est évident que Germain Gauthier avait définitivement quitté Repentigny. Boucherville sera désormais sa petite patrie, le coin de terre où s’enracinera sa famille et auquel ses descendants se référeront avec fierté comme au berceau de leurs ancêtres canadiens.

    En 1681, il y avait à Boucherville trente-neuf familles et soixante dix-neuf âmes. Trois cent vingt-deux arpents de terre y étaient propres à recevoir des semences: “c’était l’une des plus belles seigneuries de la nouvelle-France”. Où Germain Gauthier installa-t-il ses pénates en arrivant ? Si, en ce temps là, comme ce fut le cas au début de la seigneurie, les colons logeaient encore au “fort” pour y soustraire leurs familles aux attaques des Iroquois, il dut passer quelque temps chez Pierre Larrivée, son beau-frère, qui possédait une terre voisine du bourg. On sait toutefois avec certitude qu’au printemps de 1690 la famille logeait à la Coste de St-Joseph. Cette année là, en effet Jacques Foucher dit Laviolette a vendu à Louis Témoing dit Jolibois, son habitation située à la Côte St-Joseph tenant d’un coté à Germain Gauthier (..., 5-4-1690). Un an plus tard, le 14 mars 1691, l’acte de baptême d’un garçon, François, inscrit au régistre de la paroisse de la Ste-famille, confirme que ses parents, Germain Gauthier et Jeanne Beauchamp habitaient la C^te de St-Joseph.
    Le nom de “ Côte St-Joseph” n’existe plus depuis longtemps. Au temps de Pierre Boucher et encore au milieu du 18e siècle, il s’appliquait aux habitations et terres qui s’échelonnaient à vingt-cinq arpents du fleuve parallèlement à celui au bout des terres de la “devanture” et ce à l’est du bourg.

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    Ce rang fut ensuite désigné par le nom de “Chemin du lac” où “Second rang”, on vient de lui donner celui de Boulevard Général Vanier.
    C’est donc sur une terres non encore concédées de cette côte que, avec l’agrément de m. Boucher et peut-être à titre de postulant-censitaire que , Germain Gauthier s’établit à son arrivée à Boucherville en 1687. Toutefois, quatorze années s’écouleront avant qu’il n’y pbtienne une concession en bonne et due forme. Et encore, le contrat en fut-il précédé de certains arrangements préalables qui éclairent peyt-être les motifs de ce délai. En effet. Le 6 avril 1700, un accord intervient entre M. Boucher et notre homme en vertu duquel le seigneur de Bouchercille reconnaissait.
    “ Avoir promis et donné audit Gauthier dit St-Germain, cent arpents de terre dont il luy en donnera un Contrat le plus tôt que faire se trouveras derrière le bout de la terre de Roger Latouche, après que les quatre arpans de fronc qui devront faire les dis cent arpent seront pris, qui commenceront du bornes que monsieur de ratisson a planté Entre ledit St-Germain et françois picard et toute la pouente.(pointe) Le tout restera audit St-Germain en suivant Laccord qu’il avet fait avec le dit Latouche et le ruisseau qui passe dans le petit Lac au Cotté de la devanture séparera ledit Germain Gauthier et Latouche et le bout de la pouente ( pointe)se terminera à Lalignement de Joseph Charbonneau, moyennant que le dit St-Germain tienne son marché avec Ledit Latouche ce tiut faira cent arpebts en superfici”.
    (Ct-Tailhandier, No 25)

    Cette pièce typique de la prose du notaire Tailhandier, malgré son absence de ponctuation, son orthographe fantaisiste, sa syntaxe archaïque et ses redits et sa confusion nous informes que Germain Gauthier était, au moment de cet accord, en possession de la plus grande partie de la Côte de St-Joseph; ensuite, que M.Boucher lui avait promis et à toutes fins pratiques concédé verbalement ou par billet, cent arpents de terre; puis que la concession de Roger Latouche aboutissait au front de celle qui avait été promise à Gauthier; enfin, que pour réaliser sa promesse, le Sieur Boucher devait récupérer de Latouche une pièce de terre à prendre au bout de sa concession pour ensuite la donné à Germain Gauthier dit St-Germain.
    Deux jours après la signature de cet accord, Pierre Boucher et Roger Latouche procédaient à un échange au moyen duquel.
    “Ledit Latouche a baillé au Sr Boucher présent et acceptant toute la
    Terre de l’autre côté du milieu du lac et Ruisseau qui est dans la
    Chaussée dudit lac...

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    Enfin, toute la terre qu’il y a dans Lille des trois frennes pour pouvoir,
    Ledit, Sr Boucher, En disposer et la donner et Ceder à Germain
    Gauthier dit St-Germain Laquelle dite terre Joint la Concession
    Que mondit Sr Boucher veut donner audit St-Germain dont Ledit St- Germain En pourra jouir et disposer comme de son propre bien et vraye
    héritage”.


    En conte-échange Roger latouche recevait une autre pièce de terre équivalente à celle qu’il avait cédée, ( Notaire Tailhandier, 8-4-1701)
    Il fallait, à coup sûr, que M. Boucher ne tint pas Germain Gauthier en mésestime pour consentir ainsi en sa faveur à ces démarches et à ces arrangements. On constate à quel point il tenait à voir ses gens établis à leur convenances et commodité. Rien ne s’opposait donc plus à la passation du contrat de concession promis. L’acte en fut signé le lendemain, 9 avril 1701.
    M.Boucher accordait à Germain Gauthier dit St-Germain:

    “...une concession située en la Côte de St-Joseph de la contenance de
    Cent dix arpants de terre ou Environ En superfici en Quatre arpants
    de fronts Sur vingt Cinq de profondeur tenant sur ledevant au bout des Concessions dudit nottaire et bernard jouachim dit Laverdure et Toger Latouche habitant de Ladevanture...”

    Plus, pour faire les cent-dix arpents, une ponte délimitée au nord-est par le ruisseau qui est dans la chaussée du petit lac, appelée l’isle-des-trois-Frênes.La concession était chargée d’une rente seigneurial non rachetable de cent sols de rente et douze deniers de cens et quatre chapons vifs ou leur vrais valeur au choix du seigneur, et en outre, pour ladite pointe de terre, prairie et coulée un sol de rente et douze deniers de cens payables par chacun an au jour de la St-Martin, onxième de novembre. ( Notaire Tailhandier, No 53)











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    Labeur et danger, joies et deuils:

    Germain Gauthier dit St-Germain allait demeurer onze ans encore sur sa terre de la Côte-St-Joseph. Il dut poursuivre le défrichement avec d’autant plus de diligence et d’ ardeur qu’elle lui appartenait dorénavant en bonne et due forme et qu’il pouvait compter pour quelques années encore sur les jeunes et solides bras de ses fils aînés: Jean et Pierre.
    On voudrait pouvoir évoquer ce qu’étaient en ces années de la fin du 17 e siècle et du début du 18 e, la vie quotidienne de nos ancêtres et le cadre particulier où elle se déroulait. On

  • Lucie St-Germain

    Il y a 7 ans

    Un peut de lumière sur la période obscure de
    Germain Gauthier dit St-Germain
    soit entre 1665 et 1677.


    Germain Gauthier dit St-Germain, est Le St-Germain de la compagnie du sieur de Saint Ours au régiment de Carignan- Salière. Il arrive au pays le 13 septembre 1665, à bord du navire La Justice et est confirmé à Québec le 21 septembre suivant. Au licenciement des troupes en 1668, il décide de demeurer au pays.
    Léger Baron lui vend une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur à Champlain, le 8 septembre 1668, au prix de 40 livres.
    Le premier juin 1669, il achète de Gilles Dufaut, pour la somme de 200 livres, une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur dans la futur seigneurie de Sorel, sur le bord de la rivière descendant du Fort Saint-Louis. Après avoir séjourné à cet endroit, il va par la suite se fixer sur une terre obtenue à Repentigny*.
    Au recensement de 1681, Germain Gauthier dit St-Germain, possède, deux fusils, quatre bêtes à cornes et onze arpents de terre en valeur.
    * D’après les Mémoires de la S.G.C.F volume 139 pages 3 auteur: Armand Gauthier










    Il quitte par la suite Repentigny pour aller se fixer définitivement à Boucherville.
    Le premier octobre 1687, il vend sa terre et sa maison de Repentigny à Jean Rémilly, soldat de la compagnie du sieur Dorvilliers, pour la somme de 300 livres. Cette transaction ne semble pas avoir de suite, puisqu’il cède tous ses droits sur la même habitation de trois arpents de front par vingt arpents de profondeur à Repentigny au soldat Antoine Brainne dit Bourdelais, le 2 avril 1688, pour le prix de 400 livres. Il fait transport au sieur Pierre Perthuis de la somme de 300 livres que lui doit encore ce même Bourdelais, le 22 novembre suivant. Le 10 février 1690, il doit à Pierre Perthuis 235 livres 15 sols et 10 deniers, pour des marchandises et pour solde de tous leurs comptes.
    Il donne son accord, le 27 novembre 1694, au partage des biens entre les héritiers de feu Jacques Beauchamps, père de son épouse. Le 16 avril 1700, le seigneur Pierre Boucher reconnaît lui avoir donné cent arpents de terre dans la seigneurie et promet de lui en accorder encore après arpentage, sur la pointe qui se trouve au bout de l”habitation de Roger Latouche. Jean-Baptiste Lafond et Denis Veronneau lui font transport pour neuf années, le 25 octobre suivant, d’une moitié de droit de commune à Boucherville, à condition qu’il accorde quatre journée de travail par année au seigneur Boucher, et lui verse un quart de blé. Le 9 avril 1701, il obtient le titre officiel des cent dix arpents de terre que le sieur Boucher lui a concédés au bout de








    la terre de Bernard Joachim et de Roger Latouche. Son épouse décède à Boucherville le 20 décembre 1711. Le premier octobre 1712, il loue pour trois ans à Denis Baron, son habitation et ses animaux, moyennant la moitié des grains et des “ escrois”. Il va s’établir au village de Boucherville sur l’emplacement de soixante-quinze pieds carrés que lui concède le seigneur Boucher, le 17 décembre suivant, sur la rue Notre-Dame. Il y a construit une maison qu’il habite depuis un an. Il loue de nouveau sa terre pour trois ans à Jean Casavant, le 15 octobre 1715, pour la moitié des grains et des “ escroie” et des profits. Ce dernier ayant annulé son bail, il loue sa terre, le 18 octobre 1716, pour la même durée et aux mêmes conditions à Jacques David. Ce dernier, le 10 août 1718, lui doit 119 livres reçues en grain et en blé. Germain Gauthier dit St-Germain décède à Boucherville le 9 mai 1719 et y est inhumé le lendemain. Le notaire Tailhandier procède à l’inventaire de ses biens le 16 novembre 1719.












    Référence: Dictionnaire Biographique des Ancêtres Québécois ( 1608-1700)






    Référence: : ANQ Notaire Larue 08-09-1668 & 01-06-1669, Notaire Basset 27-06-1677, Notaire Moreau 01-10-1687, Notaire Fleuricourt 02-04-1688, Notaire Adhémar 22-11-1688 et 10-02-1690 et 27-11-1694, Notaire Tailhandier 06-04-1700,25-10-1700,09-04-1701,01-10-1712, 17-12-1712, 15-10-1715,18-10-1716,10-08-1717,16-11-1719.
    AAQ 21-09-1665 Langlois Michel


    De
    recherche en recherche nous bâtirons notre histoire ...

    recherche: Lucie St-Germain

    • Claude Gauthier

      Il y a 6 ans

      Période obscure de la vie de Germain Gauthier (1669-1677) Le 1er Juin 1669, il acquiert une terre de Gilles Dufault (Pierre - Marie Riont), soldat au Régiment de Carignan, compagnie de M. de Saurel. Le contrat est passé devant le notaire Guillaume Larue, notaire en la seigneurie de Champlain. Entre cette date et 1677, année de son mariage avec Jeanne Beauchamp, nous n'avons pas de trace de notre ancêtre. Qu'a t'il fait pendant ce temps? Où résidait-il? Le site de la Mémoire du Québec (Jean Cournoyer) mentionne sous la rubrique Gauthier( Germain ; dit Saint-Germain): "Il est de Contrecoeur lorsqu'il s'établit dans la seigneurie de Repentigny (5) sur la terre 120 (3 x 20 arpents) que le seigneur lui concède en 1673 (20 mars)..." . Cette information suggère qu'il aurait transité par la seignerie de Contrecoeur. Je suis dans l'attente d'une confirmation de la source concernant cette information. Entre-temps, quelqu'un aurait-il de l'information à ce sujet? A-t-il vraiment résidé sur la terre de la seigneurie de Sorel? Quelles sont vos hypothèse pour cette période de 8 ans?

  • Lucie St-Germain

    Il y a 7 ans

    Germain Gauthier dit St-Germain

    1647-1719

    Les origines

    Germain Gauthier dit St-Germain I naquit à Beaubec, au pays de Bray, en Normandie, vers 1647(1). Il déclare avoir trente-quatre ans au recensement de 1681. Son père qui était tisserand se nommait aussi Germain et sa mère avait pour nom Louise Viollard(2). La famille habitait déjà le pays de Bray au milieu du XVI ième siècle. Le 14 mars 1575, le prieur de l`abbaye de Beaubec consentait à Estienne Gautier, par acte passé devant les tabellions de Rouen, un bail emphytéotique sur la terre de la Balletière.

    Les registres de Beaubec, malheureusement, sont fort incomplets et ils ne permettent pas de remonter de notre Germain jusqu`à Estienne. Ils s`ouvrent en 1505 et s`arrêtent à 1598; puis ils reprennent en 1664. À partir de cette époque l`énumération des baptêmes, des mariages et des sépultures s`y poursuit jusqu`en 1793 alors qu`elle s`interrompt de nouveau. Il y a donc un "trou" de quelques soixante-cinq ans à une période cruciale pour l`identification des proches ascendants de Germain Gauthier. Par contre, à compter de 1664, il est fait mention de nombreux Gautier ou Gauthier, notamment, d`un certain "Antoine Gautier, décédé le 16 octobre 1689, âgé de quatre-vingt-sept ans, qui a donné au trésor de cette église (Beaubec) la somme de cinquante livres pour prier Dieu pour lui". Une plaque de bronze fixée au mur de ladite église fait d`ailleurs état de la fondation d`une rente de trente livres faite par "Honorable Homme Antoine Gautier, marchand et ancien trésorier de cette église".

    Les registres indiquent que beaucoup de Gautier étaient parrains et marraines, ce qui prouve que cette famille était bien connue et sûrement estimée. Fait remarquable, il y avait encore en 1975 des Gautier dans cette région de la Normandie, en particulier à Forges-les-Eaux, où résidait M. Alain Gautier et son père, antiquaire.

    En Nouvelle-France

    Selon toute probabilité et de l`avis des historiens Régis Roy et Gérard Malchosse Germain Gauthier serait venu au Canada en 1665 en qualité de soldat du régiment de Carignan-Salières, et il aurait fait partie de la compagnie de M. de Contrecoeur ou st-Ours. Or celle-ci formait avec sept autres le dernier contingent qui partit de La Rochelle à la fin mai 1665 sous les ordres du colonel de Salières lui-même. La traversée fut longue et difficile et les troupes n`arrivèrent à Québec que le 17 août. Montréal était alors le point chaud de la guerre d`extermination que les iroquois menaient contre les colons français, les huit compagnies durent s`y rendre sans délai. Les premiers qui étaient arrivés au milieu de juin avaient aussitôt été employés à la construction de fort de Chambly, premier obstacle sur la route des invasions.

    L`histoire nous a transmis le récit des travaux et des expéditions du régiment de Carignan en ce pays. Ceux-ci furent, on le sait, des demi-échecs. Il demeure cependant que si cette intervention militaire n`atteignit pas l`objectif que s`était fixé M. de Tracy d`anéantir les Iroquois, elle refroidit considérablement leur ardeur belliqueuse et releva le moral des colons qui pouvaient désormais espérer des jours plus paisibles. Mais le résultat le plus positif et à long terme de la venue du célèbre régiment au Canada, ce fut l`apport de population fourni par ceux de ces officiers et soldats qui choisirent de demeurer ici en qualité de défricheurs. C`est ce que fit Germain Gautier.

    Période obscure

    Cependant, on ne retrouve pas ses traces avant 1677...Qu`advint-il de lui durant les neufs années qui suivirent son licenciement? Retourna-t-il en France pour revenir ensuite ici? Il se peut que préférant le fusil de l'aventurier à la hache du défricheur, il se soit fait, pour un temps coureur des bois... Qui sait?

    Son mariage

    Quoi qu'il en fût, le 27 juin 1677, Germain Gautier passait devant Me Bénigne Basset, notaire royal en l`Isle de Montréal, un contrat de mariage avec Jeanne Beauchamp, fille de Jacques Beauchamp et de Marie Dardenne. Assistaient le futur époux, Jean-Baptiste Le Gardeur, écuyer, Sieur de Repentigny, Pierre Picard, Roch Thouin, Jean Letellier et Jean Le Brodeur "tous habitants de la seigneurie de Repentigny". Du côté de la future épouse, les témoins étaient Jacques Beauchamp et Marie Dardenne, ses père et mère, Pierre Dardenne, son grand-père, Pierre Larrivée, son beau-frère, marie de Denise Beauchamp, sa soeur, Jean Beauchamp, son oncle paternel, René Dardenne, son oncle maternel et Françoise Barbery, sa femme, François Bau et Jean Lafond dit Lafontaine.

    Les futurs conjoints s`épousaient sous le régime courant à cette époque, c`est-à-dire, celui de la communauté de biens et les parents Beauchamp promettaient de leur verser en avancement d`hoirie, jusqu`à la somme de trois cents livres payables en cinq versements annuels égaux. Le contrat fut signé à la Pointe-aux-Trembles en la maison de Jacques Beauchamp(gr. Basset, 27 juin 1677).

    Quant à la bénédiction nuptiale, elle leur fut donnée moins d`un mois plus tard, à la Pointe-aux-Trembles dans la maison de François Bau laquelle servit pour la célébration du culte jusqu`à la bénédiction de la première chapelle au mois de mars 1678. L`acte en est consigné en ces termes au premier registre de la paroisse du Saint-Enfant Jésus.

    "Le 19 juillet 1677 a été fait et solennisé le mariage de Germain Gautier, habitant de la seigneurie de Repentigny, fils de Germain Gauthier, de la paroisse de Beaubec, diocèse de Rouen, pays de Bray, Normandie, et Louise Viollard, ses père et mère et de Jeanne Beauchamp, fille de Jacques Beauchamp, habitant de la Coste de St-Jean, en l`Isle de Montréal et de Marie Dardenne, ses père et mère. Les bans publiés de l`un et l`autre côté ainsi qu`il nous a paru par un certificat sans qu`il se soit trouvé aucune opposition. Ledit mariage fait en présence de Messire Jean-Baptiste Le Gardeur, Écuyer, Sr de Repentigny, de Roc Toin, Jean beauchan, René Dardenne et autres parents et amis des parties, témoins:

    Repentigny

    Séguenot, prêtre-maire de la paroisse de la Pointe-aux-Trembles autrement de l`Enfant-Jésus."



    La jeune épousée allait avoir quatorze ans le 30 juillet de la même année et Germain Gauthier en avait trente. Les Beauchamp et les Dardenne étaient d`authentiques Rochelais venus en Nouvelle-France en la seigneurie de Repentigny.

    Les deux documents signalés ci-dessus, le contrat et l`acte de mariage de Germain Gauthier révèlent qu`il était en 1667 censitaire de Jean-Baptiste Le Gardeur, seigneur de Repentigny. Depuis quand? Il n`a pas été possible jusqu`ici de l`établir, l`acte de concession n`ayant pas été trouvé. Il se peut bien que sa terre lui ait été concédée en même temps qu`à cinq autres colons en vertu d`un contrat reçu par le notaire Thomas Frérot, le 20 mars 1673 et ou apparaissent pas les noms des concessionnaires. Ce qui est certain, c`est qu`il est fait mention de notre homme dans Aveu et dénombrement produit par le Sieur de Repentigny avec l`Acte de Foy et Hommage reçu par Bénigne Basset le 15 septembre 1677. Dans la liste des censitaires, Germain Gauthier vient en troisième lieu, c`est-à-dire, après le domaine seigneurial et après Pierre Rivière. Le paragraphe qui le concerne se lit comme suit: "Germain Gauthier possède trois arpents de front sur vingt de profondeur, chargés de trois livres en argent et trois chapons de rentes et un sol de cens". (Aveu et dénombrement de la terre, fief et seigneurie de Repentigny: 1677) Et le document se poursuit par l`énumération des colons alors au nombre de trente que comptait alors cette seigneurie.

    C`est donc sur le site de l`actuel village de Repentigny que notre ancêtre eut d`abord feu et lieu. La seigneurie où il s`était fixé avait été concédée par la Compagnie de la Nouvelle-France à Pierre Le Gardeur le 16 avril 1647. Elle mesurait alors quatre lieues de front sur six de profondeur et elle resta sans défrichement et sans changement de limites jusqu`en 1670, année où elle fut partagée entre Jean-Baptiste Le Gardeur et son frère Charles de Villiers de La Chesnaye. En vertu de divers contrats, Jean-Baptiste Le Gardeur finit par ne conserver comme seigneurie que la langue de terre comprise entre le fleuve St-Laurent et la rivière l`Assomption. En 1670, il s'y construisit un petit manoir et c'est à compter de cette année là qu`il commença probablement à concéder des terres. L`Aveu et dénombrement de 1677 faisait mention, avons-nous vu, de trente concessionnaires mais quatre ans plus tard, au recensement de 1681, il n`y avait plus là que vingt-deux ménages pour une population de cent quatorze personnes. La famille Gauthier était de ce nombre. On lit dans B. Sulte les indications suivantes:

    "Germain Gautier, 34 ans; Jeanne Beauchamp, sa femme 20(5); Denise, leur fille 2; 2 fusils; 4 bêtes à cornes; 11 arpents en valeur".

    Malgré leur brièveté ces trois lignes nous livrent de précieux renseignements. On y apprend en effet que Denise, l`aînée des enfants a vu le jour à Repentigny en 1679. Comme le registre de la paroisse ne fait pas mention de son baptême, on voit l`importance de cette note du recenseur. En second lieu, il y est dit que Germain Gauthier avait onze arpents en valeur. Or, cette année-là, 1681, sur les vingt-et-un censitaires que comptait la seigneurie de Repentigny, deux avaient douze arpents en valeur et deux en avaient onze. Les dix-sept autres, pour la plupart, en avaient sensiblement moins. On peut donc raisonnablement conclure qu`étant parmi les plus avancés dans le défrichement de sa concession, Germain Gauthier avait été des premiers à obtenir une terre du seigneur de Repentigny.

    Malgré son peu d`étendue, c`était une belle seigneurie que celle où il s`était établi, mais elle était sujette à de fréquentes incursions des Iroquois. Voici ce qu`en écrivait Gédéon de Catalogne en 1712:

    "La Coste (de la seigneurie de Repentigny) est très belle unie et ornée de plusieurs Isles qui sont au devant produisant en abondance toutes sortes de grains et légumes. Les bois, en terre ferme, sont mélangez de toute espèce. Les Iroquois en avaient détruit une des habitants et retardé pendant plusieurs années son établissement et ce fut sur cette seigneurie que M. le Marquis de Vaudreuil en 1691 défit entièrement un parti de ces insulaires et qui détermina toutes les nations à demander la paix".(7)

    À Boucherville

    On le voit, les débuts de la seigneurie de Repentigny furent difficiles et les incursions iroquoises contribuèrent sûrement à y créer et entretenir un climat d`incertitude. Or, à la même époque, sur la rive opposée du St-Laurent, en face de La Longue Pointe, une seigneurie, celle de Boucherville, venait de s`ouvrir à la colonisation. Son propriétaire, Pierre Boucher, s`employait activement à en assurer le peuplement et le progrès. De plus, il y avait communication entre les deux groupes de pionniers. De 1687 ou environ, le territoire de Repentigny, fut généralement desservi par un missionnaire qui, au début du moins, était celui de Boucherville, de sorte que les gens de la rive nord du fleuve entendaient parler de ce qui se passait sur la rive sud. Enfin, parmi les premiers censitaires de Boucherville se trouvait Pierre Larrivée, beau-frère de Germain Gauthier. Les motifs ne manquaient donc pas à ce dernier pour penser qu`il y aurait avantage pour lui et les siens à déménager en un endroit plus sûr et d`avenir prometteur.

    Il faut dire ici que deux autres enfants: Jean, baptisé le 10 janvier 1682 et Pierre, baptisé le 10 novembre 1684, portaient maintenant à cinq le nombre des membres de la famille Gauthier dit St-Germain.

    Quand précisément s`en fut-elle de Repentigny à Boucherville? C`était chose faite au début de l`été de 1687. En effet, le registre de la paroisse de la Sainte-Famille indique que le 13 juin de cette année là, a été baptisée Marie-Françoise Gautier, fille de Germain Gautier, habitant Boucherville, et de Jeanne Beauchamp, son épouse.

    Toutefois, ce n`est qu`à l`automne de cette année là (1687), qu`il vendit sa terre de Repentigny. En effet, par acte reçu par Me Michel Moreau, il céda à Jean Rumilly, soldat de la compagnie de M. Dorvilliers,

    "une habitation scituée en l`estendue de la seigneurie de Repentigny se consistant en trois arpens de front sur vingt de profondeur sur le bord du fleuve St-Laurent, sur laquelle il y a une maison dessus, joignant d`un côté à Pierre Rumilly et d`autre côté à Jean-Baptiste Fleuricourt, d`un bout et devant sur ledit fleuve, et de l`autre bout par derrière aux terres non encore concédées".

    Cette vente était faite pour la somme de 300 livres en francs deniers (gr. Moreau, 1 oct. 1687).

    Or, il semble que Jean Rumilly, qui était célibataire, mourut peu de temps après ce marché, de sorte que n`ayant pas été payé ou ne l`ayant été qu`en partie, Germain Gauthier rentra dans ses droits sur sa terre de Repentigny comme le stipulait son contrat. Il la vendit donc une seconde fois. L`acquéreur fut alors Antoine Brane dit Bourdelais et le contrat fut reçu par Jean-Baptiste Fleuricourt, le 2 avril 1688, sous le No 20 de ses minutes(iii).

    Il est évident que Germain Gauthier avait définitivement quitté Repentigny. Boucherville sera désormais sa petite patrie, le coin de terre où s`enracinera sa famille et auquel ses descendants se référeront avec fierté comme au berceau de leurs ancêtres canadiens.

    En 1681, il y avait à Boucherville trente-neuf familles et soixante dix-neuf âmes. Trois cent vingt-deux arpents de terre y étaient propres à recevoir des semences: "c`était une des plus belles seigneuries de la Nouvelle-France". où Germain Gauthier installa-t-il ses pénates en y arrivant? Aucun contrat, bail, engagement, vente datés de cette année là ne le révèle. Si, en ce temps là, comme ce fut le cas au début de la seigneurie, les colons logeaient encore "au fort" pour y soustraire leurs familles aux attaques des Iroquois, il dut passer quelques temps chez Pierre Larrivée, son beau-frère, qui possédait une terre voisine du bourg. On sait toutefois avec certitude qu`au printemps de 1690 la famille logeait à la Côte de St-Joseph. Cette année là, en effet, Jacques Foucher dit Laviolette à vendu à Louis Témoings dit Jolibois, son habitation située à la Côte de St-Joseph tenant d`un côté à Germain Gauthier(...5-4-1690). Un an plus tard, le 14 mars 1691, l`acte de baptême d`un garçon, François, inscrit au registre de la paroisse de la Ste-Famille, confirme que ses parents, Germain Gauthier et Jeanne Beauchamp habitaient la Côte de St-Joseph.

    Le nom "Côte de St-Joseph" n'existe plus depuis longtemps. Au temps de Pierre Boucher et encore au milieu du 18è siècle, il s`appliquait aux habitations et terres qui s`échelonnaient à vingt-cinq arpents du fleuve parallèlement à celui-ci au bout des terres de "la devanture" et ce à l`est du bourg. Ce rang fut ensuite désigné par le nom de Chemin-du-Lac ou Second Rang, on vient de lui donner celui de Boulevard Général Vanier.

    C`est donc sur une des terres non encore concédées de cette côte que, avec l`agrément de M. Boucher et peut-être à titre de postulant-censitaire, Germain Gauthier s`établit à son arrivée à Boucherville en 1687. Toutefois, quatorze années s`écouleront avant qu`il y obtienne une concession en bonne et due forme. Et encore, le contrat en fut-il précédé de certains arrangements préalables qui éclairent peut-être les motifs de ce délai. En effet, le 6 avril 1700, un accord intervenait entre M. Boucher et notre Homme en vertu duquel le seigneur de Boucherville reconnaissait

    "avoir promis et donné audit Gauthier dit St-Germain, cent arpents de terre dont Il Luy en donnera un Contrat Le plus tôt que faire se trouvera derrière le bout de la terre de Roger Latouche, après que les quatre arpans de fronc qui devront faire les dis arpant seront pris, qui commenceront au bornes que monsieur de ratisson a planté Entre ledit St-Germain et françois picard et toute la poutente. Le tout restera audit St-Germain en suivant Laccort qu`il avet fait avec ledit Latouche et le ruisseau qui passe dans le petit Lac au Cotté de la devanture séparera led. Germain Gauthier et Latouche et le bout de la poutente se terminera à Lalignement de Joseph Charbonneau, moyennant que ledit St-Germain tienne son marché avec Ledit Latouche ce Tout faira cent arpants en superficie". (gr. Tailhandier, No 25)

    Cette pièce typique de la prose du notaire Tailhandier, malgré son absence de ponctuation, son orthographe fantaisiste, sa syntaxe archaique et ses redites et sa confusion nous informe que Germain Gauthier était, au moment de cet accord, en possession de la plus grande partie de la terre de la Côte de St-Joseph; ensuite, que M. Boucher lui avait promis et à toutes fins pratiques concédé verbalement ou par billet, cent arpents de terre; Puis que la concession de Roger Latouche aboutissait au front de celle qui avait été promise à Gauthier; Enfin, que pour réaliser sa promesse, le Sieur Boucher devait récupérer de Latouche une pièce de terre à prendre au bout de sa concession pour la donner à Germain Gauthier.

    Deux jours après la signature de cet accord, Pierre Boucher et Roger Latouche procédaient à un échange au moyen duquel,

    "Ledit Latouche a baillé au Sr Boucher présent et acceptant toute la terre de l`autre côté du milieu du Lac et Ruisseau qui est dans la Chaussée dud. Lac...enfin, toute la terre qu`il y a dans Lille des trois frennes pour pouvoir, led. Sr Boucher, En disposer Et la donner et Cedder à Germain Gauthier dit St-Germain Laquelle dite terre Joint La Concession que mondit Sr Boucher veut donner aud. St-Germain dont led. St-Germain En pourra jouir et disposer comme de son propre bien et vraye héritage".

    En contre-échange Roger Latouche recevait une autre pièce de terre équivalente à celle qu`il avait cédé (gr. Tailhandier, 8-4-1701).(iv)

    Il fallait, à coup sûr, que M. Boucher ne tint pas Germain Gauthier en mésestime pour consentir ainsi en sa faveur à ces démarches et à ces arrangements. On constate à quel point il tenait à voir ses gens établis à leur convenance et commodité. Rien ne s`opposait donc plus à la passation du contrat de concession promis. L`acte en fut signé le lendemain, 9 avril 1701. M. Boucher accordait à Germain Gauthier:

    "...une concession située en la Côte de St-Joseph de la Contenance de Cent dix arpants de terre ou Environ En superficie En quatre arpant de fronc Sur vingt Cinq de profondeur tenat sur ledevant au bout des Concessions dudit nottaire et bernard jouachim dit Laverdure et Roger Latouche habitant de Ladevanture..."

    plus, pour faire les cent-dix arpents, une pointe délimitée au nord-est par le ruisseau qui est dans la chaussée du petit lac, appelé l`Isle-des-Trois-Frênes. La concession était chargée d`une rente seigneuriale non rachetable de cent sols de rente et douze de cens et quatre chapons vifs ou leur vraie valeur au choix du seigneur, et en outre, pour ladite pointe de terre, prairie et coulée un sol de rente et douze deniers de cens payables par chacun an au jour de la St-Martin, onzième de novembre (gr. Tailhandier, No 53).(8)

    Labeur et danger, joies et deuils

    Germain Gauthier allait demeurer onze ans encore sur sa terre de la Côte de St-Joseph. Il dut poursuivre le défrichement avec d`autant plus de diligence et d`ardeur qu`elle lui appartenait dorénavant en bonne et due forme et qu`il pouvait compter pour quelques années encore sur les jeunes et solides bras de ses fils aînés: Jean et Pierre.

    On voudrait pouvoir évoquer ce qu`étaient en ces années de la fin du 17è siècle et du début du 18è, la vie quotidienne de nos ancêtres et le cadre particulier où elle se déroulait. On voudrait surtout savoir ce qu`ils pensaient, ce qu`ils éprouvaient dans leur coeur et comme disait Montaigne,"leurs moeurs, leur constance, leurs plus communes pensées". Notre époque est, par tant d`aspects si loin et si différente de la leur et l`on a coupé tant de ponts entre le passé et nous qu`il est bien difficile de s`en faire une idée. Ce ne pouvait être en aucune façon une existence facile, oisive et confortable. Abattre la forêt, défricher le sol, l`épierrer, le drainer, "faire de la terre neuve" n`a jamais été un divertissement, c`était leur rude, ingrate et incessante occupation.

    N`oublions pas non plus que Boucherville tout comme Repentigny, la Pointe-aux-Trembles, Longueuil et Ville-Marie, dut subir à compter de 1691 surtout, de nombreuses et violentes attaques de la part des Iroquois. L`années 1695 fut particulièrement néfaste pour les habitants de cette seigneurie. S`il faut en croire la tradition, les assaillants, après avoir descendu le Richelieu jusqu`à Sorel, remontaient le St-Laurent jusqu`à l`embouchure de la Rivière-aux-Pins aux limites de Varennes et de Boucherville, puis, s`y engageant, ils la suivaient jusqu`au Petit Lac. De là, ils passaient par un court portage dans la rivière Sabrevoix contournant ainsi le bourg par l`arrière et ils revenaient au fleuve en amont de Boucherville. Or, la famille Gauthier dont l`habitation faisait face au Petit Lac se trouvait, de ce fait, particulièrement exposée aux surprises des Indiens et l`on imagine les inquiétudes, les veilles, les alertes que Germain et sa femme durent connaître en ces années dangereuses! Mais savait-on, en ce temps là, qu`on faisait l`histoire?(9)

    Cependant, les années passaient. Denise, l`aînée des enfants atteignait sa vingt-et-unième année; Il était grand temps de la marier. Le 8 novembre 1700, elle épousait à Boucherville, Philippe Payet, fils de Pierre Payet dit St-Amour et de Louise Tessier, de la Pointe-aux-Trembles. Philippe était l`aîné des enfants Payet et son père avait passé trois ans en captivité chez les Onéyouths après être tombé entre leurs mains lors de l`attaque du fort de la Coulée en 1690. Quant à sa mère, elle était la sixième des enfants d`Urbain Tessier, l`un des pionniers de Ville-Marie. Ce premier mariage établissait entre les Gauthier St-Germain et deux familles en vue de Montréal, celle des Payet et celle des Tessier, des liens qui allaient se resserrer dans la suite par l`union de trois des frères de Denise avec des petites-filles d`Urbain Tessier. Malheureusement, Philippe Payet mourut trois ans après son mariage et Denise Gauthier restait veuve et sans enfants.(10) Elle retourna quelques années plus tard vivre à Boucherville avec ses parents et sa présence et son aide furent sans doute précieuses à sa mère dont les charges familiales allaient en s`alourdissant. En cette année 1703, Agnès, la benjamine avait deux ans; Michel en avait quatre; Jacques, sept; François, 12; Marie-Françoise, seize; Pierre et Jean, dix-neuf et vingt-et-un respectivement. Un autre garçon allait naître l`année suivante. On conçoit que les tâches domestiques qui lui incombaient aient ébranlé la santé de Jeanne Beauchamp et que sa fille Denise se soit empressée de reprendre auprès d`elle un rôle de plus en plus nécessaire.

    Pour la décade qui va de 1701 à 1711, sauf pour la mention qu`elles font du mariage de Pierre en 1707, de ceux de Jean et de Marie-Françoise en 1708, les archives sont muettes sur Germain Gauthier et sa femme. Ces mariages qui réjouirent la famille Gauthier ces années-là, furent, si l`on s`en reporte aux contrats qui les scellèrent devant la loi, de beaux mariages pour l`époque. Pierre, le cadet des garçons, épousa à Ville-Marie, le 15 mai 1707, Marie-Anne Tessier, filles de Laurent Tessier et d`Anne-Geneviève Lemire et nièce du Sr Gédéon de Catalogne, lequel ainsi que l`aieule paternelle de l`épouse "honorable dame Marie Archambault" assistait à la signature du contrat reçu par Me Michel Lepailleur, le 28 avril 1707. Jean, l`aîné des garçons, épousait à Boucherville le 26 novembre 1708, Marie Storer, fille de Joseph Storer et d`Ann Hills, de Wells en Nouvelle-Angleterre. Messires Antoine Mériel, du Séminaire de St-Sulpice de Ville-Marie et Rodolphe Guybert de La Saudraye, curé de Boucherville, les Sieurs Pierre Boucher, écuyer, Seigneur de Boucherville, Jean Boucher, Sieur de Montbrun et son épouse étaient au nombre des témoins de Marie Storer au contrat de mariage que reçut le notaire Tailhandier, le jour même des épousailles. Quant à Marie-Françoise, elle épousait à Boucherville le 24 septembre 1708, Pierre Botquin dit St-André, fils d`un soldat du régiment de Carignan.

    Ainsi commençait à s`étendre le cercle de la famille de Germain Gauthier, l`arbre gigantesque qu`elle allait devenir avec le temps, s`enracinait petit à petit, préparant ses premiers rameaux.

    Hélas! Le deuil allait bientôt assombrir les années qui suivirent.

    Le registre de la paroisse de Ville-Marie nous apprends en effet que le 22 novembre 1711, Michel Gauthier âgé de treize ans, fils de Germain Gauthier et de Jeanne Beauchamp était inhumé dans le cimetière de cette paroisse. C`était un dur coup que la perte d`un enfant de cet âge, mais une autre épreuve, plus cruelle encore, allait frapper la famille. Un mois plus tard, le 20 décembre 1711, c`était Jeanne Beauchamp que la mort ravissait à son mari et à ses enfants. Elle fut inhumée le même jour dans le cimetière de Boucherville. Elle n`avait que quarante-huit ans. Mariée à quatorze ans, elle avait eut onze enfants dont trois, Jacques, Joseph et Agnès, étaient mineurs à son décès.

    Peut-on songer sans émotion et sans une certaine tristesse à ce que dut être l`existence de cette chère et lointaine aieule. On ne sait rien d`elle si ce n`est ce que nous disent les registres de l`état civil à son baptême, à son mariage et à sa sépulture. Et pourtant, quel courage, quelle abnégation, quel héroisme ne fallait-il pas aux femmes de ce temps-là? L`histoire, cependant est muette sur la presque totalité d`entre elles comme si l`hommage qui leur est dû relevait, non des archives et de la plume des historiens, mais du coeur des générations d`hommes et de femmes qui leur doivent la vie.

    Les années de retraite

    C`est Denise qui prit charge de la maison après le décès de sa mère. Germain Gauthier, cependant, atteignait l`âge de soixante-quatre ans et il devait commencer à sentir le poids des jours; aussi décida-t-il que le temps était venu de se retirer au village de Boucherville. Mais, auparavant, il lui fallait disposer de sa terre. C`est ce qu`il fit en la louant à ferme, pour trois ans, à moitié profit, à Denis Baron (gr Tailhandier, 1-10-1712). Le bail est rempli de détails intéressants concernant la ferme de la Côte de St-Joseph. On y lit qu`elle était située entre celles de Jolibois (Louis Témoings) et de Dagueil, qu`il y avait dessus:

    "maison, grange, estable, le tout en Estat Logeable à La réserve des bousillages,...les étables bien nettoyées de tout fumier et toutes Les terres labourables Et proprie que: pour faire valoir lad. terre, le bailleur fournit au preneur deux boeufs de tire, un cheval et une jument, Cinq vache létière, deux cochons, trois hoyes et un Jard, deux douzaine de poulles et deux coc, deux jeunes taureaux et un poulin".

    Puis suit l`estimation du bétail et du roulant de la ferme dont le preneur s`obligeait à payer sa part en cas de perte naturelle ou accidentelle ou à remettre en bon état au propriétaire à la fin du bail.

    Germain Gauthier pouvait donc compter sur sa part des revenus de sa terre pour sa subsistance et il était à même de prendre sa retraite. Il lui fallait cependant se trouver une autre demeure. Le 17 décembre 1712, il obtenait de Pierre Boucher une concession d`emplacement, sis rue Notre-Dame dans le bourg de Boucherville. Ce terrain mesurait soixante-douze pieds de large sur autant de profondeur(gr. Tailhandier, No 405). Sur cet emplacement, notre ancêtre s`était fait bâtir une petite maison de 25 pieds de longueur sur 18 pieds de largeur, durant l`été précédent. C`est là qu`il allait passer le reste de ses jours.

    Le bail de métairie qu`il avait consenti à Denis Baron prenait fin à la Saint-Michel, le 29 septembre 1711. Il en consentit un autre dès le 1er octobre suivant, pour la même durée de trois ans, à Jean Cazavant, habitant de LaValtrie. Le contrat contient, selon la coutume, une minutieuse énumération des bestiaux, des agrès agricoles, des bâtiments, et il leur précise les conditions du bail et les obligations réciproques des contractants (gr. Tailhandier, 15-10-1715).

    Qu`est-ce qui empêcha le premier d`honorer ce contrat tel que convenu? On ne sait...mais un an plus tard, Germain Gauthier en passait un autre de trois ans avec Jacques David, tisserand et laboureur, demeurant à la Côte de St-Joseph, en la Seigneurie de Boucherville(gr. Tailhandier, 18-10-1716).

    À son décès en 1711, Jeanne Beauchamp avait laissé trois enfants mineurs. Il ne leur avait pas alors été désigné de tuteur. Le père en remplit la charge durant sept ans veillant aux meilleurs intérêts de ses enfants avec le consentement au moins tacite des majeurs: Denise, Jean, Pierre, Marie-François et François. Parvenu à l`âge de soixante et onze ans, et peut-être sentait-il les atteintes du mal qui devait l`emporter. Aussi fit-il procéder à l`élection d`un tuteur à ses trois mineurs. L`assemblée des parents et amis convoqués à cette fin le 17 juin 1718, par ordonnance du Sr François-Marie Bouat, Lieutenant général au siège de la juridiction royale de Montréal, élit Jean Gauthier, oncle paternel des mineurs comme tuteur et Pierre Botquin, mari de Françoise Gauthier et leur oncle, comme subrogé-tuteur. (Arch. judic. No 2770).

    Germain Gauthier n`avait plus qu`un an à vivre. Il s`éteignit en effet dans sa petite maison de la rue Notre-Dame à Boucherville, le 9 mai 1719. Le registre de la paroisse de la Sainte-Famille rapporte que:

    "L`an de Notre-Seigneur, mil sept cent dix neuf et le dixième du mois de may. je soussigné, prêtre curé de la paroisse de la Sainte-Famille de Boucherville ay enterré dans le cimetière de ladite paroisse le corps de germain gautier natif de la normandie, dans la communion de notre mère la Ste-Église, après avoir reçu les sacrements de pénitence, viatique et extrême-onction, en foy de quoi, j`ai signé,

    Saladin, prêtre"



    La Succession de Germain Gauthier et de Jeanne Beauchamp

    Le règlement de la succession Germain Gauthier et Jeanne Beauchamp ne pouvait être longtemps différé surtout à cause des trois mineurs dont il fallait assurer la garde.

    Il fut donc procédé à l`inventaire des biens de la communauté des défunts devant le notaire Tailhandier le 16 nov. 1719 à la requête de Jean Gauthier et de Pierre Botquin. Le document dont l`original se trouve aux Archives du Québec à Montréal, énumère, selon la formule accoutumée

    "...tous et chacun des biens meubles et Immeubles, bestiaux et autres Effets mobiliers, titres, papiers et autre Choses demeurés après Le décès desd deffunt Et qui Estoient Commun Entre heux au jour de Leur décès et se trouvoit En la maison desd deffunt située au bourg de boucherville Et sur leur concession de La Cotte St-Joseph".

    Cette liste nous introduit, par delà les ans, au moyen des détails qu'elle contient, dans l'intimité du foyer et de la vie quotidienne de l'ancêtre. On a l`impression, à la lire, de se trouver dans un musée d`antiquités paysannes ou avoir fait un grand bond en arrière dans le temps.

    Le même document nous apprend aussi que Denise demeurait avec les mineurs dont elle prenait soin, en la maison de la rue Notre-Dame, et que François habitait à la Côte de St-Joseph sur la concession paternelle qu`il faisait valoir à titre de fermier à demi-profit. Aussi était-il naturel que tout le matériel inventorié fût laissé:

    "...ce qui Estait à la maison du bourg au pouvoir Et garde de Lad Denise Gautier dite St-Amour Et ce qui Estait dans les bâtiments qui sont sur Lad Concession au pouvoir et garde dud françois gautier Lesquels ont promis le tout représenter...toutes fois et quant à qui il appartiendra"(gr. Tailhandier)

    Et à l'inventaire s'ajoutait une convention entre les héritiers en vertu de laquelle la terre paternelle n'était pas partagée pour le moment et que François continuerait de l`exploiter temporairement en qualité de fermier à moitié profit avec ses frères et soeurs.

    Le partage des biens meubles et de la maison du bourg témoin des dernières années de l`ancêtre eut lieu en cet endroit le 22 janvier 1720 en présence des intéressés. La répartition se fit de la manière suivante. Denise acheta de ses frères et soeurs leur part de la maison de la rue Notre-Dame et elle s`engageait à prendre soin de ses deux jeunes frères Jacques et Joseph ainsi que de sa soeur Agnès. Le texte du notaire Tailhandier relatif à cet article est représentatif de l`esprit qui animait les parties; qu`on en juge:

    "...les parties désirant vendre et Céder Lad maison et Led Emplacement à un d`eux à Cause que Lad. maison dépériroit et par la suite vendroit pas Ce qu`elle Est Estimée dans Leur Inventaire, ont par les mesmes présentes Lesd. Pierre, Jean et François Gautier et Bottequin, vendu, cédé et transporté à Lad. denise Gautier, leur soeur, Led Emplacement de terre avec lad maison Circonstances Et dépendance pour le prix Et somme de Cent Cinquante Livres Et en considération des bons soins que lad denise gautier a toujours Eut Et promet avoir pour Lesd Enfants mineurs ses freres et soeur".

    Quant aux choses restées tant dans la maison du village qu`à la ferme de la Côte de St-Joseph, et qui avaient été, à l`inventaire, estimés à la modeste somme de 544 Livres 16 Sols, il en revenait pour une valeur de 68 Livres, 2 sols à chaque héritier. Et, poursuit le texte de l`acte de partage:

    "...ne voulant pas faire de Lots pour tirer au sort Estant Lesd. parties Convenues de prendre desd. meubles Chacun ce qui Luy Conviendroit et que Ceux qui auraient plus pris feroient raisons aux autres ce qu`ils ont fait en présence dud notaire Et témoins Et ce sur Le pied de Leur Inventaire" (gr. Tailhandier, No 800)

    Ainsi se trouvait réglée la succession de Germain Gauthier et de Jeanne Beauchamp à l`exception de la terre paternelle que François continuait de faire valoir comme convenu lors de l`inventaire l`année précédente, convention qui faisait dès le lendemain, 17 novembre, l`objet d`un bail en bonne forme, entre le tuteur et le subrogé tuteur d`une part, et François Gauthier d`autre part.

    Le 1 mars 1720, le Sr Pierre Raimbault, conseiller du roi et son procureur, en la juridiction de Montréal, déclarait clos l`inventaire des biens, il en homologuait l`acte de partage et déclarait dissoute la communauté de Germain Gauthier avec Jeanne Beauchamp.

    Et c`est ainsi que se termine le premier chapitre de l`histoire des Gauthier dit St-Germain...mais la vie allait continuer et se multiplier. De sorte que parmi les innombrables Gauthier que l`on rencontre aujourd`hui partout en Amérique du Nord avec les Landreville, les Larouche, les Saguingoira, les Larose, etc, etc, il y a légion de St-Germain.





    Les enfants de Germain Gauthier dit St-Germain et de Jeanne Beauchamp

    1. - Denise, née en 1679, mariée à Boucherville, le 8 nov. 1700 (contrat Tailhandier, 7 novembre 1700) à Philippe Payet dit St-Amour, fils de Pierre Payet et Louise Tessier. Sépulture à Boucherville le 5 août.1749.

    2. - Anonyme, baptisé et ondoyé à Repentigny le 4 mars 1681.

    3. - Jean, baptisé à Repentigny le 10 Jan. 1682, marié à Boucherville le 26 Nov. 1708 (cont. Tailhandier, 26 Nov. 1708) avec Marie Storer, fille de Joseph Storer et d`Ann Hill, de la Nouvelle-Angleterre. Sépulture à Montréal, 17 avril 1765.

    4. - Pierre, baptisé à Repentigny le 10 nov. 1684; 1er mariage à Notre-Dame, Montréal, le 15 mai 1707 (cont. M. Lapailleur, 28 mai 1707) avec Marie-Anne Tessier, fille de Laurent Tessier et Anne-Geneviève Lemire; 2ième. mariage à Notre-Dame, Montréal, le 19 août 1726 (cont. M. Lapailleur, 19 août 1726) avec Élizabeth Paillé, veuve de Charles Lemay et fille de Léonard Paillard et Louise Vachon; 3ième mariage à Boucherville le 3 avril 1750 (cont. A. Loiseau, 27 juillet 1750) avec Angélique Véronneau, veuve de Thomas Houilem et fille de Denis Véronneau et Catherine Guertin. Sépulture à Boucherville, 13 septembre 1761.

    5. - Marie-Françoise, baptisé à Boucherville le 13 juin 1687; 1er mariage au même endroit, le 24 septembre 1708 (cont. Tailhandier, 20 septembre 1708) avec Pierre Botquin dit St-André, fils de Pierre Botquin et Marie-Claude Bourgoin, d`Angers, France; 2ième mariage à Notre-Dame, Montréal, le 30 juin 1733 (cont. Chaumont, 28 juin 1733) avec Jean-Baptiste Rondeau dit Ladouceur, de La Rochelle, fils de Bernard Rondata et Jeanne Borderon; 3ième mariage à Boucherville le 5 février 1745 (cont. A. Loiseau, 25 janvier 1745) avec Antoine Daunay, veuf de Madeleine Richaume et fils de Antoine Daunay et Marie Richard. Sépulture à Montréal, le 27 novembre 1771.

    6. - François, baptisé à Boucherville le 14 mars 1681; marié à Notre-Dame, Montréal, le 20 octobre 1718 (cont. M. Lepailleur, 23 octobre 1718) avec Magdeleine Tessier, fille de Paul Tessier et Magdeleine Cloutier. Sépulture à Boucherville, le 11 novembre 1765.

    7. - Joseph, baptisé à Boucherville le 9 janvier 1694, noyé accidentellement et inhumé au même endroit, le 1er juillet 1700.

    8. - Jacques, baptisé à Boucherville le 5 décembre 1696; 1er mariage à Notre-Dame, Montréal le 17 novembre 1721 (cont. M. Lepailleur, 16 novembre 1721) avec Marie-Louise Tessier, fille de Paul Tessier et Magdeleine Cloutier; 2ième mariage à Chambly le 28 octobre 1743 (cont. Hodiesne, 28 octobre 1743) avec Marie-Josèphe Benoit dit Livernois, veuve de Louis Quenneville et fille de Étienne Benoit et Jeanne Campeau. Sépulture à Chambly le 11 septembre 1760.

    9. - Michel, baptisé à Boucherville le 1 mars 1699; Sépulture à Notre-Dame, Montréal le 22 novembre 1711.

    10. - Agnès, baptisée à Boucherville le 4 novembre 1701; mariage au même endroit le 3 septembre 1724 (ct. Tailhandier, 3 septembre 1724) avec Jean-Baptiste Pinard, fils de Jean-Baptiste Pinard et Ursule Pépin. Sépulture à Contrecoeur le 1 mars 1779.

    11. - Joseph, baptisé à Boucherville le 29 juin 1704; mariage au même endroit le 3 mars 1734 (cont. Tailhandier, 9 mai 1734) avec Marie-Josèphe Louvois, fille de Jacques Louvois et Barbe César dit La Gardelette. Sépulture à Boucherville, le 4 mai 1752.

    _________________________________________________

    NOTES

    (1) Le pays de Bray est une petite région agricole verdoyante située aux confins de la Normandie, de la Picardie et de l`Isle de France dont les habitants s`adonnent à l`élevage des bovins et des chevaux.

    (2) Ou Viellard

    (3) Le Régiment de Carignan, 1665-1668, page 88. Selon une communication personnelle de M. G.-Robert Gareau (588), Germain Gauthier dit St-Germain faisait partie du troisième contingent du Régiment de Carignan, compagnie de St-Ours, non pas celle de Contrecoeur. M. Gareau fonde cette affirmation d`après la confirmation de Germain Gauthier, le 21 septembre 1665, Notre-Dame de Québec, page 41, du registre.

    (4) Le rolle des soldats du régiment de Carignan qui sont demeurés en Canada.

    (5) Elle n`en avait que dix-huit, étant née le 30 juillet 1663.

    (6) B. Sulte, Histoire des canadiens-français, Tome V, p.65.

    (7) Mémoire de Gédéon de Catalogne sur les plans des Seigneuries du gouvernement de Québec, les Trois-Rivières et Montréal.

    (8) La partie principale de cette concession, les 4 arpents de front sur les 25 arpents de profondeur, englobait l`immeuble comme désigné par le No 86 au plan cadastral et au livre de renvoi officiel de la paroisse de Boucherville. La pointe de l`Isle-des-Frênes, plus tard appelée l`Ile-à-Picard, faisait la
    partie sud-ouest de l`immeuble No 16.

    (9) C`est le 29 septembre 1695 que Christophe Février dit Lacroix, dont l`habitation était proche de celle des Gauthier à la Côte de St-Joseph, tomba sous les coups des Iroquois alors qu`il était à travailler aux champs.

    (10) Elle avait eut une fille, baptisée Agathe, le 28 avril 1707, mais celle-ci ne vécut guère plus d`un an. Elle fut inhumée à la Pointe-aux-Trembles, le 2 juillet 1703.

    Texte de Armand Gauthier. Publié dans les "Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française" vol.XXX- jan-fév-mar 1979.

    _________________________________________________

    Selon Michel Langlois dans "Dictionnaire Biographique des Ancêtres Québécois", 1608-1700, Tome II

    (i) Germain arrive au pays le 13 septembre 1665, à bord du navire La Justice (AAQ RC 21-09-1665)

    (ii) Léger Baron lui vend une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur à Champlain, le 8 septembre 1668, au prix de 40 livres. Le premier juin 1669, il achète de Gilles Duffaut, pour la somme de 200 livres, une terre de deux arpents de front par quarante arpents de profondeur dans la future seigneurie de Sorel, sur le bord de la rivière descendant du Fort Saint-Louis. (ANQ GN Larue 08-09-1668 et 01-06-1669)

    (iii) Il fait transport au sieur Pierre Perthuis de la somme de 300 livres que lui doit encore Bourdelais, le 22 novembre(1688). Le 10 février 1690, il doit à Pierre Perthuis 235 livres 15 sols et 10 deniers, pour des marchandises et pour solde de tous leurs comptes. (ANQ GN Adhémar 10-02-1690)

    (iv) Le 25 octobre 1700, Jean-Baptiste Lafond et Denis Veronneau lui font transport pour neuf années d`une moitié de droit de commune à Boucherville, à condition qu`il accorde quatre journées de travail par année au seigneur Boucher, et lui verse un quart de blé. (ANQ GN Adhémar 25-10-1700)

    • Louise Denis

      Il y a 6 ans

      Je suis descendante de Denis Véronneau mort en 1730 à Bourcherville.

  • Il y a 7 ans

    La famille Gauthier dit St-Germain a été créée.

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