perrier | Le Québec, une histoire de famille

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  • Xavier Debreuille

    Il y a 5 ans

    Bonjour Michel et Monique,
    Très intéressantes ces informations sur vos ancêtres, manifestement les premiers au pays et pionniers des familles Perrier. Ces renseignements sont précieux et devraient être intégrés à la section "les pionniers" de cette fiche. Vous devriez les transmettre à l'administratrice de cette fiche famille afin qu'elle puisse compléter la section "les pionniers". Cela permettra facilement aux internautes avides de connaître ces ancêtres de les trouver facilement non seulement sur le site, mais aussi par les moteurs de recherche. Bravo et merci en tous cas pour ces informations passionnantes !

  • Michel Perrier

    Il y a 5 ans

    MON ANCÊTRE LAURENT PERIER dit OLIVIER

    Laurent Périer dit Olivier, mon premier ancêtre au pays et celui des familles Périer et Perrier, était originaire de la ville de Brest, autrefois de la province de Bretagne. Cette ville fait aujourd'hui partie du département du Finistère.

    Mon ancêtre émigra au Canada vers 1688. Il épousa à Fort St-Louis, le 26 novembre 1690, Marie Besset. Son contrat de mariage fut déposé aux minutes du Notaire Adhémar, le 5 août 1691. De cette union naquirent six enfants: un fils et cinq filles. Ce sont: Jean, Marie-Anne, Marie-Jeanne, Angélique et Marie-Thérèse.

    Marie Besset, la femme de mon ancêtre, fut inhumée à Laprairie, le 19 mai 1714. Le 22 juillet suivant, à Laprairie, Laurent Périer épouse en secondes noces, Jeanne Dumas de qui il eut six autres enfants: deux garçons et quatre filles.

    Les descendants de Laurent Périer se sont principalement multipliés dans les régions de Montréal, Laprairie et les comtés environnants.

  • Monique Perrier

    Il y a 7 ans

    HISTOIRE DE JEAN PERRIER DIT LAFLEUR

    Fils de Jean Baptiste Perrier et de Marie Dervié, de la ville
    de Pau, Évêché de Bayonne en Béarn.

    Il quitte la France le 26 février 1664, après s’être enrôlé dans
    le régiment de la compagnie d’Orléans. Sa mission consiste
    alors, à titre de soldat de l’infanterie, à défendre les territoires
    de l’empire français, en chassant des Iles les anglais. Ils ont
    aussi comme mission de se rendre à Cayenne pour sommer le
    gouverneur hollandais de rendre l’Ile aux Français.
    Cette mission accomplie, le roi leur somme de se rendre à
    Québec pour se joindre au régiment de Carignan dans le but
    de défendre la colonie contre la menace iroquoise. La compagnie d’Orléans deviendra alors la compagnie de la Brisardière. Lorsque la paix est signée avec les indiens en 1668, Jean Perrier dit Lafleur, après s’être fait offert par le roi une terre, une somme de 100 livres et des vivres pour un an,se fait habitant de la Nouvelle-France.
    Le 10 décembre 1668, le seigneur Joseph Giffard lui concède une terre à Beauport sur la ligne de séparation entre les terres du village Saint-Joseph et celles du village Saint-Michel.
    En septembre 1669, un contigent de 150 filles du Roy arrive à Québec sur le navire St-Jean-Baptiste. Suite à des présentations formelles faites lors d’une soirée et de courtes fréquentations, Jean contracte mariage devant le notaire Becquet le dimanche 22 septembre 1669 avec Marie Gaillard dit Daire, fille de feu Pierre Gaillard dit Daire et feue Marie Martin, de Mont-Sainte-Croix, Archevêché de Rouen en Normandie.
    Il l’épouse à Québec le dimanche 6 octobre 1669. De leur union naissent six enfants. Cet ancêtre est domestique à Beauport lors du recensement de 1666 et chez Jean Neault, cordonnier, à la Côte Saint-François-Xavier de Sillery au recensement de 1667.
    Il vend sa terre à Michel Accos le 20 novembre 1671 et en obtient 80 livres de principal et 5 livres de pot-de-vin. Le 23 octobre 1675, il loue la terre du chirurgien Timothée Roussel située à la rivière Saint-Charles pour une période de cinq ans, moyennant la moitié des grains et des « escrois ». Timothée Roussel le poursuit aussitôt en justice parce qu’il ne paye pas les montants exigés par le bail.
    A la prévôté de Québec, le 6 décembre 1675, il déclare qu’il ne peut pas payer ce qu’exige le bail.
    Au recensement de 1681, il habite à Beauport et il possède un fusil. On ignore la date précise de son décès survenu avant le 22 septembre 1682, date où sa veuve épouse Jean Sabourin.

    • Monique Perrier

      Il y a 7 ans

      HISTOIRE DE JACQUES PERRIER (fils de Jean Perrier et Marie Gaillard) Jacques Perrier voit le jour le 10 décembre 1672 à St-Michel de Beauport, Québec, d’où il reçoit aussitôt les sacrements du baptême dans la petite chapelle du Manoir seigneurial du Seigneur Giffard. Il est le fils de Jean Perrier dit Lafleur et de Marie Gaillard dit Daire, tout deux natifs de France. Jacques est l’aîné des garçons et le 3ième à naître des 5 enfants qu’aura le jeune couple Gaillard-Perrier. Vers 1681/1682, un terrible malheur vient s’abattre sur leur famille quand Jean Perrier décède subitement vers l’âge de 35 ans. Il laisse dans le deuil les siens, sans ressource. Jacques est âgé de 9 ans et bien jeune pour assumer les responsabilités de chef de famille. Les conditions de vie de l’époque étaient bien difficiles et Marie Gaillard, sa mère, se voit contrainte de se remarier aussitôt. C’est en septembre 1682 qu’elle s’engage à Jean-Baptiste Sabourin, veuf depuis peu de Mathurine Renaud et père lui aussi de cinq enfants. Ils étaient sûrement tous les deux bien pressés de s’unir puisqu’il y eut seulement une publication de banc et qu’ils obtinrent dispense des deux autres. Aucun contrat de mariage ne fut fait avant le jour de la cérémonie du mariage et aucun non plus dans les mois qui suivirent. On trouve copie d’un tel document seulement en 1684, devant le notaire royal Vachon de la seigneurie de Beauport, soit deux ans après ledit mariage. A la lecture de celui-ci, on en vient à se demander si Marie Gaillard voulait se protéger de quelques créanciers pour des dettes encourues par son époux avant leur mariage? Ce que l’on connaît de Jean Sabourin c’est qu’il serait arrivé d’Angoulême, France, vers 1669 accompagné de sa femme Mathurine Renaud et son fils aîné, Pierre. Il se serait établit au Village St-Claude au nord de Charlesbourg, Québec, en octobre 1670. Ils venaient tout juste de s’installer lorsqu’une querelle éclate entre Jean Sabourin et Anne Girault, épouse de Mathurin Gauthier. Jean Sabourin est aussitôt amené devant le Conseil Souverain. Il est alors condamné à faire médicamenter la plaignante et de lui verser deux minots de blé en dommages et intérêts ainsi qu’une amende de trois livres applicable à l’hôpital de cette ville en plus des 40 sols pour les dépenses liquides. Est-ce que cette querelle aurait eu une influence sur leurs conditions de vie dans les années qui suivirent, ceci est difficile à dire, mais en 1681 Jean-Baptiste Sabourin et sa famille quittèrent Charlesbourg pour s’établir dans les environs de Ville-Marie (Montréal). La vie ne les épargne pas dutout, très peu de temps après leur arrivée, soit le 14 avril 1681, Mathurine Renaud, son épouse, décède. Quoi qu’il en soit, Jean Sabourin revient bredouille à Québec et le mariage avec Marie Gaillard est rapidement organisé. C’est seulement entre 1684 et 1686 que la petite famille reconstituée se serait définitivement établit à Ville-Marie (Montréal) tout près de la petite rivière St-Pierre. Jacques Perrier était âgé entre 12 et 14 ans à son arrivée dans l’Ile de Montréal. Les habitants vivaient dans de modestes maisons de bois et l’Îe ne comptait guère plus de 1000 habitants. Les propriétaires de l’ile entière étaient les Prêtres Sulpiciens agissant à titre de Seigneurs. Les activités commerciales se faisaient sur la place du marché, lieu d’échange entre les marchands et les amérindiens qui s’y rendaient pour échanger leur pelleteries contre des objets d’utilité quotidienne. La place du marché se situait tout près de l’embouchure de la petite rivière St-Pierre (aujourd’hui site du musée de la Pointe à Callières). Jacques fut témoin de plusieurs faits importants dans sa jeune existence dont la contruction (de 1687 à 1689) d’une gigantesque palissade de bois tout autour de la ville avec courtines, redoutes et bastions, commandée par Louis Hector de Callières, Gouverneur de Montréal. Les murs de la palissade étaient faits de pieux de 15 pieds de hauteur dans le but de contrer les différentes attaques amérindiennes. Les entrées de la ville en furent fermées par cinq portes, à chaque extrémité de la ville. Puis, le matin du 5 août 1689, quelque 1500 guerriers amériendiens attaquent la petite colonie de Lachine à l’ouest de Ville Marie (Montréal) et tuent 24 colons et en capturent plus de 60 autres. La férocité de l’attaque terrorise les habitants de la région. En effet, ils ravagent leurs bourgs et leurs maisons . Des tortures sont infligées aux villageois et des rumeurs courent à propos de canibalisme. Par ailleurs, les captifs ne seront jamais revus. Durant la décennie qui suivra, les oppositions entre Français et Amérindiens deviendront de plus en plus violentes et les villages de la région de Ville Marie subiront plusieurs autres massacres du genre. A compter de ce jour, tous les habitants de l’Ile se voient contraints, par mesure de sécurité, de quitter leur terre et leur demeure pour se réfugier à l’intérieur des forts. Ils ne pouvaient plus s’aventurer seuls et devaient avoir avec eux leurs armes à feu. Les hostilités perdurèrent longtemps encouragées par les colons de la Nouvelle-Angleterre, qui engagent leurs alliés iroquois à entreprendre de nouvelles incursions armées dans la vallée du Saint-Laurent. Cette situation eu pendant plusieurs années un effet désastreux sur la colonisation et la traite des fourrures, autant sur l’Ile de Montréal que dans les pays d’en haut. Puis c’est le 9 juin 1695, pour la première fois, que l’on retrouve le nom de Jacques Perrier dans les documents notariés. Il est alors âgé de 23 ans et comme tout jeune homme de son âge, il aspire et est avide d’aventures. Au péril de sa vie, il accepte l’offre d’engagement à titre de voyageur que lui fait le Sieur de la Forest, Escuyer, Capitaine réformé dans les troupes en détachement de la marine Georgienne et Seigneur propriétaire du fort St-Louis aux Illinois. Dans ce contrat, on lui demande de partir de cette ville dès le prochain jour, en canot d’écorce chargé de marchandises, pour aller aux Outaouais et nations voisines sous le commandement du Sieur Cardinal. Cette mission consiste à aider le Sieur Cardinal à mener auxdits pays, une canottée de marchandises qui servira de monnaie d’échange avec les amérindiens et de ramener l’année suivante, soit en 1696, une canottée de pelleteries de fourrures. Ledit Sieur de La Forest lui fournira ses vivres et son canot pour toute la durée de son voyage et il recevra à titre de gages et salaire la somme de trois cent livres, argent du pays. En plus de ce salaire, on lui autorise d’amener dans le canot, pour vingt livres de marchandises qu’il pourra traiter à son compte et de ramener, avec lui, les fourrures qu’il en aura obtenues. Comme tout les contrats des voyageurs du temps, Jacques Perrier doit apporter avec lui son fusil et sa corne de poudre pour toute la durée du voyage. Un peu plus tard vers 1697, soit un peu après le retour de Jacques à Montréal, les Iroquois adoptent progressivement un attitute moins intransigeante. Leur déclin démographique s’est accentué au fil des conflits et des épidémies, mettant en péril jusqu’à leur existence même. Parallèlement, le commerce en Iroquoisie est quasi-ruiné à la fin du XVIIe siècle et seuls les marchands de Nouvelle-Angleterre trafiquent avec les Cinq nations. Finalement les conflits et guerres avec les amériendiens se font moins ressentir et le climat redevient plus propice au développement de la colonisation. C’est donc en 1698 que Jacques Perrier se voit concéder par le Seigneur Dollier de Casson, prêtre sulpicien, une terre sise à la Pointe Claire d’une superficie de 60 arpents sur les abords du Lac St-Louis qui comprend 3 arpents de large sur vingt arpents de profondeur. Cet endroit situé au sud- ouest de l’Ile, est un secteur très recherché par les colons, puisque la vue y est magnifique. Puis en 1700, le Sieur de La Forest est à la recherche de vaillants voyageurs pour effectuer son voyage au pays des Illinois. Jacques et son frère François Perrier sont alors engagés sous contrat à ce titre, le 9 août pour une période de deux ans moyennant la somme de trois cent livres, monnaie de France, pour chacun d’eux et pour chacune des deux années de service. Un peu avant son départ pour les pays d’en haut, Jacques Perrier loue sa terre située à la Pointe Claire à son beau-frère Jean Charles Bois (époux de sa sœur Marthe). Dans ce contrat qu’il fait rédiger devant notaire le 6 août 1700, Jacques demande à son beau frère, à titre de paiement, de récolter le bled froment sur sa concession pour une période d’une année. Pour ce faire, il devra faire la récolte, battre le bled, désoucher les troncs d’arbres pendant les journées de charrue, semer les graines, et ensuite la moitié de la récolte, soit douze bled, lui appartiendra. Et pour l’autre moitié, Jacques Perrier lui concède en échange de ses services pour abattre du bois sur sa concession qu’il devra débiter d’une grandeur de sept à huit pieds, puis il devra débiter et ramasser les branches formées sur sa concession, voir au pont de bois et aux cochons. Quelques jours plus tard, soit le 10 août, Jacques Perrier achète du marchand bourgeois Charles de Couagne de la marchandise pour quatre cent vingt sept livres (427 Lt) et dix huit sols (18 S) pour son équipement qui servira à son voyage qu’il va faire aux Illinois. Jacques Perrier promet et s’oblige de le rembourser dans le mois de septembre 1701. Entre-temps, en septembre 1700, un événement majeur et longuement attendu se produit à Ville-Marie, une paix préparatoire est signée avec les cinq grandes nations iroquoises.Treize marques amérindiennes figurent sur le traité. A la suite de cette première entente, une invitation sera portée à toutes les nations des Grands Lacs pour qu’elles se rendent à Montréal à l’été 1701 afin d’y ratifier l’entente générale. Des émissaires français, religieux et soldats particulièrement bien introduits parmi les amérindiens, sont chargés de cette approche diplomatique. Dans l’attente du grand rassemblement, les négociations continuent : à Montréal, en mai 1701, c’est la question de la neutralité des cinq nations qui est abordée. Les premières délégations parviennent à Montréal au début de l’été 1701, à l’issue de périples parfois longs et pénibles. La ratification du traité n’intervient pas immédiatement, les tractations s’éternisant entre les repésentants et le gouverneur Callières, soucieux de négocier jusqu’au bout. La signature s’effectue dans une grande plaine en dehors de la ville, aménagée pour l’occasion. Les représentants de chacune des nations apposent la marque de leur tribu au bas du traité, le plus souvent un dessin animal. Un grand banquet suit l’acte solennel puis le calumet est échangé par les différents chefs, chacun d’entre eux prononçant une harangue de paix. Ce traité, aboutissement de négociations menées selon le protocole diplomatique des nations amérindiennes, doit mettre un terme aux conflits ethniques. Désormais, la négociation devra primer sur l’affrontement direct, les français s’engageant à arbitrer les différends pouvant survenir entre les nations signataires. De leur côté, les iroquois promettent de rester neutres en cas de conflit entre les colonies françaises et anglaises. La grande paix avec les amérindiens est finalement conclue et à la fin de l’année 1702, Jacques Perrier est de retour au pays. Le 6 décembre de cette année-là, il se présente à Ville Marie, rue St Paul, pour recevoir ses gages et salaire. C’est en présence du notaire royal Pierre Raimbault, de Charles de Couagne, marchand bourgeois, et du Sieur de Laforest, son employeur, qu’il recevra la somme de 518 livres, monnaie de France. Les conditions du contrat sont alors remplies. En 1705, « Montréal » désigne officiellement le nom de la ville nommée auparavant « Ville-Marie. C’est seulement 4 ans plus tard, soit le 4 juin 1706, que l’on retrace dans les écrits, le nom de notre ancêtre Jacques Perrier. Cette fois, il se veut le porte parole de son frère François qui est absent du pays pour une mission aux Arkansas depuis le 15 mai 1703. En effet, un procès est intenté en la juridiction royale de Montréal par François Perrier contre François Daupin, Sieur de La Forest, pour la somme de 600 livres pour ses gages et salaires non reçus selon son contrat d’engagement à titre de voyageur fait devant le notaire Adhémar le 9 août 1700. La partie défenderesse, Monsieur François Daupin, Sieur de La Forest, est partie en mission suivant les ordres de l’intendant Jacques Raudot et en route pour le Détroit. Sieur de La Forest comparaît donc par le notaire Le Pailleur, son substitut et son procureur, dont il a obtenu tous les pouvoirs pour comparaître en son nom. On fait lecture à la cour de la déclaration écrite de Sieur de la Forest, dans laquelle il affirme ne pas saisir à quoi fait référence François Perrier dans sa requête pour laquelle il le poursuit, puisqu’il était payé par Henry de Tonty avec lequel il est allé au bord du Missisipi et où il est depuis ce temps là. Comme pour appuyer ses dires, il ajoute que si François Perrier n’y était pas resté (au bord du Missisipi), il aurait sans doute pris une déclaration du Sieur de Tonty avant son décès (décédé aux Arkansas de la fièvre jaune en août 1704). En plus, il déclare que François Perrier aurait quitté son service six mois après s’être engagé. Jacques Perrier se porte à la défense de son jeune frère en alléguant que celui-ci était bien éloigné pour abandonner le service du Sieur défendeur pour suivre Henry de Tonty. Il poursuit son plaidoyé en racontant que son frère François était à ce moment-là à la rivière St. Joseph (au sud-ouest du Michigan) quand le Sieur de La Forest a proposé d’envoyer Adrien Robillard, son engagé, avec ledit Sieur de Tonty. Ledit Robillard ayant refusé, ledit Sieur de La Forest voulut avoir quelqu’un d’autre à sa place et pour obéir à cette ordre, ledit François Perrier se serait offert de le remplacer. Jacques Perrier affirme pouvoir justifier ses allégations par le témoignage de ses deux témoins, soit Raphael Ganuard et Adrien Robillard. Après avoir entendu le témoignage des deux parties, on demande au greffier de la cour de faire la lecture du contrat d’engagement de François Perrier daté du 9 août 1700. A la lumière des faits présentés devant lui, et la lecture du contrat d’engagement, Jacques Alexis de Fleury d’Eschambault condamne François Daupin, Sieur de La Forest, à payer au demandeur la somme de soixante livre de France en pelleteries et de marquer pour ses gages et salaires pour lesdites deux années et de déduire les payes pour le non service qu’il pourra justifier. En plus, il devra payer les frais encourus qui s’élèvent à quarante cinq sols de France pour la recherche et l’expédition dudit document d’engagement. Le temps passe et finalement en 1711, Jacques décide de faire le grand saut, il se marie. Il est alors âgé de 39 ans, ce qui est hors du commun pour cette époque, puisque le clergé et les hautes autorités forçaient les garçons à se marier avant l’âge de 20 ans. S’il refusait de se marier, il y avait une forte amende à payer et celui-ci perdait son droit de chasse, de pêche et de commerce avec les amérindiens. C’est le 29 novembre 1711 que Jacques Perrier se retrouve devant le notaire Michel Laferté Lepailleur avec sa future épouse Marguerite Paré, âgée de 19 ans, pour l’écriture de son contrat de mariage. La coutume du temps voulait que tous les membres de la famille de la future mariée et du futur marié soient présents à cette rencontre afin de s’assurer que toutes les clauses du contrat protègent adéquatement les futurs mariés. Tout porte à croire que Jacques Perrier était estimé de son entourage et un bon prospect pour la fille (Marguerite Paré) de Jean Paré. Les mariages de l’époque étaient arrangés par les familles et comme Jean Paré était un personnage important, il n’aurait pas choisi quelqu’un de médiocre pour sa fille. Il était Sergent de la garnison et Commandant du fort de l’église ou de Lachine (connu sous ces deux noms). Afin de lui porter hommage, une plaque commémorative a été apposée sur l’un des murs de la ville de Lachine. Étaient présents à cette rencontre : Jean Paré et Marguerite Picard, père et mère de la mariée; Jacques Picard, oncle de la mariée; Louis Julliet et Catherine Lebel, oncle et tante de la mariée; Pierre Julliet et Louise Julliet, cousin et cousine de la mariée; Marie Gaillard, mère du marié ; Jean Charlebois et Marthe Perrier, beau frère et sœur du marié; Jacob Thomelet et Marguerite Perrier, beau frère et sœur du marié; Jean Brunet et Marie Perrier, beau frère et sœur du marié; C’est le lendemain 30 novembre 1711 qu’a lieu la cérémonie du mariage à l’église des Saints-Anges de Lachine. Le jeune couple s’établit à la Pointe-Claire où Jacques Perrier possédait déjà une concession depuis 1698. Le 21 avril 1721, François Vachon de Belmont, prêtre sulpicien, concède à Jacques Perrier une superficie de terre additionelle qui se trouve non concédée autour de sa demeure, de la largeur de son habitation, soit de quatre arpents et deux de front qui tiendra d’un bout aux terres de son habitation et des deux costes (Coste St. Charles) aux bornes. Les seigneurs de l’Ile demande à Jacques de payer dix sols, étant deux minots de bled froment, bon, flat, se loyal, et marchand, pour chaque « vingt » arpents de superficie de ladite concession, le tout de cens et rente seigneuriale payable au onzieme novembre de l’année prochaine en leur hotel seigneurial, dans leur grenier, au lieu de leur recette. Selon les aveux et dénombrements des terres de 1723 à 1745, en la paroisse St-Joachim au lieu appelé la Pointe Claire, d’environ 2 lieues de front, sur le bord du fleuve, Jacques Perrier possédait 4.5 arpents de terre de front sur 30 de profondeur, dont 43 arpents étaient exploités. Sur sa terre, il y avait sa maison, une étable et une grange. En 1737 on retrace un procès verbal du Grand Voyer (responsable des routes et des ponts) de la Nouvelle France dans lequel on apprend que notre ancêtre Jacques Perrier était Capitaine de Milice et qu’à ce titre, il aurait participé au traçage et marquage du grand chemin royal le long du lac St-Louis entre la Grande Ance et la Pointe Claire le 2 juillet 1737. Il en supervisera les travaux avec Jacques Chasle, aussi Capitaine de Milice. Cette route existe toujours et porte le nom de « Chemin bord du Lac ». Le couple Paré-Perrier aura 10 enfants au cour de leur vie, mais quatre (4) d’entre eux décèderont en très bas âge ce qui étaient malheureusement très fréquents dans ces année-là. Jacques Perrier décèdera le 20 décembre 1737, à l’âge de 65 ans, à l’hôpital de l’Hôtel Dieu de Ville Marie (Montréal). Le service funéraire sera célébré le 21 décembre par le Sieur Bouffandeau, prêtre, en la Cathédrale Notre-Dame suivi de l’Inhumation dans le cimetière de la paroisse de cette ville. Étaient présents, Monseigneur Breul, prêtre du séminaire et Michel Baugis son beau-frère. En 1750, soit le 11 juin, Marguerite Paré abandonne la succession de feu Jacques Perrier en faveur de ses enfants. En effet, elle lèguera, abandonnera tous ses biens, en part égal, à chacun de ses six enfants, sauf l’usage de la maison et une dispense, en superficie, devant la grange pour son jardinage. En échange, elle leur demande de lui verser tous les ans, au 1er jour de l’année, une pension viagère représentant vingt six minots de blé dans son grenier de vendu, loyal et marchant. Et , de lui fournir tous les ans : - deux cochons de cinq semaines - don de minots d’avoine pour les hiverner - seize minots de pois à la St-Michel - une livre de beurre - un minot de sel - une demie livre de poivre - deux pots d’eau de vie - trente cordes de bois cordées à sa porte - huit pièces de toile de Beaufort pour se faire des chemises - une pièce de toile de Paris - une pièce de toile de mousseline - un mantelas - une jupe d’étoffe du pays - deux paires de bas de laine du pays De lui fournir tous les 2 ans : - un mantelet - une jupe de calemande - une paire de soulier françois double - deux paires de soulier de bœuf Ils s’engagent à la faire enterrer avec un service et cinquante messes pour le repos de son âme. De plus, elle se réserve sa vache qu’ils garderont pendant l’été exilée et hiverneront pendant l’hiver. Puis c’est le 15 janvier 1769 que Marguerite Paré s’éteint à l’âge de 76 ans. Elle sera inhumée en la paroisse de la Pointe Claire le 17 janvier. ________________________________________

  • Il y a 7 ans

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